Food Knowledge Lab

Food Knowledge Lab Bureau d'étude spécialisé dans l'agroalimentaire. Il a pour objectif premier d'améliorer vos connaissances en agroalimentaire a travers des formations.

Les bienfaits du yaourt Pourquoi en manger ?Les bactéries lactiques sont à l’origine des nombreuses vertus associées à l...
13/03/2022

Les bienfaits du yaourt
Pourquoi en manger ?
Les bactéries lactiques sont à l’origine des nombreuses vertus associées à la consommation de yaourt. De nombreuses souches de bactéries lactiques sont actuellement à l’étude afin d’évaluer leur utilité pour prévenir ou guérir certaines maladies. Elles auraient, entre autres, des effets bénéfiques sur la digestion du lactose, la diarrhée, des maladies inflammatoires de l’intestin, et possiblement des ulcères gastriques et des lipides sanguins.
Détails les jours à venir.

LES MILLE ET UNE UTILISATIONS DU CITRON…Les vertus et principes actifs du citron sont incomparables. Le citron, comme to...
21/08/2020

LES MILLE ET UNE UTILISATIONS DU CITRON…

Les vertus et principes actifs du citron sont incomparables. Le citron, comme tous les agrumes,contient de l'acide ascorbique (vitamine C), de l'acide citrique,du calcium (25mg/100g), du magnésium (12mg 100g), une quantité importante de potassium (163mg/100g), du fer (0,5mg/100g), du phosphore, du sélénium, du bêta-carotène, de la vitamine B5, de la vitamines PP, de la vitamine E, des fibres solubles comme de la pectine, des flavonoïdes, des limonoïdes.

PAUVRE EN SUCRE ET RICHE EN VITAMINE C!
Comme tous les agrumes,le citron est un fruit très bien fourni en vitamine C. Protégée par la peau épaisse du fruit et préservée parle milieu acide dans lequel elle est en solution, la vitamine C est préservée à-peu-près intégralement plusieurs semaines après la récolte du citron. Le citron, gorgé de 90% d’eau, possède peu de glucides, seulement 2,5g pour 100g, ce qui en fait un fruit que les diabétiques peuvent consommer.

Petit mémo:la vitamine C soutient l’immunité et favorise l’assimilation du calcium. Elle est
indispensable à la synthèse des neurotransmetteurs et à la formation du collagène. Fortement anti-oxydante, elle est cependant hydrosoluble, ce qui signifie que notre organisme ne peut stocker. Nos besoins journaliers sont environ de 180mg.

Idée reçue! La vitamine C n’est pas un excitant et par conséquent ne nuit pas au sommeil. En excès, elle provoque cependant des brûlures gastriques et des diarrhées.

SES VERTUS MÉDICINALES LES PLUS IMPORTANTES

Le citron est ce que l’on appelle un «alicament». Il est tout particulièrement recommandé aux personnes âgées, aux convalescents, aux personnes anémiées, fatiguées et dépressives.

C’est un…
Tonifiant.
Anti-infectieux.
Anti-inflammatoire.
Antirhumatismal.
Antiscorbutique.
Anti-oxydant.
Antiseptique.
Fluidifiant du sang.

Il favorise...
L’ amincissement.
La digestion.
La cicatrisation.
L’expulsion des mucosités des bronches.
L’absorption du calcium.
La régénération des tissus.

Il stimule et augmente...
L’ émission d’urine.
L’ action du foie et de la vésicule biliaire.

Il combat…
Les radicaux libres.
Les infections.
Les inflammations.
L’anémie.

Il abaisse…
La fièvre.
Le taux de cholestérol.
Le taux de diabète.

Il soulage…
Les articulations.
Les brûlures d’estomac.

Il évite…
Les carences en vitamine C.

Il protège…
La muqueuse de l’estomac.

Il agit sur…
Les parasites.
La toux.

Il prévient, stoppe et détruit…
Les germes et bactéries.
Les maladies dégénératives.
Les virus.

