08/03/2026
8 MARS JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES
Aujourd'hui, le monde se souvient. Mais aujourd'hui seulement ?
Le 8 mars ne tombe pas du ciel. Il est né du sang et de la sueur de femmes ouvrières qui, au début du XXe siècle, ont osé descendre dans la rue pour réclamer le droit de travailler dans des conditions dignes, le droit de voter, le droit d'exister en tant que citoyennes à part entière. En 1910, Clara Zetkin propose d'institutionnaliser cette journée lors de la Conférence internationale des femmes socialistes. Ce n'est pas une fête. C'est un acte politique.
Et plus d'un siècle plus t**d, on est encore là à devoir se battre.
Parce que oui en 2025, les droits des femmes reculent. Aux États-Unis, le droit à l'avortement a été arraché. En Iran, en Afghanistan, des femmes risquent leur vie pour aller à l'école ou sortir sans voile. En Europe même, des voix s'élèvent pour remettre en question l'égalité durement gagnée. Les violences conjugales tuent encore. Les inégalités salariales persistent. Le corps des femmes reste un terrain de débat politique comme s'il ne leur appartenait pas.
Ce qu'on oublie trop souvent : les hommes n'ont pas de journée internationale parce que chaque jour de l'histoire a été écrit à leur image. Le 8 mars n'est pas "la journée des femmes" comme on offre des fleurs à maman. C'est le rappel que l'égalité n'est pas acquise. Que ça n'est pas un cadeau. Que ça s'arrache, ça se défend, ça se protège.
Alors aujourd'hui, oui, on commémore. Mais surtout, on recharge. On se rappelle pourquoi le féminisme n'est pas un gros mot mais une nécessité. On continue à nommer les injustices, à voter, à élever nos filles ET nos fils dans l'égalité, à ne pas laisser passer "c'était une blague", à soutenir les femmes qui se battent là où c'est encore plus dangereux qu'ici.
Le 8 mars devrait être tous les jours.
Pas parce qu'on veut une fête de plus.
Mais parce que les droits des femmes ne devraient jamais être optionnels.
Ma façon de militer, à moi, c'est de me choisir. Chaque jour.
De décider, en tant que femme, de construire ma propre vie , selon mes valeurs, avec ma force. C'est ça, mon acte de résistance quotidien.
Et c'est exactement ce qui m'a amenée à créer Rosy . Parce que militer, ça peut aussi ressembler à ça ,redonner à chaque femme ses outils, sa puissance, ses armes. L'aider à se reconnecter à ce qu'elle est vraiment, à ce qu'elle veut vraiment, et à construire une vie qui lui ressemble.
Mais ma motivation la plus profonde, mes enfants. Je veux leur laisser un monde ou du moins contribuer à en bâtir un qui soit juste et équitable pour toutes et tous.
Un monde où ni leur genre, ni celui de personne, ne limitera ce qu'ils peuvent être.
C'est pour ça que je ne m'arrête pas au 8 mars.
C'est pour ça que je continue, tous les jours.
Pour toutes celles qui se sont battues avant nous.
Pour toutes celles qui se battent encore aujourd'hui.
Pour toutes celles qui viendront après.
Avec FORCE
Rosy