24/01/2026
J’en ai ras-le-bol.
Vraiment.
Ras-le-bol de voir défiler ces publicités aguicheuses qui promettent monts et merveilles à toute personne en quête de sens professionnel. “Devenez coach en 3 mois”, “Gagnez 10 000€ par mois en accompagnant les autres”, “Transformez votre vie et celle des autres”. L’eldorado du coaching, vous disent-ils. La liberté, l’épanouissement, et bien sûr, l’argent facile.
Et la métaphore de l’eldorado est parfaitement juste. Car comme dans la ruée vers l’or, les seuls qui s’enrichissent vraiment, ce sont les vendeurs de pelles. Ceux qui vendent les formations express, les tunnels de vente clés en main, les formules magiques pour “remplir son agenda”. Pendant ce temps, des centaines, des milliers de personnes, souvent sincères dans leur désir d’aider, se lancent dans cette aventure avec pour seul bagage une certification obtenue en quelques semaines et un kit marketing standardisé.
Le problème ?
Ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.
Le piège malthusien du coaching
Rappelez-vous Thomas Robert Malthus et son Essai sur le principe de population (1798) : il expliquait que la population humaine croît de façon géométrique (exponentielle), tandis que les ressources n’augmentent qu’arithmétiquement. Résultat : surpopulation, pénurie, misère.
C’est exactement ce qui se passe dans le monde du coaching.
Le nombre de coachs explose de façon exponentielle – chaque formation certifie des dizaines de nouveaux praticiens chaque mois. Mais le nombre de clients sérieux et solvables, lui, n’augmente que modérément. La demande réelle d’accompagnement de qualité ne suit pas cette croissance f***e de l’offre.
En saturant le marché de l’accompagnement d’offres similaires, toutes prometteuses, toutes formatées selon les mêmes recettes marketing, ils créent un embouteillage qui noie tout le monde. Y compris eux-mêmes. Car on ne peut pas faire l’impasse sur une véritable compétence. Un joli site web et un discours bien rodé ne remplacent pas des années de pratique, de formation continue, d’approfondissement réel.
Pour la grande majorité de ces nouveaux venus, ce qui les attend, c’est l’échec. Pas par manque de bonne volonté, mais parce qu’ils n’ont pas dépassé le simple stade d’apprendre et de reproduire. Ils sont encore loin de ce qu’on appelait l’art du métier, cette souplesse dans la pratique qui ne s’acquiert que par l’expérience, cette capacité à s’adapter à chaque personne, à chaque situation unique, à improviser avec justesse quand le protocole appris ne suffit plus. Et pendant qu’ils saturent le paysage, ils rendent la tâche encore plus difficile pour ceux qui, eux, ont réellement développé leur expertise. Et les clients, ceux qui ont un vrai besoin d’accompagnement, peinent à trouver la bonne personne dans ce bruit assourdissant.
Le marketing : la maladie qui se fait passer pour le remède
Et face à cette saturation, que propose-t-on aux coachs en difficulté ?
Encore plus de marketing.
Des tunnels de vente plus sophistiqués. Des stratégies d’acquisition plus agressives. Des formations pour “se démarquer” qui, paradoxalement, les rendent encore plus semblables. “Trouvez votre niche”, leur dit-on. “Ciblez un problème urgent, douloureux, spécifique.”
Le marketing à outrance est devenu à la fois la solution qu’on leur vend et la maladie qui les tue. Comme la maladie des renards qui décimait les populations : plus ils tentent de s’en sortir par le marketing, plus ils saturent le marché, plus ils deviennent invisibles dans le bruit, plus ils doivent en faire encore davantage. Un cercle vicieux auto-destructeur.
C’est une maladie qui empoisonne tout le monde. Elle dégrade le paysage de l’accompagnement. Elle rend méfiants les clients potentiels qui ne savent plus qui croire. Elle épuise les coachs sincères qui se demandent s’ils doivent vraiment devenir des vendeurs agressifs pour survivre. Elle discrédite la profession entière.
Le marketing intensif n’est pas la solution à la surpopulation du marché. C’est bien davantage la maladie qui l’aggrave.
La vraie niche : l’expertise
Face à ce constat, il n’y a qu’une seule réponse valable : la compétence. Et c’est là que je propose une alternative radicale.
On vous dit de trouver une niche. Très bien. Mais pas la niche d’un problème spécifique – “coach pour entrepreneurs stressés”, “coach pour femmes en reconversion”, “coach pour managers en burn-out”. Ces niches de problématiques, tout le monde les occupe déjà.
La vraie niche, c’est celle des intervenants compétents dans l’accompagnement.
La niche des coachs qui ont dépassé le stade de la certification pour atteindre l’art du métier. La niche des professionnels qui continuent à se former, à échanger avec leurs pairs, à questionner leur pratique, à évoluer. La niche de ceux qui placent leur compétence avant leur marketing.
Cette niche-là n’est pas saturée. Elle ne le sera jamais. Parce que l’excellence est rare par définition. Parce que le développement continu demande un engagement que peu sont prêts à tenir.