Il renforce le système immunitaire et possèderait une action préventive sur
tous les cancers et les maladies cardio-vasculaires (grâce à sa puissante
action antioxydante). On lui prête également certaines vertus aphrodisiaques qui peuvent s’expliquer par son effet tonique et son pouvoir antioxydant.

08/08/2020
03/08/2020

Qu’est-ce que le rigor mortis?
Lorsqu’il est vivant, les muscles de l’animal se contractent et se relâchent avec une molécule énergétique qu’on appelle ATP. Cette molécule est produite à partir du glycogène, une réserve de sucre qui se trouve dans les muscles.

Cependant, lorsque l’animal meurt, ses réserves d’ATP s’épuisent rapidement. Lorsqu’il n’en a plus, les muscles se contractent et demeurent figés dans cette position. On appelle cet état de rigidité rigor mortis.

Comment éliminer cette rigidité?
Manger un filet mignon raide, ce n’est pas très plaisant! C’est pourquoi on fait mûrir la viande avant de la consommer. Voici comment fonctionne le mûrissement ou le vieillissement comme certains l’appellent :

Après avoir été abattu, les muscles de l’animal ne reçoivent plus d’oxygène par le sang. En absence d’oxygène, le glycogène du muscle est alors transformé en acide lactique au lieu de l’ATP, l’énergie qui fait normalement bouger le muscle. Le muscle s’acidifie donc, passant d’un pH neutre de 7 à un de 5,4. La baisse de pH aide à la conservation de la viande, car les micro-organismes se développement moins en milieu acide.

En même temps, des enzymes présents dans la viande commencent à couper les protéines. Les muscles sont constitués de protéines. Ainsi, en les coupant, les enzymes brisent les fibres du muscle, ce qui élimine la tension et donc l’attendrit!

La maturation doit se faire dans une chambre réfrigérée entre 0 et 4⁰C. Ces températures sont suffisantes pour que les enzymes travaillent et adéquates pour empêcher les micro-organismes de pousser. Les carcasses sont également suspendues, pour étirer les fibres des muscles et diminuer leur contraction.

En industrie, la stimulation électrique est utilisée pour accélérer le rigor mortis. Ce choc électrique brise les fibres en plus d’augmenter la libération des enzymes. Il est également permis d’ajouter des enzymes, pour accélérer le processus.

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14/07/2020

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Le carton de 12 bidons à 5000 FCFA
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23/06/2020

Chez maigrir c’est facile😉
Vous voulez perdre du poids de façon saine? Vous êtes à la bonne adresse ! Prenez juste juste un rendez-vous et notre nutritionniste se chargera de vous dirigez vers un régime selon vos habitudes alimentaires. Pour couronner le tout vous n’aurez pas besoin de vous tracasser pour la cuisine, car vos plats vous seront livrés. Qu’attendez-vous à présent pour nous contacter ?

Quelle alimentation pendant le coronavirus (Covid-19) ?L’alimentation est au cœur de la régulation de l’immunité. Elle m...
17/06/2020

