12/22/2025
« Encore seul cette année ? »
« Tu attends quoi pour te stabiliser ? »
« À ton âge, tu devrais… »
Ces petites phrases ont l’air de rien,
mais elles mesurent, comparent, évaluent —
comme si chaque vie devait cadrer dans une norme invisible.
Les fêtes réveillent parfois les exclusions, les absences, les places qu’on a perdues.
La pression d’être « bien », « joyeux » ou « aligné » peut faire remonter des doutes profonds.
Pour plusieurs, cette période n’est pas que festive.
C’est aussi un moment où l’appartenance se questionne,
où le lien se fragilise,
où certains choix de vie créent des distances.
Et si, cette année, au lieu de prescrire, on observait ?
Et si, au lieu de normaliser, on devenait curieux ?
Curieux de ce que les autres vivent,
curieux de ce qui les traverse,
curieux de leurs chemins singuliers.
Ne forcez rien, ni joie, ni espoir, ni feu d’artifice.
Vous n’avez pas à être « bien » pour être à votre place.
Vous n’avez pas à prouver quoi que ce soit pour mériter le lien.
Parfois, ça suffit d’être là,
avec le courage de reconnaître qu’il n’y a rien à réparer
et rien à guérir non plus.
Reconnaître que certaines émotions et certaines sensations appartiennent à des histoires que vous auriez aimé vivre autrement,
ou que vous auriez aimé voir évoluer différemment.
Et garder en tête que ce qui circule dans le mental n’est pas toujours ce qui va se passer dans le réel,
au moment où vous serez avec les autres.
Soyez curieux des humains autour de vous —
curieux de leurs nuances,
curieux de leurs traversées,
curieux sans vouloir normaliser.
C’est ça, la présence.