Maternité en Pleine Conscience

Maternité en Pleine Conscience ✨ Approche holistique et bienveillante de la maternité ✨
🦋 Estelle Di Zenzo, sage-femme indépendante et instructrice Pleine Conscience - MBSR 🦋

Je suis Estelle Di Zenzo, fondatrice de cette communauté dédiée à la maternité en pleine conscience. En tant que sage-femme, passionnée par la parentalité consciente, je me suis plongée dans l’univers de la pleine conscience et en suis devenue instructrice pour accompagner au mieux le parcours de maternité, et c’est avec beaucoup de joie que je souhaite partager ce chemin avec vous.

Ce matin, mon évier était encore plein de vaisselle.Et une question est revenue doucement :contrôle… ou lâcher prise ?Pe...
01/05/2026

Ce matin, mon évier était encore plein de vaisselle.
Et une question est revenue doucement :
contrôle… ou lâcher prise ?

Pendant un instant, l’envie de tout contrôler :
remettre de l’ordre, tout de suite, parfaitement.

Et puis une autre voix :
« laisse… ce n’est pas si grave ».

Mais lâcher prise, ce n’est pas abandonner.
C’est reconnaître :
« hier, je n’avais pas l’énergie ».
Sans jugement. Sans pression.
Et revenir, simplement, quand c’est juste.

Abandonner…
N est ce pas se laisser glisser loin de soi,
ne plus prendre soin,
ne plus répondre à ce qui compte vraiment ? Et avoir des comportements de fuite, de dissocier pour fuire la réalité.

Alors entre les deux, n y a t il pas un chemin plus subtil ?
Celui d’une discipline douce.
Bienveillante. Vivante.
Ne pas se laisser déborder…
tout en s’autorisant à être humaine.

Ce matin, j’ai fait ma vaisselle.
Pas par contrôle.
Pas par culpabilité.
Mais comme un geste d’alignement.
Une façon simple de prendre soin de mon espace…
et de moi-même.

Peut-être que la pleine conscience se trouve là aussi :
dans cet équilibre fragile et précieux
entre accepter ce qui est…
et agir avec douceur et peut être un brin de discipline 😊

Estelle Di zenzo
Sage-femme 🦋
Instructrice de Pleine Conscience
🌿 Maternité en pleine conscience

29/04/2026

En tant que sage-femme ayant accompagné une naissance à domicile, j’ai l’obligation de déclarer cet enfant auprès de la commune du lieu de naissance.

Au-delà de cette obligation légale, ce geste porte une dimension profondément symbolique :
celle d’inscrire cet être dans le monde, avec respect, conscience et émerveillement face à tous les possibles.

Un passage discret, mais essentiel,
entre l’intime et le collectif. ✨

Estelle Di Zenzo, Sage-femme 🦋
Maternité en Pleine Conscience

27/04/2026

La maison est en ordre.
Les linges sont pliés.
Le repas est prêt.
L’aîné aura son moment à lui.
Et le bébé dort.

Et pourtant… la fatigue est là.
Pas seulement celle du manque de sommeil.
Celle de la vigilance constante.
Celle de vouloir bien faire.
Celle de tenir, de préserver, d’aimer tout le monde en même temps.

En postpartum, beaucoup de mères avancent ainsi.
Elles se reposent en faisant.
Elles profitent des silences pour rattraper, organiser, anticiper.
Non pas par perfectionnisme, mais par amour, par responsabilité, par peur parfois de laisser quelque chose se délier.

Et laisser être…
c’est souvent la chose la plus difficile.
Laisser la maison vivre.
Laisser le linge attendre.
Laisser le temps s’étirer.
Se laisser exister autrement que dans l’action.

Prendre le temps ne veut pas dire abandonner.
Ralentir ne veut pas dire mal faire.
Se poser ne veut pas dire être moins présente.
Et parfois, revenir simplement aux sensations du corps, comme un point d’ancrage.

Sentir les pieds posés.
Le bassin soutenu.
La chaleur d’un bébé contre soi.

Et si le corps est trop douloureux, trop tendu, trop fatigué…
alors revenir encore plus simplement à la respiration.
La sentir entrer.
La sentir sortir.
Comme un mouvement qui berce,
qui accompagne,
sans rien demander d’autre que d’être là.

Dans cette période fragile et puissante à la fois, il n’y a rien à réussir.
Seulement à traverser, à ressentir, à apprivoiser.