La seule vraie différenciation : la compétence continue
Pas la compétence figée, celle qu’on acquiert avec une certification et qu’on affiche fièrement sur son mur. Non, la compétence vivante, celle qui se cultive, s’approfondit, se remet en question, évolue.
C’est exactement la vision qui anime le projet PNL 2.0 et l’Atelier PNL.
Mais attention : quand je parle de PNL, je ne parle pas d’une méthode fermée avec ses protocoles figés. Je parle d’une métapratique, une approche ouverte à toutes les approches, une façon de modéliser l’excellence quelle que soit sa source.
Il ne faut pas confondre la PNL avec les outils qu’elle propose. Les outils – recadrage, ancrages, sous-modalités – ne sont que des applications. La PNL elle-même est cette capacité à observer, modéliser, intégrer ce qui fonctionne dans n’importe quelle pratique d’accompagnement.
C’est pourquoi je parle désormais de Pratiques Neuro-Linguistiques. Toute approche sérieuse travaille avec la neurologie (corps, sensations, système nerveux) et le langage (mots, questions, récits). Que vous veniez de l’hypnose, de la thérapie brève, du coaching systémique, des approches corporelles ou de la PNL classique, vous avez votre place dans ce réseau trans-disciplinaire.
Avec le groupe de recherche et développement PNL 2.0, nous développons de nouveaux modèles de réflexion, nous explorons, nous innovons. Nous ne nous contentons pas de répéter les mêmes protocoles appris il y a vingt ans. Nous les questionnons, les affinons, les faisons évoluer. Comme dans tout domaine sérieux, la recherche et le développement sont essentiels. La PNL ne peut pas rester figée dans les années 1970. Elle doit se moderniser, intégrer les nouvelles découvertes, s’adapter aux réalités contemporaines.
Avec l’Atelier PNL, nous créons un espace où les praticiens peuvent pratiquer, échanger entre pairs, se nourrir mutuellement de leurs expériences. Parce que la compétence ne se développe pas dans l’isolement. Elle se forge dans la confrontation bienveillante avec d’autres professionnels, dans le partage de cas complexes, dans la supervision mutuelle.
Un réseau de compétence reconnaissable
Mon ambition est claire : mettre en place un véritable réseau où chaque membre sera reconnu comme une personne dynamique, entreprenante, avec une compétence certaine et en développement continu. Un réseau où l’appartenance signifie quelque chose. Où quand on dit “Je fais partie de l’Atelier PNL”, les gens savent qu’ils ont affaire à un professionnel sérieux, engagé dans une démarche d’excellence.
Pas un club fermé d’élite. Non. Un collectif exigeant, ouvert à ceux qui veulent vraiment progresser, qui comprennent que la formation ne s’arrête jamais, que la certification n’est qu’un début.
Dans ce réseau, pas de promesses de revenus mirobolants. Pas de stratégies marketing agressives à déployer. Juste une proposition simple : si vous développez réellement vos compétences, si vous devenez excellent dans ce que vous faites, les clients viendront naturellement. Parce que la qualité finit toujours par se faire remarquer. Parce que le bouche-à-oreille d’une personne vraiment aidée vaut tous les tunnels de vente du monde.
Construire autrement
Face à la marchandisation du coaching, face à cette course au profit qui dégrade la profession, face à cette maladie marketing qui empoisonne tout le monde, nous proposons une autre voie.
Celle de l’artisanat de l’accompagnement. Celle où on se forme sérieusement, où on pratique régulièrement, où on échange avec ses pairs, où on reste curieux, humble, en apprentissage permanent.
C’est exigeant ? Oui. C’est moins vendeur que “Devenez riche en 90 jours” ? Certainement. Mais c’est la seule voie durable. La seule qui respecte à la fois les professionnels et ceux qui viennent chercher de l’aide.
Et peut-être qu’en construisant ce réseau de compétence, en montrant qu’une autre approche est possible, nous contribuerons à assainir progressivement ce paysage saturé. À rappeler que l’accompagnement n’est pas un business comme les autres, mais une vocation qui demande formation, pratique, et engagement continu.
L’antidote au piège malthusien
La saturation du marché ne se résout pas par plus de marketing. Elle se résout par la différenciation réelle, celle qui repose sur l’excellence.
Quand le marché est saturé de coachs moyens avec des stratégies marketing similaires, la seule façon de s’en sortir n’est pas de crier plus fort que les autres. C’est d’être réellement meilleur. D’avoir réellement quelque chose de précieux à offrir.
La ruée vers l’or finit toujours par s’épuiser. Les vendeurs de pelles passent à autre chose. Seuls restent ceux qui ont vraiment trouvé quelque chose de précieux à offrir.
Nous sommes ces professionnels-là.
https://atelierpnl.eu/ras-le-bol-de-cette-derive/
Cet article fait suite et complète l’article “Le malaise du coaching moderne“: https://atelierpnl.eu/malaise-du-coaching-moderne/
Cet article fait suite et complète l'article "Le malaise du coaching moderne" J'en ai ras-le-bol. Vraiment. Ras-le-bol de voir défiler ces publicités aguicheuses qui promettent monts et merveilles à toute personne en quête de sens professionnel. "Devenez coach en 3 mois", "Gagnez 10 000€ par ...