Quelle alimentation pendant le coronavirus (Covid-19) ?
L’alimentation est au cœur de la régulation de l’immunité. Elle module en effet notre capacité à nous défendre de manière optimale, ni trop ni trop peu, selon quatre principaux mécanismes :
Un microbiote intestinal de qualité régule positivement l’immunité.
Un statut nutritionnel optimisé permet aux cellules immunitaires de fonctionner de manière optimale, voire de renforcer leur action ponctuellement par une supplémentation ciblée.
Un système immunitaire équilibré tolère les protéines alimentaires consommées, au risque le cas échéant de développer des inflammations chroniques, voire des hypersensibilités alimentaires.
Une faible contamination aux xénobiotiques préserve notre système immunitaire .
Réponse immunitaire et contrôle de l’inflammation, le cœur du sujet du Covid-19 ?
La réaction inflammatoire est un mécanisme physiologique indispensable à la vie. Elle peut être d’origine infectieuse, mais également consécutive à une brûlure, une blessure ou une agression chimique par exemple. Dans le cas d’une infection, l’objectif est bien sûr de tuer les agents infectieux et de récupérer au plus vite. La fièvre fait partie des symptômes caractéristiques. Pour ce faire, le corps utilise son système immunitaire de manière … extraordinaire. Les cellules qui le constituent font en effet preuve d’une réactivité, d’une complexité, d’une communication et d’une finesse de régulation difficilement perfectibles. Et heureusement, car notre système immunitaire est confronté à un double challenge, vital, c’est bien le mot : il doit nous défendre contre tous les agents pathogènes – comme dans le cas de ce nouveau virus épidémique qu’est le Covid-19, mais aussi des bactéries, des parasites ou encore des champignons – tout en tolérant le microbiote intestinal, les protéines des aliments que nous mangeons chaque jour mais aussi et surtout nos propres protéines, les protéines du soi. Il a donc la responsabilité majeure d’arbitrer en permanence entre sa capacité de défense, au risque de souffrir d’une maladie infectieuse le cas échant, et de tolérance pour éviter toute allergie contre une protéine étrangère (alimentaire ou de l’environnement) ou toute pathologie auto-immune. Sans une immunité efficace, point de vie. Mais sans inflammation, point d’immunité.
De manière très synthétique, il est important de comprendre que nous disposons de deux systèmes immunitaires : l’immunité innée et l’immunité acquise ou adaptative. La réponse immunitaire innée est rapide (quelques heures), non spécifique et alerte le système immunitaire adaptatif si besoin. La réponse immunitaire adaptative demande quant à elle davantage de temps (plusieurs jours) mais elle est spécifique. Dans le cas de l’infection au Covid-19, c’est la réponse immunitaire adaptative qui est essentiellement impliquée comme l’a résumé un article publié dans Nature medicine le 16 Mars dernier . Le système permettant aux cellules immunitaires de se spécialiser et d’amplifier la défense dépend du contrôle – subtil – de l’inflammation. Cette coordination est rendue possible grâce à la sécrétion de messagers immunitaires, les
cytokines. Certaines sont dites pro-inflammatoires alors que d’autres permettent au contraire de « calmer le jeu » pour éviter que le système ne s’emballe. Or qui dit inflammation, dit stress oxydatif. Le principe même du mode d’action des cellules immunitaires repose sur la production de radicaux libres (les molécules à l’origine du stress oxydatif) pour tuer l’agent pathogène . Certaines cellules immunitaires produisent un stress oxydatif majeur notamment via le peroxyde d’hydrogène (H 0 ) . Ces radicaux libres permettent également aux mitochondries de fonctionner de manière adaptée en période infectieuse, de stimuler la prolifération et la différenciation des lymphocytes