Parfois, la douceur commence là :
dans un instant où rien n’est optimisé,
où rien n’est produit,
où l’on tient simplement son bébé…
et soi-même, un peu aussi.

Estelle Di Zenzo, Sage-femme 🦋
Maternité en Pleine Conscience

Regarder le vide.Pas pour chercher quelque chose,mais pour laisser la place.Quand le regard ne s’accroche plus,le monde ...
25/04/2026

Regarder le vide.
Pas pour chercher quelque chose,
mais pour laisser la place.
Quand le regard ne s’accroche plus,
le monde recommence à apparaître.
Une lumière,
un mouvement d’air,
un détail oublié.
Il n’y a pas de grand moment.
Pas de grande routine non plus.
Seulement cet instant
où le regard se repose
et où l’émerveillement revient.

Estelle Di Zenzo 🦋
✨ Sage-femme
✨ Instructrice de pleine conscience
✨ Maternité en Pleine Conscience

23/04/2026

On parle souvent de la douleur de l’accouchement…
mais beaucoup moins de ce qui se passe dans ta tête ce jour-là.

Ce flot de pensées, ces “et si…”, ces doutes soudains…
ce n’est pas un signe de faiblesse.
ce n’est pas que tu n’es pas prête.

C’est juste ton cerveau qui essaie (maladroitement) de te protéger.

Le piège ?
Plus tu entres dans ces pensées, plus ton corps se crispe…
et plus l’expérience peut devenir intense.

Alors non, l’objectif n’est pas d’avoir un mental “parfait”.
Mais plutôt d’avoir des repères simples pour revenir à toi.

Respirer.
Relâcher.
Te reconnecter à ton corps.

Parce que pendant que ton mental s’agite…
ton corps, lui, sait exactement quoi faire.

Tu n’as pas besoin de tout contrôler.
Tu peux apprendre à faire confiance.

𝑅𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑠 𝑖𝑐𝑖… 𝑒𝑡 𝑚𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡.
Estelle Di Zenzo 🦋
✨ Sage-femme
✨ Instructrice de pleine conscience
✨ Maternité en Pleine Conscience

La culpabilité.  La honte.  Ces petites voix qu’on traîne…  et qui nous ramènent toujours ailleurs que là où on est.👉 “J...
21/04/2026

La culpabilité.
La honte.
Ces petites voix qu’on traîne…
et qui nous ramènent toujours ailleurs que là où on est.

👉 “J’aurais dû…”
👉 “J’aurais pas dû…”
👉 “J’ai mal fait…”

Et pendant ce temps-là ?

On quitte le présent.
On s’éloigne de ce qui est là, maintenant.
On rejoue le passé… en boucle.

Ces pensées ne sont pas des vérités.
Ce ne sont pas des faits.

Ce sont des mouvements du mental,
souvent automatiques,
qui cherchent — maladroitement — à donner du sens,
à reprendre du contrôle.

Mais plus on s’y accroche,
plus elles prennent de place.
Plus elles colorent tout ce qu’on vit.

Dans certaines traditions,
on les appelle des poisons de l’esprit.

Parce qu’elles infiltrent tout :
– nos pensées
– nos ressentis
– notre manière de vivre ce qu’on traverse

Même dans la naissance.
Et parfois… surtout dans la naissance.

👉 “Je n’ai pas réussi comme j’aurais voulu”
👉 “Mon corps m’a lâchée”
👉 “J’ai craqué…”

𝗦𝘁𝗼𝗽. ✋

Et si, au lieu de lutter contre ces pensées,
on apprenait simplement à les voir ?

La pleine conscience,
ce n’est pas penser positif.

C’est revenir ici.

Observer, avec douceur :
💭 “Tiens, il y a de la culpabilité”
💭 “Tiens, il y a de la honte”

Sans s’y accrocher.
Sans les nourrir.
Sans se juger.

Juste… laisser passer. 🌊

Encore et encore,
revenir au souffle.
Revenir au corps.
Revenir à l’instant présent.

Parce que tu n’es pas tes pensées.
Tu es celle qui les observe.

Et dans cet espace-là,
il y a souvent plus de calme,
plus de douceur… que ce que l’on imaginait.

C’est un entraînement.
Un chemin.

Et tu n’as pas à le faire seule.

