Maternité en Pleine Conscience

Maternité en Pleine Conscience ✨ Approche holistique et bienveillante de la maternité ✨
🦋 Estelle Di Zenzo, sage-femme indépendante et instructrice Pleine Conscience - MBSR 🦋

Je suis Estelle Di Zenzo, fondatrice de cette communauté dédiée à la maternité en pleine conscience. En tant que sage-femme, passionnée par la parentalité consciente, je me suis plongée dans l’univers de la pleine conscience et en suis devenue instructrice pour accompagner au mieux le parcours de maternité, et c’est avec beaucoup de joie que je souhaite partager ce chemin avec vous.

🌳 L’interconnexion — le langage invisible du vivantDans la vision bouddhiste, rien n’existe seul.Aucun être, aucun événe...
25/03/2026

🌳 L’interconnexion — le langage invisible du vivant

Dans la vision bouddhiste, rien n’existe seul.
Aucun être, aucun événement, aucune naissance n’apparaît isolément.

C’est ce qu’on appelle l’interdépendance (pratītyasamutpāda).
Tout naît en relation.
Tout se transforme par relation.

Comme les arbres. 🌳

En surface, ils semblent séparés.
Chacun son tronc, son feuillage, son espace.
Mais sous la terre,
leurs racines se touchent,
s’entrelacent,
échangent des informations,
se soutiennent.

La forêt n’est pas une somme d’arbres.
C’est un organisme vivant.

Les bébés comme racines conscientes

Dans le bouddhisme, la conscience n’est pas enfermée dans un corps.
Elle circule.
Elle prend forme.
Elle se manifeste là où les conditions sont réunies.

Les bébés arrivent avec une sensibilité intacte à ce champ invisible.
Avant les mots.
Avant la séparation.

Ils sentent ce qui est prêt.
Ils sentent quand c’est le moment.
Ils savent, d’une manière qui ne passe pas par le mental.

Comme les racines savent où l’eau circule. 💧

Alors, même quand plusieurs naissances se présentent,
le vivant s’organise.
Pas par contrôle.
Mais par intelligence relationnelle.

Quand je suis de garde pour plusieurs naissances,
je ne pense pas en termes de contrôle.
Je pense en termes de racines.
Je fais confiance à ce qui se parle sans mots,
à ce qui s’organise sous la surface.
Et je me rends disponible à ce qui demande présence.

Lâcher l’idée de maîtrise.

La pleine conscience nous invite à une posture quelque peu radicale :
𝗹𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘀𝘁.

Non pas par passivité,
mais par confiance dans le processus.

Dans cette perspective,
Je ne suis pas “celle qui gère la naissance”.
Je suis un point de présence dans un réseau vivant.
Et je permets par mes connaissances médicales, d assurer une forme de sécurité intérieure et physique.

Je suis la, a chaque grossesse, naissance pleinement là,
Pour permettre au système de s’autoréguler.

Le bouddhisme dirait :
quand l’ego se détend,
le Dharma agit. 🙌

Estelle, sage-femme 🦋

23/03/2026

Et si, pour traverser la naissance,
vous n’aviez pas besoin d’un plan parfait…
mais d’une boussole intérieure ?

Une boussole qui ne dicte pas le chemin,
mais qui vous aide à vous orienter,
à chaque instant,
au cœur de ce qui se vit.

⏱️ Une boussole faite de douceur, d’écoute, d’autonomie.
Elle ne vous dit pas quoi faire.
Elle vous invite à vous demander :
✨ De quoi ai-je besoin pour me sentir en sécurité ?
✨ Qu’est-ce qui m’apaise lorsque l’intensité monte ?
✨ Où ai-je besoin de tenir, et où puis-je laisser aller ?
✨ Quelle place je souhaite donner au médical ?
✨ Quel rôle j’offre à la personne qui m’accompagne ?
✨ Comment ai-je envie d’être soutenue, regardée, respectée ?

