09/02/2026
🌿 RÉ-HUMANISONS NOS DRAMES
Ndlr : J’ai écrit ce post le week-end dernier. Le soir même, j’allais au théâtre voir Les Chatouilles d’Andrea Bescond. Cette histoire, qui résonne avec la mienne, m’a donné encore plus envie de partager ces mots.
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« Oh, ça va. C’est pas un drame ! »
On l’a tous déjà entendu.
De la part d’un parent, d’un ami, d’un·e partenaire.
Ces mots tombent comme une injonction silencieuse :
ne pas sentir, ne pas dire, ne pas déranger.
Et alors, on se retrouve à se sentir coupable.
Coupable d’être trop.
D’en faire trop.
D’être trop sensible.
D’en demander trop.
Pourtant, ce n’est pas nous qui créons le drame.
Nos vécus — même les plus désagréables, blessants ou traumatisants — sont des expériences humaines.
Ils font partie du lot de l’existence.
Le drame naît quand on nous demande de nous taire.
Quand on relègue ces vécus dans les profondeurs de l’inconscient.
C’est là qu’ils se transforment en monstres mythologiques, trop grands pour nous.
Et c’est là que le mythe de Pandore nous éclaire.
On raconte qu’en ouvrant la fameuse boîte, elle a libéré tous les maux du monde.
Mais on oublie souvent la fin de l’histoire :
✨ au fond de la boîte, il restait l’Espoir.
Toujours.
Indestructible.
Inaccessible tant que la boîte reste fermée.
Nos émotions, nos traumatismes fonctionnent de la même manière.
Quand on garde la boîte close, les maux prennent toute la place.
Ils deviennent immenses, incontrôlables, presque divins dans leur puissance.
Mais dès qu’on l’ouvre — dès qu’on parle — quelque chose se ré-humanise.
L’histoire retrouve sa taille réelle.
Et l’espoir, lui, redevient accessible.
Non, ce que nous vivons n’est pas un drame.
Ce sont des expériences humaines, traversées par des forces plus grandes que nous, oui — mais humaines malgré tout.
C’est en refusant d’écouter, de ressentir, d’en parler, que nous leur donnons cette énergie dramatique, trop grande pour nos corps et nos cœurs.
Alors libérons la parole.
🧡 l’Espoir n’a jamais disparu.
Il attend simplement qu’on ouvre, qu’on parle, qu’on respire.
C’est le cœur humain qui peut guérir ces expériences. Toujours.
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