23/01/2026
👊🏻 On vit dans une époque qui valorise peu la persistance. La moindre difficulté est souvent interprétée comme un signal d’arrêt plutôt que comme une étape normale du chemin. Fatigue, doute, inconfort émotionnel sont rapidement requalifiés en preuves qu’il faudrait renoncer, se protéger, changer de direction.
Peu à peu, s’installe une culture implicite de l’abandon, non pas parce que les individus seraient plus fragiles, mais parce que l’environnement leur apprend à confondre difficulté et erreur de trajectoire.
Or, aucune réussite durable ne se construit sans phases d’incertitude, de découragement ou d’effort prolongé. Lorsque l’abandon devient la réponse par défaut à l’inconfort, ce ne sont pas seulement des projets qui s’arrêtent, mais des capacités qui ne se développent jamais.
Continuer n’est pas un acharnement aveugle ; c’est un acte de discernement : accepter que le malaise n’est pas toujours un message d’arrêt, mais souvent le prix temporaire de ce qui vaut la peine d’être construit.