Cette boussole ne cherche pas à contrôler la naissance.
Elle vous relie à vous-même.
À vos besoins.
À votre puissance.
Et c’est dans cet espace, entre ancrage et lâcher-prise, que les choix peuvent s’ajuster, se transformer, s’affiner.

Non pas pour faire “comme il faut”,
mais pour faire au plus juste. 💫

Estelle, sage-femme 🦋

Accoucher : entre lumière, fracture, illusion / désillusionPourquoi raconte-t-on si peu les histoires complètes de naiss...
20/03/2026

Accoucher : entre lumière, fracture, illusion / désillusion

Pourquoi raconte-t-on si peu les histoires complètes de naissance ? Pourquoi tant de récits restent-ils polis, lissés, presque idéalisés, alors que l’expérience traverse le corps comme une vague brute — parfois douce, parfois dévastatrice ?

Il existe une forme de tabou autour de ce que les femmes vivent réellement en accouchant. Non pas parce que ces histoires n’existent pas, mais parce qu’elles dérangent. Elles débordent des images simples, des récits rassurants, des cases dans lesquelles on voudrait faire entrer la maternité.

Accoucher, ce n’est pas seulement donner la vie. C’est être traversée.

Certaines naissances sont rapides, fluides, presque évidentes de l’extérieur. Tout semble “parfait” : peu d’heures de travail, un accompagnement respectueux, un cadre choisi. Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose peut se fissurer ou pas.

Une sensation d’avoir été ouverte. Déplacée. Bouleversée jusque dans le cœur. Comme si le corps avait su… mais que l’âme, elle, était restée en arrière, tentant de rattraper ce qui venait de se produire.

On peut rentrer chez soi avec son bébé dans les bras — et ne plus savoir exactement qui l’on est.

Il y a aussi les naissances où le corps est contraint : gestes médicaux, interventions, urgence. Même lorsqu’elles sauvent, elles peuvent laisser une empreinte.

Une sensation d’arrachement. Parfois, une forme de “petite mort”.

Certaines femmes parlent de dissociation, comme si elles avaient quitté la scène au moment même où leur enfant arrivait.

Certaines frôlent réellement la mort en donnant la vie. Ce n’est pas une métaphore. C’est une réalité corporelle, physiologique, existentielle.

Et ce type d’expérience ne s’arrête pas le jour de la naissance. Elle laisse des traces : dans le corps, dans la psyché, dans les relations.

Parfois, tout l’équilibre de vie vacille ensuite — le couple, le travail, les repères. Comme si cette traversée avait tout remis en mouvement, sans laisser le temps de se reconstruire immédiatement.

Oui, il existe des récits de maternité lumineux. Et ils sont vrais.

Mais ils ne sont pas les seuls.

Chaque naissance est une expérience unique, intime, complexe. Et surtout, elle ne peut pas être comprise uniquement de l’extérieur.

Beaucoup de femmes disent : “Si j’avais su…”Mais peut-on vraiment savoir sans l’avoir vécu ?

Il ne s’agit pas d’informer moins. Il s’agit d’accepter que certaines dimensions ne s’expliquent pas — elles se traversent.

Parler de ces réalités aujourd’hui, ce n’est pas faire peur. C’est faire de la place à la vérité.

C’est reconnaître que :

une naissance “respectée” peut être vécue comme un deuil, une césarienne peut sauver tout en laissant une trace, une péridurale peut soulager autant qu’elle peut décaler une expérience, une naissance physiologique peut être puissante… et profondément déstabilisante, et qu’un accouchement peut laisser une empreinte traumatique, même quand “tout s’est bien passé”.

Accompagner les femmes, ce n’est pas leur promettre un scénario idéal. C’est être là, dans ce qui est.Dans ce qui dépasse.Dans ce qui échappe.

C’est aussi reconnaître la complexité du lien : être profondément présente, tout en sachant qu’il faudra se retirer. Ne pas devenir une amie, rester une professionnelle — même quand une intimité forte s’est créée.

