02/15/2026
J’ai longtemps pensé que tu étais morte.
Que j’étais faite ainsi.
Que je devais juste continuer du mieux que j’étais capable.
Aujourd’hui, je comprends que tu as tellement souffert que tu as dû sortir de mon corps pour ne pas mourir.
Quelle ironie.
La dissociation, l’engourdissement ont été si aigus qu’ils se sont cristallisés profondément en toi.
Dans cette mort.
Dans cette dormance infinie qui nous séparait encore et encore, me faisant croire que je n’avais jamais vécu autrement.
En mettant tellement d’ampleur sur la femme, j’ai continué à t’oublier.
Quand on parlait de toi, je ne te sentais toujours pas.
Je comprenais le concept intellectuellement.
Mais pas somatiquement.
Mon système nerveux devient en alerte aiguë quand j’ose m’approcher de toi.
Les souvenirs, les mémoires sont tellement atroces que je ne sais toujours pas comment t’intégrer.
Je me rapproche peu à peu.
Je me fais aider.
Je m’excuse si c’est long.
Si c’est plus complexe que je me l’avais imaginé.
Mais j’ai à cœur ta guérison.
La réintégration complète de ta présence en moi.
Je suis heureuse de mieux comprendre ce qui nous est arrivé pour enfin l’adresser pleinement.
Je voulais te dire que tu es la petite fille la plus courageuse que je connaisse.
Tu m’impressionnes chaque fois que je découvre un peu plus de toi.
Merci de te montrer.
Merci pour ta force.
Merci pour ta résilience incroyable.
Tu m’enseignes encore et encore.
Je suis fière d’être la grande version de toi aujourd’hui.
Je t’aime.
— Marie-Lou
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Si ces mots ont réveillé quelque chose en toi…
ce n’est pas un hasard.
On parle beaucoup d’amour de soi.
Mais l’amour le plus profond commence là où on s’est quittée pour survivre.
Demain soir, le 15 février à 19h (heure du Québec), j’ouvre un espace pour retourner à la source.
Pas pour analyser.
Pas pour forcer.
Mais pour apprendre à tenir cette partie de toi avec sécurité.
L’atelier est disponible en direct ou en replay.
Contribution : 33$.
Si ton corps sait que c’est le moment, le lien est en bio.
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