Dr. Jean-Paul Brutus

Dr. Jean-Paul Brutus Hand Surgeon | Medico-Legal Expert | Author
Chirurgien de la main | Expert médico-légal | Auteur

Nous sommes des humains avant d’être des médecins.Cette semaine, j’ai publié un texte sur le su***de d'une jeune femme m...
04/26/2026

Nous sommes des humains avant d’être des médecins.

Cette semaine, j’ai publié un texte sur le su***de d'une jeune femme médecin.
Depuis, en message privé, on m’a informé d’un second décès par su***de d’un médecin au Québec.
Deux en un seul mois.
Le premier a été médiatisé. Le second est passé sous silence, comme c'est trop souvent le cas.

Nous sommes des humains, en dessous de notre blouse blanche et derrière notre titre de docteur.

Et en tant qu’humains, nous pleurons aussi.
Pas toujours avec des larmes. Souvent en silence.
Nous voyons des choses que personne ne devrait voir.

Des enfants qui meurent.
Des personnes âgées qui s’éteignent dans la solitude.
Des mains, des bras et des jambes arrachés dans des accidents violents.
Des visages dévorés par le cancer, méconnaissables.
Des jeunes mères qui meurent sur la table d’opération.
Des familles brisées au milieu de la nuit par un appel que nous devons passer.
Nous reconstruisons des visages après des tentatives de su***de… pour entendre parfois, quelques jours plus t**d, la même personne dire qu’elle va recommencer. Je l'ai vécu.

C’est ça, la médecine.
Ce ne sont pas des anecdotes.
C’est notre réalité quotidienne.
Et ces images, ces cris, ces silences s’impriment en nous.
Ils s’accumulent.
Ils deviennent physiques.
Ils nous changent.
On nous apprend très tôt à compartimenter, à continuer, à passer au prochain cas sans pause.
On nous dit que c’est la force.
Que c’est la résilience.
Mais ce n’est pas de la faiblesse que de ressentir tout ça.
C’est d’être humain.

La vraie question n’est pas « Pourquoi est-ce que je vis ça ? »
La vraie question est : Pourquoi a-t-on construit un système qui exige de nous que nous continuions comme si rien ne nous atteignait ?

À tous mes collègues médecins,
Si vous portez ces images en vous,
si vous vous sentez épuisé, ou envahi par une tristesse que vous n’arrivez plus à contenir,
sachez que vous n’êtes pas seul.
Appelez dès maintenant :
PAMQ → 1 800 387-4166
ou
1 866 APPELLE (1 866 277-3553)
Le Programme d’aide aux médecins du Québec est là pour vous, de façon strictement confidentielle, sans jugement et sans risque pour votre carrière.
Nous sommes des humains d’abord.
Protégeons-nous comme nous protégeons nos patients.

Après 33 ans à prendre soin de patients au Québec, un autre su***de d’un médecin m’a brisé le cœur… et je ne peux plus m...
04/24/2026

Après 33 ans à prendre soin de patients au Québec, un autre su***de d’un médecin m’a brisé le cœur… et je ne peux plus me taire.

Voici les 10 vérités les plus dures que j’ai apprises sur le su***de des médecins :

1. Les médecins ont l’un des risques les plus élevés de décès par su***de parmi toutes les professions, et les femmes médecins sont à risque encore plus élevé que leurs collègues masculins. Avec plus de 55 % de la main-d’œuvre médicale au Québec maintenant composée de femmes, cette crise nous frappe encore plus durement.

2. « Endure et passe au prochain cas » est le mot d’ordre en médecine. C’est mortel. Quand on absorbe la douleur et la souffrance des patients chaque jour sans exutoire sécuritaire, on finit par la porter dans son propre corps.

3. On n’est jamais vraiment en congé de son rôle de médecin — même en vacances.

4. Quand l’un de nous se su***de, personne ne le voit venir… parce qu’on est devenus experts pour cacher notre détresse (même les médecins qui semblent « heureux »).

5. Je connais personnellement 4 collègues qui ont mis fin à leurs jours. Et vous, collègue combien en connaissez vous personnellement ?

6. Ces su***des sont souvent cachés à cause de la honte, des problèmes d’assurance-vie et de la réputation des institutions tels que les hôpitaux et universités.

7. Personne ne collecte systématiquement ces données, et personne ne prépare adéquatement les étudiants en médecine à cet enjeu professionnel : près de 37 % des étudiants souffrent déjà d’épuisement professionnel, tandis que 46 % des médecins canadiens rapportent un épuisement professionnel élevé et 42 % des symptômes de dépression en pratique.