Et surtout, accueillir toutes les expériences. Pas seulement celles qui rassurent.

Raconter ces histoires, ce n’est pas chercher des regards ou des validations. C’est un acte d’honnêteté.

Parce que derrière chaque naissance, il y a une femme qui a traversé quelque chose d’immense. Quelque chose qui mérite d’être entendu, dans toute sa profondeur.

Peut-être que le véritable enjeu est là : ne plus chercher à uniformiser les récits, mais laisser exister la diversité des vécus.

Sans hiérarchie. Sans jugement. Sans silence

Estelle, sage-femme 🦋

Peut-être un regard. Une main serrée très fort.Une phrase qui a soutenu.Un moment de silence où tout s’est aligné.Peut-ê...
18/03/2026

Peut-être un regard.
Une main serrée très fort.
Une phrase qui a soutenu.

Un moment de silence où tout s’est aligné.
Peut-être la puissance ressentie dans votre corps.
La surprise de découvrir une force que vous ne soupçonniez pas.
Ou simplement l’instant où votre bébé a été posé contre vous, pour la première fois.

Les naissances ne sont jamais parfaites.
Elles sont vivantes.
Parfois douces, parfois intenses, parfois bouleversantes.
Mais il y a presque toujours un fragment, un détail, une sensation qui reste gravée.
Un geste.
Un souffle.
Une présence.
Et c’est souvent là que se niche la beauté de cette traversée.

✨ Si c’était à refaire, qu’est-ce que vous choisiriez de garder ?
Un souvenir.
Une sensation.
Un moment.

Je vous propose de déposer ce mot ou cette image en commentaire.
J’ouvre un espace bienveillant pour accueillir vos histoires, vos fragments de naissance, vos souvenirs précieux. 💛

Parce que chaque naissance mérite d’être racontée.

Estelle, sage-femme 🦋

Entre deux mondes, une naissance. ✨La naissance commence souvent dans un lieu simple.Un salon baigné de lumière.Le bruit...
16/03/2026

Entre deux mondes, une naissance. ✨

La naissance commence souvent dans un lieu simple.
Un salon baigné de lumière.
Le bruit discret d’un lave-vaisselle.
Une musique grave qui enveloppe l’espace.
Et une femme qui écoute son corps.

À 7h15, les premiers messages arrivent.
Les contractions sont là, espacées de cinq à sept minutes, encore irrégulières.
Comme une mer qui cherche son rythme.
Le corps s’ouvre doucement à la naissance.

À 8h45, le monitoring confirme ce que la femme ressent déjà dans ses entrailles : le travail s’installe.
Les contractions deviennent plus profondes.
Le cœur du bébé bat calmement, autour de 130 battements par minute.
Tout est là.

À 9h30, elle souhaite savoir où elle en est.
Le col est postérieur, médian, ouvert à deux centimètres et demi, encore un peu cerclant.

Le bébé amorce doucement son chemin.
Alors la vie suit son mouvement naturel : marcher, respirer, entrer dans l’eau chaude d’un bain.
Je les laisse dans leur bulle.

Lorsque je reviens à 12h15, le paysage a changé.
Les contractions sont plus régulières, plus puissantes.
La femme est à quatre pattes, guidée par cette intelligence ancienne que le corps porte en lui.
Le cœur du bébé bat toujours avec constance.

À 13h24, l’urine s’écoule spontanément.
Le col est maintenant antérieur, souple, ouvert à quatre centimètres.
Le bébé est bien fixé.
La maternité se profile à l’horizon.
Mais pour l’instant, la naissance se vit encore ici.

Dans le salon inondé de soleil, la scène a quelque chose de profondément simple et sacré.
Le quotidien continue autour d’eux.
Le lave-vaisselle murmure.
La musique grave résonne dans la pièce.