T . Le contrôle de l’inflammation est donc vital : sans inflammation, nous mourrons par manque de défense contre l’agent pathogène. Avec un excès d’inflammation, nous mourrons à cause de « l’orage cytokinique » , une expression utilisée pour décrire ce mécanisme . Et c’est tout le problème de l’infection au Covid-19 au même titre que d’autres pathologies virales telles que la grippe espagnole ou H5N1. Selon une étude parue dans The Lancet le 13 Mars, le virus provoque une hyperactivation du système immunitaire (en particulier des lymphocytes) à l’origine d’une production massive de cytokines (notamment IL-2, IL-7 et TNF-alpha) . Le système s’emballe, l’inflammation atteint les tissus et peut aller jusqu’à provoquer la mort. Les lésions pulmonaires aiguës peuvent en effet résulter de cet orage cytokinique, provoquant un afflux massif de leucocytes dans les poumons du fait de l’infection, à l’origine d’une fibrose voire du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Les reins peuvent également être victimes de cet orage cytokinique. Une étude menée auprès de 150 malades chinois considère que l’élévation majeure d’une cytokine particulière, l’IL-6, serait un marqueur prédictif de
décès . Un des médicaments testés en Chine, le tocilizumab, permet justement de bloquer les récepteurs de cette cytokine. C’est une des problématiques majeures de l’usage des médicaments visant à juguler l’inflammation. S’ils sont pris au début de l’infection, ils peuvent entraver le fonctionnement du système immunitaire. Une fois l’orage cytokinique présent, ils peuvent ne plus être suffisants pour le juguler.
Nous sommes ici face à une situation caractéristique de ce que j’évoque en permanence dans mes formations : rappelons-nous que la vie cellulaire est fondée sur le principe d’homéostasie. Sans inflammation, nous ne pouvons ni évoluer ni nous défendre contre les agressions extérieures. Toutefois, si cette inflammation devient systémique, pérenne et non contrôlable, c’est le point d’initiation de la désadaptation, voire de la pathologie. Dans le cas du Covid-19, elle peut même tuer. Le cœur de l’enjeu lié à la lutte contre le coronavirus est donc de contrôler la cascade inflammatoire liée à la surproduction de cytokines, davantage que le virus lui-même.
Comprendre que l’immunité est fondée sur la capacité à initier, à supporter et à contrôler un déséquilibre biologique est passionnant, bien que malheureusement empreint ici de conséquences terribles. Passionnant car cette situation illustre parfaitement ce qu’il se passe à l’échelle de la santé occidentale. Le mode de vie individuel « occidental » et l’environnement que nous avons créé à titre collectif génèrent une inflammation systémique permanente, pernicieuse, à bas bruit (dite de
bas-grade ) qui explique la grande majorité, si ce n’est la totalité, des maladies dites de civilisation . Il ne s’agit nullement de considérer que c’est notre mode de vie qui est responsable des complications de l’infection au Covid-19. Nous sommes confrontés ici à une situation aiguë, comme il en a toujours existé et encore régulièrement. Néanmoins, même si nous ne disposons pas encore de données pour objectiver un lien entre les risques de complication et l’inflammation de bas-grade, il est évident que l’état biologique dans lequel nous sommes au moment de l’infection joue un rôle significatif dans la façon dont le système immunitaire va pouvoir y faire face. Les personnes les plus à risque sont d’ailleurs celles qui, au-delà de l’âge, souffrent d’inflammation chronique, de diabète, de maladies cardiovasculaires, d’insuffisance rénale, de cancer ou encore de maladies auto-immunes. Or toutes ces pathologies sont associées à une inflammation de bas-grade systémique. L’âge, le tabagisme ou encore la sédentarité sont également des facteurs y contribuant.

