27/01/2026
Souvent, toi seul sais réellement ce que tu traverses.
Les combats les plus rudes sont silencieux, et personne ne les voit.
Autour de toi, les gens parlent.
Ils disent ce qu’il faut dire, non pas pour comprendre, mais pour rester en phase avec les normes que la société impose.
Des phrases toutes faites, des jugements déguisés en conseils, des avis qui rassurent davantage celui qui parle que celui qui souffre.
Toi seul sais ce qui est juste pour ton équilibre.
Mais le monde en face ne voit pas… ou ne veut pas voir.
Il observe de loin, sans mesurer la profondeur de tes nuits, ni le poids de tes pensées.
Quand tu tentes d’être toi, quand tu oses suivre ce que tu ressens au fond de toi, on te juge.
On te reproche de ne pas entrer dans le moule, de déranger l’ordre établi, de refuser de faire semblant.
Puis, trop t**d, certains se consternent.
Ils s’étonnent, ils s’attristent, ils pleurent une absence…
sans jamais avoir pris le temps d’écouter la détresse qui, lentement, gagnait du terrain.
Les gens vivent sous des pressions intérieures constantes.
Ils portent des douleurs invisibles, des blessures muettes.
Mais ils se taisent, par peur :
peur d’être incompris, peur d’être perçus comme faibles.
Car notre société est devenue experte dans un art cruel :
juger sans savoir, condamner sans comprendre, parler sans écouter.