La femme traverse les vagues de ses contractions, tantôt sur le côté, tantôt à quatre pattes.
Son compagnon masse son dos avec une présence infiniment attentive.
Et dans ce cocon ordinaire, un enfant s’apprête à naître.

À un moment, le chat de la maison s’approche doucement.
Attiré par les sons du monito, il s’installe tout près.
Son corps se blottit contre la machine, et il se met à ronronner, comme hypnotisé par le rythme régulier du cœur du bébé.
Le ronronnement se mêle aux battements du cœur.
Un instant suspendu.
Comme si, lui aussi, reconnaissait la vie qui arrive.

À 14h39, une pression apparaît dans le vagin.
Le cœur du bébé varie autour de 140 battements.
Je pense alors à la sagesse immense des femmes.
À leur patience.
À cette capacité presque mystérieuse de plonger dans la grande douleur de l’enfantement.
La femme respire.
Par moments, elle semble s’endormir entre les contractions, abandonnée au travail du corps.

À 14h50, les vagues deviennent puissantes.
Entre elles, elle lâche prise.
Le corps sait.

Vers 15h15, elle se lève pour aller aux toilettes.

À 15h45, les mots sortent simplement :
« J’en ai marre. »

Le col est à cinq ou six centimètres.
Le bébé est bien fixé.
Le travail est solide.
Nous décidons de rejoindre la maternité, avec l’idée d’un bain qui pourrait soutenir ce passage.

Sur la route, j’appelle la salle de naissance.
La réponse est nette :
il faut passer par les urgences pour l’admission.
Et il n’y a pas de bain.

Lorsque je transmets l’information, un silence s’installe.
Un blanc.
La déception se glisse dans l’espace.
Quelque chose vient de se fissurer.

À l’arrivée, les urgences sont bondées.
La femme fait son admission au milieu du brouhaha, des regards, des commentaires.
Entre deux contractions, elle tente de rester dans son monde intérieur.
Puis l’attente.
La porte qui t**de à s’ouvrir.
Et la longue traversée du couloir.

À 17h, elle arrive enfin dans une chambre qui n’a rien d’un espace physiologique.
On tente de poser la perfusion.
Trois fois.
Trois échecs.

Le toucher vaginal annonce maintenant quatre centimètres, col cerclant.
La femme dit alors qu’elle ne veut plus être ici.
Que tout devient insupportable.
Elle demande la péridurale.
Les rideaux se ferment.
Les contractions semblent ralentir.
Le contraste est brutal.

Quelques heures plus tôt, son corps avançait librement dans le salon lumineux de sa maison.
Ici, il doit composer avec le rythme du système.
Un système où, bien souvent, les gestes deviennent routiniers.
Quand on y travaille chaque jour, on peut finir par ne plus voir ce qui se joue.

Les sages-femmes elles-mêmes sont souvent prises dans une organisation qui les oblige à courir d’une chambre à l’autre.
Débordées.
Pressées.

Mais pour chaque femme, cet instant est unique.
Pour elle, ce n’est pas une routine.
C’est la naissance de son enfant.
La bienveillance ne s’apprend pas seulement dans les livres.
Elle se vit dans la présence.
Dans l’écoute de la douleur.
Dans le temps que l’on accepte de donner.

Je propose doucement à la femme de replonger dans son travail.
Son compagnon s’allonge près d’elle.
Leur petit îlot se reforme.

À 18h05, le bain se libère enfin.
Je le désinfecte moi-même.

À 18h15, elle entre dans l’eau.
Son corps retrouve un peu d’espace.
Elle doit en sortir une demi-heure plus t**d : le cœur du bébé n’est plus capté correctement dans l’eau.
Le travail poursuit sa route.

À 21h45, le col est à huit centimètres.
La péridurale est posée.
La mobilisation continue.
Le soulagement arrive.
Et malgré tout ce qui a précédé, la naissance retrouve son chemin.