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16/06/2020



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Bonne fête a vous très chères mères de la page. Vous avez du potentiel. Aujourd'hui toute l'équipe de   vous rend hommag...
07/06/2020

Bonne fête a vous très chères mères de la page.
Vous avez du potentiel. Aujourd'hui toute l'équipe de vous rend hommage.

05/06/2020

Ne pas confondre aliments « contaminés » et aliments « irradiés » ou « ionisés »

1. Les aliments CONTAMINES

Lorsque l’on parle de « contamination radioactive » ou de « pollution radioactive », cela signifie que des particules radioactives (et plus précisément des atomes radioactifs) sont présents dans l’aliment.
Les atomes radioactifs sont des atomes dont le noyau est instable. A un moment donné, il va se désintégrer en émettant des rayonnements très énergétiques, dits rayonnements ionisants car ils sont capables d’arracher des électrons aux atomes et molécules de la matière qu’ils traversent. Les lésions ainsi créées peuvent entraîner la mort de la cellule ou sa mutation et participer au processus de cancérisation
Les produits radioactifs peuvent provenir de nombreuses sources : gaz et aérosols radioactifs que de nombeuses installations rejettent dans l’atmosphère (rejets chroniques autorisés par l’administration) ; fuites non maîtrisées ; réactions de criticité dans des stockages de déchets nucléaires ; retombées des essais nucléaires atmosphériques ; recyclage de matériaux contaminés, etc
En cas de rejet radioactif dans l’environnement, la conta-mination peut s'opérer directement ou indirectement, par absorption foliaire ou absorption racinaire :
• Contamination directe en cas de dépôt des particules radioactives sur les parties aériennes des végétaux : légumes à feuilles, fruits, céréales…. Dans un premier temps, la contamination est externe mais les particules radioactives sont ensuite métabolisées par la plante (phénomène dit de translocation qui transforme la contamination externe en contamination interne). Le phénomène est plus ou moins rapide et plus ou moins important selon le radionucléïde, la nature et le stade de développement du végétal
• Transfert des particules radioactives présentes dans le sol aux végétaux par absorption racinaire. Le facteur de transfert sol/plante dépend du radionucléïde, de sa forme physico-chimique et de la nature du sol. Il est généralement inférieur (d’un ordre de grandeur au moins) au facteur de transfert par absorp-tion foliaire. A noter le cas particulier des champignons qui sont des végétaux non chlorophylliens : leur mycélium est doté d’un matériel enzymatique très efficace pour l’absorp-tion des radionucléïdes présents dans le sol.
• Contamination indirecte des aliments d’origine animale : le bétail pâture des herbages contaminés et les polluants radioactifs se retrouvent dans le lait et la viande. On note des différences importantes d’une espèce à l’autre qui s’expliquent par les caractéristiques du régime alimentaire et du métabolisme. Pour une même contamination de l’environnement, le lait de chèvre ou de brebis présente ainsi des niveaux de contamination en iode radioactif très supérieurs au lait de vache.
Lorsque nous consommons un aliment contaminé, nous ingérons évidemment les produits radioactifs qu’il contient. Notre organisme est en effet incapable de reconnaître les éléments radioactifs et de les éliminer. Il les métabolise comme s’il s’agissait des éléments stables dont il a besoin pour fonctionner. En fonction de leurs caractéristiques physico-chimiques, les produits radio-actifs vont donc se concentrer dans des organes particuliers (l’iode dans la thyroïde, le strontium dans les os…). L'irradiation persiste jusqu'à ce que tous les atomes radioactifs soient éliminés (physiologiquement ou par décroissance radioactive).
L’ingestion de ces produits radioactifs est néfaste pour la santé. En effet, la désintégration d’un atome radioactif a deux conséquences inévitables : 1/ l’émission de rayonnements dit ionisants, c’est-à-dire dotés d’une énergie suffisante pour ioniser la matière 2/ la formation d’un élément différent de l’élément initial : ainsi l’hydrogène radioactif se transforme en hélium, le césium 137 en baryum. Ces deux phénomènes vont provoquer des lésions au sein des tissus, lésions qui peuvent être à l’origine de mutations cellulaires et favoriser l’apparition de cancers chez la personne exposée ou de maladies génétiques dans sa descendance (si les altérations se produisent au sein des cellules reproductrices, ovules ou spermatozoïdes).
2. Aliments IRRADIES, dits « ionisés »
ou « traités par rayonnements ionisants »

Ces différentes appellations recouvrent une même réalité, très différente de la contamination. Les aliments dits irradiés ont été soumis délibérément à traitement coûteux dans des installations spécialisées afin d’améliorer leur conservation et/ou de détruire les insectes, parasites et microbes qu’ils contiennent.
Le traitement consiste à exposer l’aliment à un flux de rayonnements ionisants qui peut être généré :
1/ par un accélérateur de particules (le flux d’électron peut alors être arrêté quand l’appareil est débranché) ;
2/ par une source radioactive, le plus souvent du cobalt 60, parfois du césium 137. Les rayonnements gamma sont alors émis en continu et aussi longtemps que la source reste active ( étant donné que l’activité initiale des sources est extrêmement élevée, la durée de dangerosité est de l’ordre de quelques centaines d’années pour le cobalt 60, de milliers d’années pour le césium 137).

