18/01/2026
On commence rarement le yoga pour être plus fort.
Soyons honnêtes : on commence presque tous le yoga pour être plus souple.
Toucher ses pieds, ouvrir les hanches, délier le dos, respirer plus librement.
C’est souvent cette envie-là qui nous fait poser un premier pied sur le tapis.
Ceux qui me connaissent savent que c’est exactement comme ça que j’ai commencé.
La souplesse fait du bien.
Elle redonne de l’amplitude, libère certaines tensions, apporte une sensation d’espace dans le corps.
On bouge mieux, on respire plus facilement, on se sent plus à l’aise.
Mais s’ouvrir, à lui seul, ne suffit pas.
Très vite, le corps demande du soutien.
Sans force dans les jambes, les bras, le centre du corps, l’ouverture devient instable.
On compense, on force ailleurs, parfois sans s’en rendre compte.
La force ne sert pas à aller plus loin.
Elle sert à soutenir ce qui s’ouvre.
À créer de la stabilité, de la présence, un cadre sûr pour le mouvement.
La force protège les articulations.
Elle permet de rester dans la posture, de respirer, de sentir ce qui se passe vraiment.
La souplesse apporte de la fluidité.
Elle empêche la force de devenir rigide, tendue, fermée.
Et si on pousse la réflexion plus loin, dans notre espace intérieur.
On retrouve exactement la même chose.
S’ouvrir à ses émotions, à ses pensées, à ce qui nous traverse, demande aussi du soutien.
Sans stabilité intérieure, on se disperse, on se laisse emporter, on se fatigue.
Avec le temps, j’ai compris que la force, ce n’est pas se durcir, et que la souplesse, ce n’est pas tout laisser passer.
C’est apprendre à rester présent, ancré, tout en laissant circuler.
Et vous, avez-vous déjà senti que votre corps — ou votre esprit — avait besoin de soutien pour s’ouvrir ?