Sur le côté, dans une douceur presque irréelle, leur bébé vient au monde.
Au creux de ses mains, c’est elle qui l’accueille.
C’est elle qui le sort.
Sans manœuvre de notre part.
Sans « soutien » du périnée.
Simplement portée par la puissance instinctive de son corps.
Sous nos yeux émerveillés, la femme fait naître elle-même son enfant.
Un geste ancien.
Simple.
Évident.
Comme si, au cœur même du système, la vie avait réussi à retrouver sa simplicité.

Et cette naissance nous rappelle quelque chose d’essentiel.
Les femmes savent enfanter.
Elles ont seulement besoin d’un espace où leur corps est respecté, entendu, accompagné.
Un accompagnement continu, attentif, humain, ne devrait jamais être un luxe.
Ni un privilège.
Simplement le socle de toute naissance.

Estelle, sage-femme 🦋

13/03/2026

Choisir pendant la maternité n’est pas aussi simple qu’on le croit. Parce qu’une décision ne concerne jamais seulement la femme : elle concerne aussi le bébé, le compagnon, la famille… et toutes les injonctions qui entourent la naissance. 🤰

👉 À cela s’ajoute le poids de l’autorité médicale, face à laquelle il peut être difficile de questionner, d’hésiter, ou simplement de prendre le temps de décider. Et pourtant, le consentement ne disparaît pas parce qu’on est enceinte.

Choisir, comprendre, poser des questions…c’est déjà reprendre un peu de place dans une expérience qui devrait toujours appartenir aux femmes. 💕

Estelle, sage-femme 🦋

12/03/2026

Dans ce live, je vous propose un moment pour ralentir ensemble et réfléchir à un aspect très présent dans la maternité : le changement constant.

Nos enfants grandissent si vite…
Les phases difficiles passent…
Et les moments précieux aussi.

À travers un temps de présence et de partage, nous explorerons comment la pleine conscience peut nous aider à accueillir ces changements et à savourer davantage les instants avec nos enfants.

Un moment doux pour les mamans qui souhaitent respirer, réfléchir et se reconnecter à l’essentiel. 🌸

Estelle, sage-femme 🦋

Naître « coiffé », enveloppé dans son sac amniotique intact, fascine.🌏 Dans de nombreuses cultures, cette naissance est ...
11/03/2026

Naître « coiffé », enveloppé dans son sac amniotique intact, fascine.

🌏 Dans de nombreuses cultures, cette naissance est entourée de symboles : protection, chance, destin singulier.

En médecine moderne, elle est souvent présentée comme une curiosité exceptionnelle, presque anecdotique. On lit parfois qu’elle ne concernerait qu’une naissance sur 80 000. 🤰

👉 Pourtant, les professionnel·les qui accompagnent des accouchements physiologiques – sages-femmes, doulas, praticien·nes en maisons de naissance ou à domicile – rapportent une réalité bien différente : 𝗹𝗼𝗿𝘀𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗽𝗲𝘂 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲, 𝗹𝗲 𝘀𝗮𝗰 𝗮𝗺𝗻𝗶𝗼𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗲 𝗿𝗼𝗺𝗽𝘁 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝘁𝗿𝗲̀𝘀 𝘁𝗮𝗿𝗱… 𝘃𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝘂 𝘁𝗼𝘂𝘁.

Un sac solide n’est pas un problème.
C’est une variante normale de la physiologie de la naissance.
Ce qui est beaucoup plus fréquent, en revanche, c’est l’intervention volontaire sur ce sac. 🙄

En maternité, la rupture artificielle de la poche des eaux (amniotomie) est un geste courant, souvent proposé – ou imposé – lorsque le travail est jugé « trop lent ».
L’objectif affiché : accélérer la naissance. ⏰

𝗣𝗼𝘂𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁, 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗴𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲.
Les revues systématiques, notamment celles de la Cochrane Collaboration, montrent que l’amniotomie :
🔺 ne réduit pas significativement la durée du travail spontané
🔺 et est associée à une augmentation de plusieurs risques, dont :

➡️ anomalies du rythme cardiaque fœtal
➡️ compression ou procidence du cordon ombilical
➡️ infections materno-fœtales
➡️ hémorragies
➡️ recours accru à la césarienne

Lorsque la grossesse est à bas risque et que la physiologie est respectée, ces complications restent rares. Et les naissances « coiffées », loin d’être extraordinaires, deviennent simplement visibles. Peut-être que le caractère « exceptionnel » de ces naissances ne tient pas tant à leur rareté… qu’à nos habitudes médicales.

