Dr. Junias ASSO

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Parce que la prévention est une arme puissante contre la maladie, je m’efforce de vous expliquer la médecine simplement, pour une santé mieux comprise et mieux protégée.

𝐒𝐘𝐍𝐃𝐑𝐎𝐌𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐎𝐕𝐀𝐈𝐑𝐄𝐒 𝐏𝐎𝐋𝐘𝐊𝐘𝐒𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒Le syndrome des ovaires polykystiques est un trouble hormonal fréquent chez la femme e...
04/03/2026

𝐒𝐘𝐍𝐃𝐑𝐎𝐌𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐎𝐕𝐀𝐈𝐑𝐄𝐒 𝐏𝐎𝐋𝐘𝐊𝐘𝐒𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒

Le syndrome des ovaires polykystiques est un trouble hormonal fréquent chez la femme en âge de procréer. Beaucoup de femmes en souffrent sans le savoir, car les signes peuvent être discrets au début ou confondus avec d’autres problèmes.

Chez une femme en bonne santé, les ovaires produisent des hormones et libèrent chaque mois un ovule lors de l’ovulation. Dans le syndrome des ovaires polykystiques, cet équilibre hormonal est perturbé. Les ovaires produisent souvent une quantité plus élevée d’hormones appelées androgènes, que l’on appelle parfois hormones masculines. Cette situation empêche une ovulation normale et entraîne l’accumulation de petits follicules dans les ovaires, visibles à l’échographie. C’est ce qui donne l’aspect dit “polykystique”.

Le premier signe qui alerte souvent est la perturbation des règles. Certaines femmes ont des cycles très irréguliers, avec des règles espacées de plusieurs mois. D’autres peuvent même ne plus avoir de règles pendant longtemps. Ce dérèglement est généralement lié à l’absence d’ovulation régulière.

Le syndrome peut aussi se manifester par des signes liés à l’excès d’androgènes. On peut observer une augmentation de la pilosité sur certaines parties du corps comme le visage, la poitrine ou le ventre. Certaines femmes développent également de l’acné persistante ou une peau très grasse. Dans certains cas, on peut aussi remarquer une chute de cheveux.

Un autre aspect important du syndrome des ovaires polykystiques concerne le métabolisme. Beaucoup de femmes atteintes présentent une résistance à l’insuline. Cela signifie que le corps utilise moins bien cette hormone qui régule le sucre dans le sang. Cette situation peut favoriser la prise de poids et augmenter le risque de développer un diabète au fil des années.

La fertilité peut aussi être concernée. Comme l’ovulation est irrégulière ou absente, certaines femmes rencontrent des difficultés pour tomber enceintes. Cependant, il est important de savoir que ce syndrome ne signifie pas stérilité. De nombreuses femmes atteintes parviennent à avoir des enfants, parfois avec une prise en charge médicale adaptée.

Le diagnostic repose sur plusieurs éléments. Le médecin s’appuie généralement sur les symptômes, l’examen clinique, des analyses hormonales et une échographie pelvienne qui permet d’observer l’aspect des ovaires.

Le syndrome des ovaires polykystiques est une affection chronique, mais il peut être bien contrôlé lorsqu’il est reconnu. Une prise en charge adaptée permet de réduire les symptômes, d’améliorer la qualité de vie et de prévenir certaines complications à long terme.

Beaucoup de femmes vivent avec ce syndrome sans en parler ou sans comprendre ce qui se passe dans leur corps. Pourtant, face à des règles très irrégulières, une pilosité inhabituelle, une acné persistante ou des difficultés à concevoir, il est important de consulter afin d’obtenir un avis médical et une évaluation appropriée.

Dr JUNIAS ASSO

ACCIDENT À DALOA : AU-DELÀ DE LA COLÈRE, COMPRENONS LA RÉALITÉUn homme s’arrête pour aider.Quelques minutes plus t**d, s...
02/03/2026

ACCIDENT À DALOA : AU-DELÀ DE LA COLÈRE, COMPRENONS LA RÉALITÉ

Un homme s’arrête pour aider.
Quelques minutes plus t**d, sa vie bascule.

Un instituteur.
Un père.
Un époux.
Un homme qui, ce jour-là, a choisi de porter secours.