8. Les anesthésiologistes sont parmi les spécialités les plus à risque, et les médecins se su***dent souvent sur leur lieu de travail (hôpital ou clinique), contrairement à la population générale — là où ils ont été blessés.

9. Le système blâme souvent les médecins (« burnout », manque de résilience) au lieu de s’attaquer aux conditions inhumaines : pression administrative, manque de sommeil, harcèlement et absence de soins confidentiels sans risque pour la carrière.

10. Pour chaque médecin qui meurt ou devient incapable de pratiquer, des milliers de patients perdent leur médecin de famille ou leur spécialiste, et la pression augmente encore plus sur les collègues restants. C’est une véritable crise de santé publique.
Le silence et le déni ne sont plus acceptables.

Ça doit arrêter.
Le Québec ne plus continuer à perdre des collègues brillants et dévoués à cause d’un système qui nous apprend à ignorer notre propre douleur et frappe sur la tête des médecins pour des raisons politiques et démagogiques.

Chaque su***de de médecin est une perte humaine tragique, mais aussi des milliers de patients abandonnés et un fardeau supplémentaire sur le réseau déjà surchargé.
ll nous faut un vrai changement de culture : déstigmatisation, soutien confidentiel sans répercussions professionnelles, meilleur équilibre travail-vie, ressources obligatoires en bien-être et une collecte honnête de données.

À tous les médecins qui lisent ceci :
Vous n’êtes pas seul.e. Votre vie compte. Votre souffrance compte. Demandez de l’aide — aujourd’hui.
Ressources au Québec :

PAMQ (Programme d’aide aux médecins du Québec) → 1 800 387-4166 ou 514 397-0888
Ligne de prévention du su***de → 9-8-8 (24/7)

Brisons le silence ensemble avant de perdre un autre des nôtres.

04/23/2026
Récemment, comme beaucoup de collègues, j’ai appris le décès par su***de de la Dre Karina Poliquin, pédiatre au Québec. ...
04/23/2026

Récemment, comme beaucoup de collègues, j’ai appris le décès par su***de de la Dre Karina Poliquin, pédiatre au Québec.
Je ne la connaissais pas personnellement. Mais ses mots ont circulé. Et ils frappent juste.
Parce qu’ils parlent de quelque chose que nous connaissons tous, sans toujours le dire.
Être médecin, c’est porter beaucoup.
Responsabilité. Attentes. Pression. Tout le temps.
Et souvent, en silence.
Dans son texte, elle décrit une première crise de panique.
Elle parle de fatigue, de culpabilité même les jours de congé.
Elle évoque aussi une atteinte à son autonomie et à son intégrité.
Et un système où il faut constamment faire plus, avec moins.
On lui reprochait aussi, indirectement, de ne pas être « assez productive » parce qu’elle prenait le temps avec ses patients.
Tout cela, nous l’avons déjà ressenti à différents degrés.
J’ai moi-même vécu deux épisodes de burnout , cet état où on est complètement vidé, où on continue de fonctionner, mais sans vraiment récupérer.
Pas par manque de résilience.
Pas par manque de passion.
Mais parce qu’à un moment donné, l’équilibre ne tenait plus.
J’ai aussi opéré le jour du décès de mon père.
Pas par obligation directe.
Pas par héroïsme.
Mais parce que, dans notre culture, on continue. Toujours.
Le lendemain des funérailles, bien sûr je travaillais aussi.
J’ai vécu des symptômes d’épuisement… et j’ai continué quand même.
Parce qu’il le fallait.
J’ai fini par aller chercher de l’aide.
Mais j’ai continué.
Alors quelle est la différence entre elle et moi?
Je ne sais pas.
Ce que je sais, par contre, c’est que nous, medecins, sommes très bons pour continuer à fonctionner… même quand ça ne va plus vraiment.
On est entraînés pour ça.
À rester performants malgré la fatigue.
À mettre de côté ce qu’on ressent pour faire le travail.
Et c’est précisément ce qui devient dangereux.
On parle beaucoup de « burnout ».
Comme si on était des bougies qui finissent par se consumer.
Mais ce n’est pas vraiment ça.
On ne brûle pas.
On arrête de se recharger.
Petit à petit.
Sans toujours s’en rendre compte.
Et pendant ce temps-là… on continue.
Parce qu’on est capables de continuer.
Parce qu’on est faits pour ça.
Aujourd’hui, je ne prétends pas comprendre ce qu’elle a vécu.
Ce serait trop simple. Et très probablement faux.
Mais je pense que son message mérite d’être entendu.
Et entre collègues, il va falloir faire plus que se demander « ça va? ».
Parce qu’on répond presque toujours oui.
Il va falloir apprendre à voir quand ça ne va pas.
À insister un peu.
À créer des espaces où on peut dire la vérité sans crainte.
Prendre soin des patients commence aussi par prendre soin de ceux qui les soignent.
Repose en paix, Karina Poliquin

What happens when a surgeon becomes the one under investigation?In Silent Oath, a respected Montreal physician finds her...
02/20/2026

What happens when a surgeon becomes the one under investigation?