👩‍⚕💫 Entre sacré et science, une même invitation : 𝗼𝗯𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲𝗿, 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗲𝗿, 𝗲𝘁 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗼𝗿𝘀𝗾𝘂𝗲 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗻𝗲́𝗰𝗲𝘀𝘀𝗮𝗶𝗿𝗲.

Estelle, sage-femme 🦋

🙌 Devenir mère, c’est entrer dans un territoire de transformation permanente.La grossesse est une période de profonds ch...
09/03/2026

🙌 Devenir mère, c’est entrer dans un territoire de transformation permanente.

La grossesse est une période de profonds changements. Le corps évolue, les sensations varient, les émotions vont et viennent. Certains jours sont remplis d’énergie et de confiance, d’autres plus lourds, plus fragiles. Tout cela fait partie du chemin. Cette expérience nous confronte, parfois sans prévenir, à une réalité essentielle : 𝗿𝗶𝗲𝗻 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗲𝗿𝗺𝗮𝗻𝗲𝗻𝘁.

🤰 En maternité, l’impermanence peut déstabiliser. On aimerait que le bien-être dure, que les peurs disparaissent, que le corps réponde toujours comme on l’attend. La pleine conscience propose une autre voie : apprendre à accueillir chaque expérience telle qu’elle se présente, sans chercher à la modifier immédiatement.

À travers des pratiques simples — respiration consciente, scan corporel, attention aux sensations et aux émotions — la future maman développe la capacité d’observer ce qui est là, moment après moment. Une tension, une fatigue, une pensée anxieuse peuvent être reconnues avec douceur, en se rappelant qu’elles ne définissent pas toute l’expérience et qu’elles évolueront. De la même façon, les moments de joie et de connexion peuvent être pleinement savourés, sans crainte de leur fin.

✨ Cultiver la pleine conscience pendant la grossesse, c’est s’entraîner à vivre avec le changement plutôt qu’à lutter contre lui. C’est renforcer la confiance dans les capacités naturelles du corps, apprendre à rester présente face à l’inconnu et développer une qualité de présence précieuse pour l’accouchement et le post-partum.

La 𝗺𝗮𝘁𝗲𝗿𝗻𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝗻 𝗽𝗹𝗲𝗶𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 n’invite pas à vivre une grossesse “parfaite”, mais une grossesse vivante, où chaque étape — confortable ou inconfortable — est accueillie comme faisant partie intégrante de l’expérience de devenir mère. 💫

Et si cette grossesse devenait l’occasion d’apprendre à accueillir le changement avec plus de douceur, pour toi et pour le bébé à venir ?

🗓️ Ce jeudi 12 mars, à 19h, je serai en live sur cette page pour un live sur le thème de l'impermanence, seras-tu des nôtres ?

Estelle, sage-femme 🦋

Aujourd’hui, en cette Journée internationale des droits des femmes, j’ai envie de partager une réflexion sur ma pratique...
08/03/2026

Aujourd’hui, en cette Journée internationale des droits des femmes, j’ai envie de partager une réflexion sur ma pratique de sage-femme.

Au fil des années, en défendant l’idée d’une naissance respectée — ou plutôt d’une naissance qui permette aux femmes de vivre une expérience positive — j’ai aussi appris à reconnaître les violences qui peuvent exister dans notre domaine.