Les objectifs du traitement par irradiation

On peut distinguer deux objectifs principaux :
1. ralentir la dégradation du produit en empêchant la germination des bulbes et tubercules ou en réduisant les populations d'insectes et de micro-organismes (bactéries, levures, moisissures) responsables de la dégradation ou de la maturation naturelle de l’aliment.
2. augmenter les qualités hygiéniques de l'aliment :
• en détruisant les micro-organismes et les insectes présents dans les fruits secs, les céréales et les légumes
• en éliminant les bactéries pathogènes présentes dans les épices et les volailles ainsi que les vers parasites de certaines viandes : bactéries comme les Salmonella spp ou les Listeria monocytogènes, ou vers de type Trichi-nella spiris ou Taenia solium.
Les doses de rayonnements ionisants délivrées aux aliments:

La dose de rayonnement indique la quantité d’énergie absorbée par le produit par unité de masse. Elle dépend de l’énergie du rayonnement incident (en MeV), de la durée de l’exposition et de la géométrie et de la masse du produit à traiter. L’unité de mesure est le Gray (noté Gy). Les doses couramment utilisées pour irradier les aliments sont de l’ordre de 100 Gy à 10 000 Gray (soit 10 kGy).
La dose délivrée aux denrées alimentaires dépend de l’effet escompté : les doses les plus « faibles » sont délivrées pour obtenir l’inhibition de la germination des aliments type pommes de terre et oignons (50 à 150 Gy) ; les doses les plus élevées (10 à 50 kGy) pour la stérilisation des aliments (repas destinés aux patients immuno-déprimés par exemple.)
Attention, du point de vue de la santé humaine, ces chiffres sont colossaux. Les doses délivrées aux aliments (même celles dites "faibles") sont mortelles pour des êtres humains.
Effets indésirables, effets nocifs
Sauf dysfonctionnement, un aliment irradié ne devient pas radioactif. Sa nature est cependant profondément altérée. En effet, outre les effets recherchés, l’irradiation provoque des effets indésirables avec des conséquences qui sont encore mal connues.
• En traversant l'aliment, le rayonnement va arracher des électrons aux atomes, casser des molécules et provoquer la formation de radicaux libres très réactifs. Les recombinaisons chimiques vont donner naissance à des molécules qui n'existaient pas initialement dans l'aliment. L’irradiation des lipides entraîne ainsi la formation de cyclobutanones qui sont caractéristiques de l’irradiation et dont plusieurs études ont montré la toxicité.
Les études sur la toxicité de ces composés chimiques restent à ce jour très insuffisantes. Ces lacunes sont d’autant plus inadmissibles que plusieurs études ont mis en évidence dès les années 50-60 des effets très inquiétants (lésions chromosomiques notamment).

• L’irradiation provoque également :
- la destruction (en proportion variable selon la dose et la radiorésistance des molécules) d'acides aminés et de vitamines (notamment A, B1, B6, B12, C, E, K, PP et acide folique) :
- la rupture des équilibres naturels : or, tous les micro-organismes contenus dans la nourriture ne sont pas nuisibles ; certains ont des fonctions utiles.
- l’induction de mutations notamment chez les bactéries ou les insectes les plus pathogènes qui sont généralement les plus résistants au traitement (avec création possible de lignées plus résistantes)
Il faut également savoir que l'irradiation à forte dose détruit les bactéries mais qu’ elle n'a pas d'incidence sur les toxines qu'ont produites ces bactéries. Or, bien souvent, ce sont les toxines, et non les bactéries, qui sont responsables des intoxications alimentaires.

