06/14/2025
Aujourd’hui, quelque chose en moi a basculé.
Comme si je marchais entre deux mondes,
passant de la lumière à l’ombre en un battement de cœur.
Les émotions montaient comme des vagues,
et sans prévenir, les larmes coulaient.
Je quittais la pièce à chaque fois,
incapable de les retenir, incapable de faire semblant.
Il y avait cet espace où je pouvais juste… pleurer.
Où deux présences bienveillantes me regardaient sans poser de questions.
Je leur disais simplement :
« Laissez-moi pleurer. »
Et je le faisais. Pleurer pour cette part de moi fatiguée,
invisible, abandonnée trop tôt à la tâche de tout porter.
Je sentais la petite fille à l’intérieur.
Celle qui serre les poings quand elle est déçue.
Celle qui se sent seule dans une pièce pleine.
Celle qui voudrait, juste une fois,
être tenue sans mots, sans conditions.
Et puis il y a eu cette rencontre.
Un échange simple, mais qui a ouvert une autre couche.
J’ai dit ce que je ressentais,
avec sincérité, avec larmes, sans détour :
« Je ne veux pas. »
Pas qu’on me dise que ça va passer.
Pas qu’on minimise la tempête intérieure.
Je voulais qu’on l’accueille. Juste ça.
Puis le quotidien a repris son souffle.
Les enfants, les courses, les rires, les imprévus.
On a acheté plus que prévu,
on a chanté sur la route,
mangé des choses qu’on n’avait pas prévues,
et j’ai fini la journée avec une cigarette au bord des lèvres.
Et là, un soupir.
Un moment suspendu.
Et cette question silencieuse :
Mais c’était quoi, cette journée ?
Peut-être une traversée.
Peut-être un rappel.
Que même dans le chaos, il y a un cœur qui bat.
Un cœur qui, doucement, apprend à se soutenir lui-même,
avec patience, avec tendresse, avec vérité.