Les violences obstétricales et gynécologiques ne sont pas toujours intentionnelles. Pourtant, elles peuvent se glisser dans des gestes, des mots, des attitudes, parfois imposés aux patientes sans que nous en ayons pleinement conscience.

Cette prise de conscience m’a amenée à analyser mes pratiques, à les questionner, à me former et à réfléchir profondément à la posture que nous adoptons en tant que professionnels de santé.

Comment permettre à une femme de consentir dans un moment de si grande vulnérabilité qu’est la naissance ?
Comment l’accompagner pour qu’elle puisse prendre une décision pour elle-même, sans que j’impose mon point de vue ?

Dans le milieu hospitalier, j’essaie d’être une gardienne de l’espace de la naissance.

Oser parfois demander aux professionnels de prendre du recul.
Laisser un temps de répit.
Observer ce qui se passe.
Redonner du temps : du temps pour comprendre, du temps pour poser un autre regard.

Avec les patientes, j’aime aussi ouvrir ce que j’appelle un « espace courageux ».

Car même avec toute la bienveillance du monde, il peut m’arriver d’être maladroite.
Un humour mal placé, une phrase qui tombe mal, un geste trop rapide, un visage marqué par la fatigue…

Et peut-être, sans le vouloir, créer un malaise ou une forme de violence.

C’est possible. Et je veux pouvoir l’entendre.

Alors j’invite les femmes à oser me le dire.
À me dire quand j’ai été inadéquate.

Non pas pour me juger, mais pour me permettre de continuer à apprendre, à me remettre en question et à grandir à partir de ces expériences.

Mais ce travail se fait aussi à un autre niveau, plus discret, presque dans l’ombre.

C’est continuer à porter et défendre des projets remplis de sens et de valeurs :
réfléchir à la création d’espaces qui respectent davantage la physiologie de la naissance, participer à l’ouverture de plateaux techniques ou au développement de pôles physiologiques au sein des maternités.

Ce sont des projets qui demandent du temps, de l’analyse, du dialogue avec les équipes hospitalières, de la sensibilisation et une réflexion constante sur la manière de mieux collaborer.

C’est aussi oser exercer pleinement notre autonomie de sage-femme, en offrant aux femmes toutes les possibilités de choisir leur lieu de naissance :
l’hôpital, le plateau technique… et parfois même le domicile, lorsque cela correspond à leur choix et à leur situation, même si cette pratique reste plus rare.

Au fond, l’enjeu reste toujours le même :
permettre à chaque femme de décider pour elle-même et de se sentir respectée dans ce choix.

En obstétrique et en gynécologie, il reste encore beaucoup à faire.

Et peut-être que le premier pas est simplement celui-ci :
avoir le courage de regarder nos propres pratiques, de les questionner et d’oser exercer notre métier de sage-femme avec conscience, responsabilité et autonomie.

Estelle, sage-femme 🦋










Un seul mot.Celui qui surgit en premier.Celui qui résume un instant, une émotion, une sensation.Pour certaines, ce sera ...
06/03/2026

Un seul mot.
Celui qui surgit en premier.
Celui qui résume un instant, une émotion, une sensation.

Pour certaines, ce sera puissance.
Pour d’autres amour, intensité, dépassement, vulnérabilité, rencontre, force, soulagement…

Chaque naissance laisse une empreinte unique dans le cœur et dans le corps.
Une mémoire faite de sensations, d’émotions, de regards, de gestes.

Parfois ce mot est lumineux.
Parfois il est plus nuancé.
Et tout cela a sa place.

💛 Je serais touchée de lire le vôtre.

Déposez ce mot en commentaire.
Et si vous en avez l’élan, racontez-moi pourquoi c’est celui-là qui vous vient.
Parce que chaque récit de naissance mérite d’être entendu.

Estelle, sage-femme 🦋

J’écris l’histoire de cette naissance, celle qui s’est produite pas plus t**d qu’hier.De mon côté, la journée avait comm...
04/03/2026

J’écris l’histoire de cette naissance, celle qui s’est produite pas plus t**d qu’hier.

