02/11/2026
J’ai envie de parler de la vente. C’est clairement un sujet encore diabolisé.
À cause des stéréotypes de vendeurs harceleurs.
Par peur de se faire avoir.
Par peur d’achaler le monde.
Par peur de déranger.
Mais aujourd’hui, j’ai envie de te donner un exemple très concret de l’argent que tu laisses sur la table en continuant de croire ça.
Imagine si je m’étais dit ça pour Zone de Génie et pour le Centre Libertas.
Imagine si j’avais décidé à la place de mes clients :
« Ils doivent déjà avoir quelqu’un. »
« Ils n’ont sûrement pas le budget. »
« Ce n’est pas le bon timing, ils sont dans le jus, je vais déranger. »
« Ils ont trop de besoins, ça n’a pas d’allure le devis que je fais, c’est cher. »
« Ce n’est pas prioritaire pour eux, ils peuvent sûrement gérer ça à l’interne. »
« Je ne vais pas les rappeler, ils vont le faire quand ils seront prêts..»
Il n’y aurait pas de retours d’appels.
Pas de nouveaux mandats.
Pas d’équipe qui se structure.
Pas de parent qui comprend enfin son enfant autrement.
Pas de client qui me dit, des années plus t**d : « Merci sincèrement, encore aujourd'hui j’utilise tes outils. »
Au début, je pensais vraiment protéger les gens en me taisant.
Je faisais une lecture rapide de leur situation et je décidais pour eux. Quand j’étais serveuse et qu’on me demandait d’offrir un extra champignons à 1,50 $ ..dans le temps.
Dans ma tête d’étudiante qui essayait juste d’arriver à payer sa Civic à la fin du mois… c’était cher et pas une priorité.
Donc j’en parlais à moitié. Ou pas du tout.
Selon le jugement que je faisais des gens.
Sauf que ce n’était pas mon assiette.
Ni mon budget.
Aujourd’hui, si je faisais la même chose avec Zone de Génie, certaines entreprises fonctionneraient encore sans structure RH, avec des conflits internes qui coûtent cher, du roulement évitable et aucun plan clair pour l’avenir.
Si je faisais la même chose avec le Centre Libertas, certains parents continueraient à se sentir inadéquats, certains adolescents resteraient coincés dans leurs silences, certaines personnes continueraient à performer en surface en s’épuisant à l’intérieur.
Tout le monde vend.
La question, c’est : est-ce que tu laisses tes croyances décider à la place de ton client ?
Parce que si tu ne présentes pas tes services, ton client va acheter ailleurs.
Il va investir dans une solution qui règle peut-être un symptôme… ou rien du tout.
Et pendant ce temps-là, ton compétiteur, lui, aura été plus clair que toi.
Il va continuer à chercher sa solution.
Et peut-être devenir plus méfiant envers le prochain professionnel à qui il demande de l’aide, parce qu’il aura été déçu.
La vente bienveillante, ce n’est pas forcer.
C’est expliquer clairement l’impact.
C’est nommer les vraies choses.
C’est offrir une alternative solide.
Et laisser l’autre adulte choisir.
Se déprogrammer en vente, ce n’est pas devenir plus agressive, plus manipulatrice ou « vieille école ».
C’est devenir plus responsable de la valeur que tu offres… et permettre à ceux qui en ont besoin d’y avoir accès.
Je suis curieuse de savoir comment ça va la vente ?
OK bye ! xox