💛 Si cela résonne pour toi,
je t’accompagne avec bienveillance
pour apprivoiser ces pensées
et cultiver une présence plus douce à toi-même.

Tu peux me contacter en message privé
pour en savoir plus.

Estelle Di Zenzo
Sage-femme 🦋
Instructrice de pleine conscience
Maternité en Pleine Conscience

Naissance de Batiste – entre confiance et évidenceLa veille de la naissance, la maman de Batiste me contacte.Après un gr...
19/04/2026

Naissance de Batiste – entre confiance et évidence

La veille de la naissance, la maman de Batiste me contacte.
Après un grand nettoyage de sa maison, elle ressent des contractions et pense que le travail pourrait débuter.

Je l’invite à se reposer, autant que possible,
et à me rappeler si les choses évoluent.

Au petit matin, après avoir vérifié mon téléphone à plusieurs reprises,
je comprends que le corps a simplement préparé le chemin.
Une fausse alerte, me dira-t-elle plus t**d, presque gênée.

Le lendemain, elle me rappelle.
Sa voix est calme, mais habitée d’un doute :

« Je ne sais pas si c’est le bon moment…
mais je sens que si vous venez maintenant, je pourrais lâcher prise. »

Il s’agit de son quatrième enfant.
Elle connaît son corps.
Elle reconnaît cet espace particulier,
celui où le travail est là…
et où il devient possible de s’abandonner.

Les contractions sont intenses, le processus est engagé,
et pourtant, une hésitation subsiste.

Je prends le temps de me préparer, puis je la rejoins.

À mon arrivée, la porte est entrouverte.
Un son me parvient, comme un chant d’oiseau, inattendu. Un merle???

En m’approchant, je comprends.
Ce ne sont pas des ailes que j’entends,
mais le souffle d’une naissance.

Batiste est déjà là.

Une naissance rapide, instinctive, puissante.
Une naissance qui ne retient pas.

Sa maman m’accueille avec simplicité :
« Je suis désolée, je n’ai pas pu me retenir. »

Et en réalité, tout était déjà en place.

Dans cette naissance, il y a aussi la présence du père.
Un homme profondément engagé, soutenant,
qui accompagne sa famille avec humour et solidité.

Dès notre première rencontre, il m’avait confié :
« Ce qui m’importe, c’est de pouvoir accueillir moi-même, de mes mains, notre enfant. »

C’est lui qui a porté l’élan de cette naissance à domicile, qui a fait ce choix,
et qui a témoigné à sa compagne une confiance pleine et entière
dans sa capacité à donner naissance.

Et ce jour-là, il était là.
Présent.
Ancré.
À la hauteur de ce qu’il avait pressenti.

Cette naissance s’inscrit dans un contexte de grande multiparité.
Sa maman, elle-même sage-femme, avait choisi un accouchement à domicile, en conscience.
Nous avions pris le temps d’échanger, de poser un cadre, notamment autour de la délivrance.

Nous avions convenu d’intervenir uniquement en l’absence de signes de décollement du placenta après quelques minutes.

Mais à peine suis-je entrée qu’elle me dit :
« Le voilà. »

Le placenta est né dans le même élan.

Sans rupture.
Sans attente.
Dans une continuité fluide.

Cette naissance me rappelle à quel point le corps sait,
lorsqu’il est soutenu par la confiance, l’expérience et la sécurité.

Elle parle aussi de cette puissance tranquille des femmes
et de la place essentielle du partenaire,
lorsqu’il soutient, croit, et tient l’espace.

Batiste est né à 2h09,
dans un foyer chaleureux, entouré d’amour.

Je remercie cette famille pour sa confiance
et pour cette naissance,
aussi fulgurante qu’évidente.
Estelle, Sage-femme🦋

Aujourd’hui, mon petit rayon de soleil fête ses 9 ans ✨Et moi, sage-femme jusqu’au bout des ongles, je nourris en secret...
16/04/2026

Aujourd’hui, mon petit rayon de soleil fête ses 9 ans ✨

Et moi, sage-femme jusqu’au bout des ongles, je nourris en secret un petit rêve : pouvoir célébrer pleinement cette journée avec elle. Depuis deux ans, le jour de son anniversaire, j’accompagne la naissance d’un autre enfant… comme un écho à la sienne? Non… elles sont toute uniques. Elles ont en tou cas mis beaucoup de baume et nourri ma confiance.