De mon côté, la journée avait commencé doucement, avec les filles. Un réveil à notre rythme, le chien à promener, un déjeuner t**dif, puis le temps qui s’étire encore. Il était 15h lorsque nous quittions la table et, les mains encore dans la vaisselle, le téléphone sonne. Le papa.
« 𝐶̧𝑎 𝑦 𝑒𝑠𝑡, 𝑙𝑒 𝑏𝑒́𝑏𝑒́ 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎̀. »

Je lui pose quelques questions. Depuis quand les contractions ?
« 𝐷𝑒𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 », me répond-il.

Et c’est vrai : cela faisait des jours que le corps travaillait, des vagues qui montent et redescendent, qui annoncent et qui déstabilisent à la fois. Des contractions qui murmurent « bientôt », sans jamais dire « maintenant ». Un déclenchement était d’ailleurs prévu. Nous l’attendions depuis longtemps. Elle pensait accoucher plus tôt… et finalement, elle est arrivée à 41 semaines. Si ce bébé n’était pas né ce dimanche, la naissance aurait été provoquée quelques jours plus t**d.

Mais le temps avait son propre rythme. Et au fond de moi, quelque chose savait : ce bébé naîtrait un dimanche.

❄️ Je prends la route. Ma collègue arrive la première, plus proche du domicile. Quand j’arrive à mon tour, une ou deux heures plus t**d, la neige tombe à gros flocons, presque en tempête. Le monde semble ralenti, enveloppé, comme suspendu.

Dans le salon, sur un matelas posé au sol, elle est à quatre pattes. Elle grogne, elle respire, elle pousse du plus profond d’elle-même. Le corps sait. Le corps guide.
Puis la tête apparaît.
Un grand bébé.

Pour dégager l’épaule : la tête, puis l’épaule et la main, presque tout en même temps, comme un petit Superman qui s’ouvre un passage vers le monde. Une poussée ample, longue, irrépressible. Ce réflexe expulsif que l’on observe lorsque rien n’est contraint, lorsque l’on laisse la naissance se faire.

Elle bascule elle-même son bassin. Le mouvement est instinctif, juste, puissant. L’épaule se libère. C’est impressionnant… et profondément juste de ne rien faire. Regarder. Accompagner. Laisser naître.
La femme sait. Son corps sait.

Et soudain :
« Waouh… il est là. »
Le silence, puis la présence. Dense. Pleine.

Ce grand garçon naît dans la puissance du moment. C’est son père qui l’accueille, qui le reçoit dans ses mains, qui l’accompagne dans son premier souffle. Une naissance simple, entière, habitée.

Sous la neige, un dimanche soir, un enfant est venu au monde.

Quand nous les quittons, tout est paisible. Les regards sont pleins, les corps relâchent, la vie circule. Elle a déjà commandé ses gnocchis aux quatre fromages — son plat préféré, celui qu’elle choisit quand elle a besoin de douceur et de réconfort.

La naissance vient de passer.
Et le monde, doucement, reprend son souffle, sous la neige qui s est déposée.

Estelle, sage-femme 🦋

𝐷𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑒𝑧 𝑚𝑜𝑛 𝑒́𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝑠𝑡𝑜𝑟𝑦.

Adres

Thulin
7350

Meldingen

Wees de eerste die het weet en laat ons u een e-mail sturen wanneer Maternité en Pleine Conscience nieuws en promoties plaatst. Uw e-mailadres wordt niet voor andere doeleinden gebruikt en u kunt zich op elk gewenst moment afmelden.

Contact De Praktijk

Stuur een bericht naar Maternité en Pleine Conscience:

Delen

Share on Facebook Share on Twitter Share on LinkedIn
Share on Pinterest Share on Reddit Share via Email
Share on WhatsApp Share on Instagram Share on Telegram