Les aliments concernés par l’irradiation

La liste des aliments dont l’Europe autorise l’irradiation est limitée à 3 catégories de produits :
1. herbes aromatiques séchées,
2. épices,
3. condiments végétaux.
Les autorités européennes ont considéré que ces aliments sont souvent contaminés et que l’irradiation constitue un traitement moins toxique que les fumigants type oxyde d’éthylène.
Cf. dispositions de la Directive 1999/3/CE du parlement européen et du Conseil du 22 février 1999 établissant une liste communautaire de denrées et ingrédients alimentaires traités par ionisation.
Cependant, compte tenu de l’impossibilité de parvenir à un consensus entre les Etats extrêmement hostiles à l’irradiation (l’Allemagne par exemple) et ceux qui y sont favorables (la France et la Belgique par exemple) , la réglementation européenne continue de tolérer les autorisations délivrées au niveau national. La directive 1999/2/CE relative au rapprochement des législations des Etats membres sur la question de l’irradiation alimentaire n’a pas pu aller au bout de ses objectifs.
Huit Etats membres de l‘Union européenne autorisent l’irradiation d’aliments autres que les trois catégories spécifiées par l’Europe : la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Tchéquie, la Hongrie et l’Italie.
En France, la réglementation autorise l’irradiation d’une quinzaine de produits ou catégories de produits (cf. tableau page suivante).
A cette liste s’ajoutent bien sûr les aliments irradiés importés des 34 Etats non membres de l’UE qui prati-quent l’irradiation. Parmi ceux qui ont autorisé l’irradiation d’un nombre élevé de produits, on peut citer l’Afrique du Sud, le Brésil, la Turquie, les USA, le Ghana, la Fédé-ration de Russie, l’Inde, le Mexique et la Croatie.
L’évaluation des tonnages reste très incertaine au niveau mondial mais aussi européen (cf. rapport 2002/C 255/02 de la Commission européenne). Pour la France, la commission donne 8 852 tonnes pour 2000 et 6 925 tonnes pour 2001. Lors de l’enquête réalisée en 1994 par notre laboratoire, nous avions obtenu 15 000 tonnes pour 1992 et 10 000 t. pour 1993 (statistiques DGCCRF). Les tonnages les plus importants concernaient :
1/ les épices, aromates et légumes secs, 2/ la viande de volaille séparée mécaniquement, 3/ la caséine et caséinate

L’information du consommateur

Le consommateur n'a aucun moyen pour identifier par lui-même les aliments qui ont été irradiés. Il ne peut compter que sur l’étiquetage. En France, comme en Europe, toute denrée irradiée doit porter la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation ». On peut en outre trouver sur certains produits (importé d’Afrique du sud notamment) le symbole dit RADURA.
La situation s’est améliorée depuis l’enquête que la CRIIRAD a effectuée en 1994 pour la Commission européenne (service politique du consommateur) mais il reste encore de sérieux progrès à réaliser, en particulier en matière de contrôle des obligations d’étiquetage (notamment en France).
Des compléments seront publiés prochainement par la CRIIRAD.
Les risques liés aux installations d’irradiation

Les installations d’irradiation qui utilisent une source radioactive sont classées INB, c’est-à-dire Installation Nucléaire de Base (catégorie des installations les plus dangereuses où figurent également les réacteurs nucléaires, usines de retraitement, etc). Les études de dossiers effectuées dans le passé par le laboratoire de la CRIIRAD montraient des insuffisances notables, tant sur le plan de la radioprotection que de la sécurité : protection insuffisante vis-à-vis des risques externes, qu’ils soient accidentels ou liés à des actes de malveillance, mauvaise prise en compte des risques liés au transport des sources radioactives, défaut d’information et de préparation des services de secours, etc.
Où se trouvent les installations d’irradiation françaises ?

6 installations sont exploitées par la société IONISOS :
*dans l’AIN, à Dagneux ( ZI Les Chartinières). Utilise une source radioactive de cobalt 60.
*En VENDEE, à Pouzauges (ZI de Montlifant). Utilise une source de cobalt 60
*dans la SARTHE, à Sablé-sur-Sarthe (ZI de l’Aubrée)
*dans l’ESSONNE, à Orsay (Domaine de Corbeville Thompson). Rayonnement émis par un accélérateur d’électrons.
*dans l’AUBE, à Chaumesnil (lieu-dit de Beauvoir).
*dans le MORBIHAN, à Berric, (ZA Le Flachec). La société Radient qui exploitait cet accélérateur d'électrons a rejoint en avril 2004 le groupe IONISOS.
1 installation est exploitée par la société ISOTRON à Marseille, dans les BOUCHES-DU-RHONE.
L’installation qu’exploitait la SNCS (Société Normande de Conserve et Stérilisation) à Osmanville dans le Calvados a été arrêtée en 1997 (marché insuffisant) et déclassée en 2002. D’après la DGSNR, les contrôles n’ont pas révélé de contamination (source de cobalt 60).

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Ouagadougou

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Lundi 09:00 - 17:00
Mardi 09:00 - 17:00
Mercredi 09:00 - 17:00
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