Cette année encore, je suis de garde 24h/24. Alors j’ai accueilli l’incertitude… en espérant, simplement.

Ce matin, c’est elle qui m’a rassurée :
« Tu sais maman, ce n’est pas grave, du moment que j’ai des fraises et du chocolat. »

Alors j’ai semé un peu de magie.
Du chocolat, beaucoup.
Quelques fraises, les premières de saison, choisies avec amour et conscience.
Et surtout, cette intention douce de célébrer, même dans l’imprévu.

Car s’il y a bien une chose que cet enfant m’a offerte, c’est un retour profond à mon essence : accompagner la vie, les mains plongées au cœur des naissances.

Chacune de mes maternités m’a transformée.
Mais la sienne… m’a initiée.

9 ans plus t**d, je lui dis encore merci.

Merci aussi aux merveilleuses personnes qui ont entouré ce passage :
Mélyssa Chambard de la maison de naissance la Bulle, Alain Guislain , et notre chère photographe Felphien de Regard de Zèbre.

Et aujourd’hui, je célèbre la vie.
La sienne. La mienne. Celles qui arrivent.

Avec des fraises, du chocolat… et beaucoup d’amour 🍓🍫✨

Estelle, sage-femme 🦋

Il y a des violences qui ne font pas de bruit.Elles ne laissent pas toujours de traces visibles. Elles ne se racontent p...
15/04/2026

Il y a des violences qui ne font pas de bruit.
Elles ne laissent pas toujours de traces visibles. Elles ne se racontent pas comme des drames, mais comme des anecdotes. Elles arrivent dans un cabinet, glissées entre deux phrases, presque en s’excusant d’exister.

“𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑖𝑒𝑛… 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑐̧𝑎 𝑚’𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑚𝑎𝑙 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑚𝑒̂𝑚𝑒.”

Ce sont des mots qui piquent, des gestes retenus ‘ou presque’, des silences qui pèsent. Des colères qu’on justifie. Des peurs qu’on minimise.

Elles disent :
“𝐽𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑓𝑒̀𝑟𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑝𝑙𝑒𝑖𝑛, 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑙𝑎̀-𝑏𝑎𝑠 𝑗𝑒 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒.”
“𝐽𝑒 𝑛𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑙’𝑎𝑝𝑎𝑖𝑠𝑒𝑟… 𝑝𝑒𝑢𝑡-𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑚’𝑦 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑠 𝑚𝑎𝑙.”
“𝐼𝑙 𝑑𝑖𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑡𝑟𝑜𝑝 𝑓𝑢𝑠𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑏𝑒́𝑏𝑒́.”
“𝐼𝑙 𝑠’𝑒́𝑛𝑒𝑟𝑣𝑒 𝑣𝑖𝑡𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑛𝑒 𝑚𝑒 𝑓𝑟𝑎𝑝𝑝𝑒 𝑝𝑎𝑠.”
“𝐼𝑙 𝑎 𝑡𝑎𝑝𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑚𝑢𝑟… 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑎𝑢-𝑑𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠 𝑑𝑢 𝑏𝑒𝑟𝑐𝑒𝑎𝑢… 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑏𝑜𝑛, 𝑖𝑙 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑓𝑎𝑡𝑖𝑔𝑢𝑒́.”

Elles disent ça comme on raconte la pluie.
Comme si c’était normal.

Parce qu’à force de vivre dedans, on ne voit plus la violence. Elle devient le décor. Elle s’infiltre dans le quotidien, dans les rôles, dans les évidences.

C’est lui qui travaille.
C’est elle qui gère.
Les nuits. Les pleurs. La fatigue. Les enfants.
Et peu à peu, aussi, les tensions.

Alors quand quelque chose grince, quand une phrase blesse, quand une peur surgit, il n’y a pas toujours les mots.

Seulement une intuition diffuse : ce n’est pas juste.
Mais pas assez forte pour s’autoriser à dire : ce n’est pas normal.
Parce qu’il y a la dépendance.
Financière, souvent.
Émotionnelle, parfois.
Et surtout cette responsabilité immense : les enfants.

Comment partir quand on ne gagne pas assez ?
Comment partir quand on doute de soi ?
Comment partir quand on nous a fait croire, petit à petit, que l’on n’y arriverait pas seule ?

Alors elles restent.
Elles s’adaptent.
Elles absorbent.
Et elles racontent, en consultation, des fragments de vie qui devraient alerter mais qu’elles présentent comme de simples difficultés.
Comme si leur douleur devait rester raisonnable.