In Silent Oath, a respected Montreal physician finds her career, reputation, and identity unraveling under the weight of a powerful system.

It is a medical thriller rooted in real world pressure.
Institutional power.
Professional silence.
High stakes decisions behind closed doors.

The novel is now available on Kindle Unlimited.
If you have a KU subscription, you can read it at no additional cost.

If you enjoy intelligent thrillers with psychological depth, it is waiting for you.

Bookstagram

Certains d’entre vous savent que ce projet me tient à cœur depuis longtemps.Que se passe-t-il lorsque Sarah Adams, une c...
01/22/2026

Certains d’entre vous savent que ce projet me tient à cœur depuis longtemps.

Que se passe-t-il lorsque Sarah Adams, une chirurgienne thoracique accomplie à Montréal, est prise pour cible par une autorité médicale puissante, dotée du pouvoir d’enquêter, de suspendre et d’effacer discrètement une carrière?

Un combat commence.
Un combat qui n’a jamais été conçu pour être équitable.

C’est le cœur de Silent Oath.

Ancré à Montréal, où la ville devient presque un personnage à part entière, le roman explore la médecine, le droit, le pouvoir et le prix du silence.

Les premiers lecteurs ont été d’une grande générosité. L’un parle d’un « thriller médical tendu et captivant », un autre d’un livre « impossible à poser avant la dernière page ».

Silent Oath est maintenant disponible sur Amazon et chez Indigo.
Liens dans les commentaires.

Some of you know this story has been a long time in the making.What happens when Sarah Adams, a successful thoracic surg...
01/22/2026

Some of you know this story has been a long time in the making.

What happens when Sarah Adams, a successful thoracic surgeon in Montreal, is targeted by a powerful medical regulator with the authority to investigate, suspend, and quietly erase a career?

A fight begins that was never meant to be fair.

That question is at the heart of Silent Oath.

Set in Montreal, where the city itself becomes a character, the book explores medicine, law, power, and the cost of silence.

Early readers have been incredibly generous. One called it “a taut, gripping medical thriller,” another said it was “the kind of book you don’t want to put down until the very end.”

Silent Oath is now available on Amazon and Indigo.
Links in the comments.

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1140 Avenue Beaumont
Montreal, QC
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Dr Brutus, chirurgien de la main

Le docteur Brutus est né en Belgique et a obtenu son diplôme de l’école de médecine à Bruxelles en 1995. Passionné de la chirurgie de la main, il a fait sa résidence en chirurgie plastique et reconstructive à Bruxelles, où il a aussi suivi une formation d’un an au centre de chirurgie de la main le plus prestigieux de la ville. Il a ensuite complété un programme postdoctoral (« fellowship ») de 12 mois en chirurgie de la main et des membres supérieurs au SUNY Upstate Medical University à Syracuse, New York, de même qu’un programme de recherche postdoctoral de trois mois à l’Institute for Human Performance qui fait partie de la même école. Le docteur Brutus est certifié par la Société royale belge de chirurgie plastique et détient un permis d’exercice du Collège des médecins du Québec. Il s’est établi à Montréal en 2005 après avoir accepté un poste de professeur auxiliaire en chirurgie plastique au Centre hospitalier de l’Université de Montréal, où il a enseigné et pratiqué la chirurgie de la main jusqu’en 2010. Au cours de la même période, il a également pratiqué à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé à Laval.

Le docteur Brutus se dévoue à l’amélioration de la qualité des soins prodigués au Canada, particulièrement en chirurgie de la main, mais aussi dans le système de santé en général. Il croit qu’il faut traiter le patient et pas seulement la main. Il préconise une approche humaine personnalisée et chaleureuse des soins.

Tout au long de sa carrière, le docteur Brutus a touché la vie de milliers de patients à travers le monde qui comptent sur leurs mains pour s’accomplir au quotidien, incluant des artistes, des athlètes professionnels, des médecins et des dentistes, des coiffeurs, des policiers et des militaires, des pilotes d’avion et des agents de bord. Sa persévérance, son énergie, sa passion et sa dévotion à l’amélioration des soins prodigués aux patients au Canada et à travers le monde sont indéniables. Il croit qu’il y a toujours moyen d’améliorer les solutions en place et qu’aucun défi n’est insurmontable.