09/03/2026
🌸 La sécurité intérieure : une base biologique de notre santé
Selon la théorie polyvagale développée par Stephen W. Porges, le sentiment de sécurité n’est pas seulement psychologique : il repose sur des processus neurophysiologiques du système nerveux.
Notre cerveau reçoit en permanence des informations venant du corps — cœur, respiration, organes viscéraux…. À partir de ces signaux internes, le cerveau interprète si nous sommes en sécurité ou en danger.
🔎 Ainsi, se sentir en sécurité n’est pas la même chose qu’être objectivement en sécurité.
C’est avant tout une expérience interne du système nerveux.
🧘🏼♀️ Lorsque cette sensation de sécurité est présente, l’organisme peut mobiliser les fonctions qui soutiennent la santé, la récupération, la croissance et la connexion sociale.
⚠️ À l’inverse, lorsque des signaux de menace dominent, le système nerveux active des réponses de défense, plus coûteuses en énergie et moins favorables à la régulation, à la relation et à l’apprentissage.
La théorie polyvagale met aussi en lumière une idée simple mais profonde :
en tant que mammifères sociaux, nous passons notre vie à chercher à nous sentir en sécurité.
Les recherches suggèrent également que des expériences de menace intense ou répétée peuvent modifier la régulation du système nerveux autonome, qui peut alors rester plus facilement orienté vers des états de défense, limitant l’accès aux circuits physiologiques associés au calme et à la sociabilité.
⚖️ Selon Stephen W. Porges, la régulation du système nerveux est organisée en différents niveaux : nos capacités émotionnelles et relationnelles reposent sur des bases physiologiques plus profondes.
Ce lien entre physiologie, émotions et relation mérite aussi qu’on s’y attarde… j’y reviendrai dans une prochaine publication.
À bientôt
Vincianne Wittamer
Thérapie psycho-corporelle & régulation du système nerveux
Résumé libre à partir de :
Polyvagal Perspectives, chapitre 3 “Polyvagal Theory: A Science of Safety”, pp. 58–66 et p. 82, par Stephen W. Porges.