07/12/2025
Neurodivergente et déglinguée par la (péri)(pré)ménopause ?
7 tips pour t'aider:
1. Comprendre
Pendant la périménopause et la ménopause, la baisse et la fluctuation des œstrogènes peuvent contribuer à des modifications de l’humeur, du sommeil et des fonctions cognitives. Chez les femmes autistes, avec TDAH, AuDHD, ces changements peuvent rendre les stratégies de coping habituelles moins efficaces et accentuer la fatigue mentale, la distractibilité ou le sentiment de « ne plus y arriver comme avant ».
2. Soutien médical et hormonal
Un avis médical spécialisé est recommandé pour discuter des options, dont l’hormonothérapie (HRT), qui peut améliorer les symptômes de ménopause (bouffées de chaleur, troubles du sommeil, irritabilité) chez certaines femmes, avec un effet possible mais modeste sur la cognition. En cas de TDAH diagnostiqué (ou suspecté), une évaluation pour un traitement pharmacologique approprié (stimulant ou non stimulant) peut aider les fonctions exécutives, mais doit toujours être individualisée et surveillée.
3. Reconnaître et respecter la neurodivergence
Identifier et comprendre son profil neurodivergent (diagnostic formel ou auto-identification informée) peut aider à interpréter ses difficultés non comme un échec personnel, mais comme l’expression d’un fonctionnement neurocognitif particulier dans un contexte hormonal changeant. Adapter les attentes sociales, réduire le « masking » lorsque c’est possible, et modifier l’environnement (bruit, lumière, textures) contribuent à diminuer la surcharge et la fatigue.
4. Fonctions exécutives et routines
L’usage d’aides externes (agenda, applications de rappel, listes visuelles, routines standardisées) est une approche recommandée pour soutenir les fonctions exécutives, en particulier dans le TDAH et l’autisme. Simplifier les tâches, limiter le nombre de transitions dans la journée et planifier des périodes de repos peuvent réduire la sensation de débordement et améliorer le fonctionnement au quotidien.
5. Régulation émotionnelle
Les interventions visant la régulation du système nerveux autonome, comme certains exercices de respiration, le chant ou le yoga doux, montrent des effets bénéfiques sur l’anxiété et le stress chez diverses populations, même si les données spécifiques aux femmes neurodivergentes en périménopause restent limitées. Ces pratiques peuvent être envisagées comme compléments non médicamenteux, à adapter aux sensibilités sensorielles de chacune.
6. Nutrition, sommeil et activité physique
Un apport suffisant en protéines, en acides gras oméga‑3, et la correction d’éventuelles carences (fer, vitamines du groupe B, magnésium) peuvent soutenir la santé générale et cérébrale, surtout lorsqu’un déficit est objectivé biologiquement. L’activité physique régulière (marche, renforcement musculaire) et l’attention portée à la qualité du sommeil sont associées à une meilleure humeur, à une réduction de certains symptômes de la ménopause et à un meilleur fonctionnement cognitif.
7. Connexion et soutien social
Le fait d’être en lien avec d’autres femmes neurodivergentes permet de normaliser l’expérience, de partager des stratégies d’adaptation et de réduire le sentiment d’isolement. Identifier et limiter les relations ou contextes très coûteux en énergie, tout en cultivant des environnements plus sécurisants et compréhensifs, contribue à préserver les ressources émotionnelles et cognitives dans cette période de transition hormonale.
Crédit photo: Xavier Claes