Et puis il y a ce moment, parfois.
Celui où, en tant que professionnel, on entend autrement.
On reconnaît ce qui est en train de se dire entre les lignes.
Alors on hésite.
On choisit ses mots.
Parfois on les dépose doucement.
Parfois on les pose plus frontalement.
On nomme.
Parce que cela doit se dire.
Parce que cela doit exister dans le langage pour exister dans la conscience.

Qui le ferait sinon ?

Estelle, sage-femme 🦋

Et si accompagner une naissance, c’était aussi vous aider à vous rencontrer vous-même ? L’idée de pratiquer l’accompagne...
13/04/2026

Et si accompagner une naissance, c’était aussi vous aider à vous rencontrer vous-même ?

L’idée de pratiquer l’accompagnement global, pour moi, est claire.
Je ne pratique pas une médecine fragmentée, réduite à une suite d’actes techniques ou à la recherche de la pathologie.

Être sage-femme, c’est être au cœur de la complexité de la personne.
Quand j’accompagne une femme, je ne la vois pas seule.
Je l’intègre dans tout son système : son gynécologue, la maternité qu’elle a choisie, sa famille, son travail, sa vie entière.

𝑱𝒆 𝒄𝒉𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆 𝒂̀ 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕, 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒔 𝒔𝒆𝒔 𝒂𝒔𝒑𝒆𝒄𝒕𝒔. ✨

Je ne lui imposerai jamais ce que je considère comme la « meilleure » médecine, le « meilleur » lieu, la « meilleure » manière de faire.

Mais je le fais en conscience de ma propre identité de sage-femme.
De mes idéaux, de mes combats, de mes blessures face au système de soins, de ce sentiment de manque de reconnaissance, de cette profession de cure longtemps reléguée au second plan.

C’est dans cette conscience que je me sens capable de relier les preuves scientifiques
à la sensibilité du corps, des émotions, et à l’émancipation des femmes.
La maïeutique socratique, c’est l’art de faire accoucher les esprits.
Et c’est là-dedans que je me situe.

𝑼𝒏𝒆 𝒔𝒂𝒈𝒆-𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆 𝒂𝒊𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆 𝒂̀ 𝒂𝒄𝒄𝒐𝒖𝒄𝒉𝒆𝒓 𝒅’𝒆𝒍𝒍𝒆-𝒎𝒆̂𝒎𝒆, 𝒂̀ 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒔𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒔𝒔𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆𝒔. ✨

Je ne me considère pas comme une guérisseuse.
Je suis une passeuse.
Je ne me substitue pas à la puissance de cette femme.
Je ne soigne pas un corps défaillant.
Je crée un espace de sécurité, clinique et émotionnel,
où elle peut trouver ses ressources et s’y connecter,
où elle peut se réapproprier son corps et son expérience.

𝑬𝒏 𝒕𝒂𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒔𝒂𝒈𝒆-𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆, 𝒋𝒆 𝒔𝒖𝒊𝒔 𝒖𝒏 𝒄𝒂𝒕𝒂𝒍𝒚𝒔𝒆𝒖𝒓. ✨

Je sais que chaque femme possède une capacité innée de force et d’équilibre.
Mon rôle est de faciliter, de relier, de soutenir,
pour qu’elle accouche d’elle-même et devienne pleinement actrice de sa vie.

Et si accompagner une naissance, c’était aussi aider une femme à se rencontrer elle-même ?

Estelle, sage-femme 🦋

10/04/2026

Partir de soi plutôt que des “cases” à cocher, c’est probablement le meilleur point de départ.

Quand tu poses des questions comme :
👉 Comment je me projette dans cette naissance ?
👉 Comment j’ai envie d’accueillir mon bébé ?
👉 Qu’est-ce qui est important pour moi ?
Tu touches à quelque chose de beaucoup plus fondamental que “péridurale ou pas”, “position A ou B”.

Parce qu’en réalité :
✨ une personne peut vouloir un accouchement très médicalisé et le vivre de façon respectée et alignée
✨ une autre peut souhaiter du physiologique mais se sentir en insécurité si elle manque de repères ou de soutien
✨ et une troisième peut changer complètement d’avis en cours de travail… sans que ce soit un “échec”

Ce qui fait la différence, ce n’est pas tant le scénario, mais le vécu.

Estelle, sage-femme 🦋

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