05/15/2025
La semaine dernière, nous avons laissé passer 2 belles occasions de discuter de sujets avec vous : la fête des mères ainsi que la semaine de la santé mentale positive (nous y reviendrons)! Pour diverses raisons, nous avons été tenues loin de nos réseaux sociaux alors que ceux-ci débordaient de publications sur ces sujets. Nous aurions pu choisir d'utiliser l'intelligence artificielle et de pondre un message tout fait en moins de 2 minutes. Cependant, cela aurait été contraire à nos valeurs, car l'authenticité et l'humain sont très importants pour nous. Nous préférons donc revenir sur ces sujets à retardement, mais en utilisant tout notre coeur.
Revenons donc à la fête des mères. Prendre du recul nous a permis de voir les choses sous un autre angle. Nous avons vu passer mille et une publications, qui, en majorité, encensaient le fait d'être une maman. Selon nous, c'est en partie vrai ; la parentalité, c'est une aventure merveilleuse la plupart du temps! Cependant, permettons-nous aussi de normaliser que cela vient avec son lot d'inquiétudes, de petits et grands bobos, de défis, d'essais et d'erreurs. Normalisons également que deux sentiments contradictoires peuvent coexister ; nous avons beau aimer nos enfants inconditionnellement, il est possible certains jours d'avoir hâte qu'ils s’endorment à la fin de la journée parce qu'ils ont utilisé 110% de notre patience. C'est normal et humain. On peut être un parent extraordinaire même si certaines de nos interventions sont parfois moins bonnes. On peut aussi aimer notre propre parent tout en ayant des blessures émotionnelles liées à celui-ci. Nous tentons ici d’expliquer que deux émotions qui semblent contradictoires peuvent très bien coexister.
Nous avons envie de cesser de prôner la perfection et la glorification de standards impossibles à atteindre. Cessons de tout mesurer, organiser, magnifier. Revenons au présent, au ressenti ainsi qu’à l’ici et maintenant. Soyons ''vrais'' en montrant les cartes et les bricolages imparfaits des enfants, acceptons d'être échevelée après une activité avec eux, acceptons que parfois, il puisse y avoir des larmes de tristesse ou de joie à travers, et surtout, acceptons d'être ce que nous avons envie d'appeler ''extraordinairement ordinaire''.