La douleur de sa famille est immense. Et dans la douleur, il est naturel de chercher un responsable. C’est humain. Quand on perd quelqu’un qu’on aime, on cherche une explication, on cherche un coupable.

Mais face à un traumatisme aussi violent qu’une jambe sectionnée, la médecine entre dans une course contre la montre.

Une jambe arrachée, c’est souvent :

Une hémorragie massive
Une chute brutale de la tension
Un choc hémorragique
Un risque d’arrêt cardiaque

Parfois, même avec une prise en charge immédiate, même avec des chirurgiens prêts, le corps a déjà perdu trop de sang.

Quand un médecin propose une amputation en urgence, ce n’est jamais par facilité. C’est souvent le dernier rempart entre la vie et la mort.

Quand une famille demande un transfert, c’est par amour, par espoir. Mais le temps, lui, continue de s’écouler. Et dans les traumatismes graves, chaque minute compte.

Les services d’urgence, surtout la nuit, fonctionnent sous pression. Les équipes font face à plusieurs cas en même temps. Les chirurgiens peuvent être appelés en urgence. Les décisions se prennent dans un contexte tendu, parfois chaotique.

Cela n’efface pas la souffrance.
Cela n’enlève rien au drame.
Mais cela rappelle une vérité difficile : certaines blessures dépassent même les efforts les plus sincères.

Dans ces moments, la colère est compréhensible. Mais transformer la douleur en accusation immédiate peut aussi blesser d’autres familles, celles des soignants qui, eux aussi, rentrent chez eux avec le poids de ce qu’ils n’ont pas pu empêcher.

La vraie question est peut-être ailleurs.

Pourquoi autant d’accidents graves ?
Pourquoi autant de vies brisé?

🚨 ACCIDENT TRAGIQUE À DALOA 🇨🇮 : La v***e de l’instituteur sort du silence

La v***e de l’instituteur Doudou Gbayoro, enseignant à l’EPP Zebra (IEP Daloa Kennedy), a décidé de s’exprimer afin d’éclairer les circonstances du décès de son époux, survenu à la suite d’un accident de la circulation.

👉 Le jeudi 26 février, alors qu’il circulait à moto à Daloa, il se serait arrêté pour porter assistance aux victimes d’un premier accident. Il aurait ensuite été violemment percuté par un taxi-ville. Le choc lui aurait sectionné la jambe gauche.

Transporté en urgence à l’hôpital central de Daloa, le médecin aurait recommandé une amputation immédiate comme unique solution pour tenter de lui sauver la vie. La famille, bouleversée, aurait souhaité explorer une autre option. Une évacuation vers le Centre Hospitalier Universitaire de Bouaké aurait alors été décidée.

Selon le témoignage de son épouse, l’arrivée à Bouaké aux environs de 2h30 du matin aurait été suivie de plusieurs heures d’attente. Elle évoque un ret**d dans la prise en charge et l’absence de chirurgien disponible jusqu’en début d’après-midi. Malgré l’insistance de la famille, l’intervention n’aurait pas pu être réalisée à temps.

Toujours d’après ses déclarations, cette situation aurait aggravé l’état de l’instituteur, qui a malheureusement perdu la vie.

🕊️ Sincères condoléances à la famille et aux proches.

✍️ Source : Bouazo Bolou Alexandre, journaliste – Coralie Ivoire Médias

AVC : Une urgence qui ne prévient pasIl est 8 heures du matin. Il se prépare pour aller au travail. Il parle normalement...
02/03/2026

AVC : Une urgence qui ne prévient pas

Il est 8 heures du matin. Il se prépare pour aller au travail. Il parle normalement avec sa famille. Puis soudain, sa bouche se déforme. Les mots ne sortent plus correctement. Son bras ne répond plus. Il pense que cela va passer. Son entourage hésite. On parle de fatigue, de stress, peut-être d’un malaise passager. Pourtant, à cet instant précis, son cerveau est en train de manquer d’oxygène.

C’est ainsi que survient un accident vasculaire cérébral, appelé AVC.

Un AVC se produit lorsque la circulation du sang vers une partie du cerveau est interrompue. Le cerveau dépend en permanence de l’apport en oxygène et en nutriments transportés par le sang. Dès que cet apport s’arrête, les cellules cérébrales commencent à souffrir. En quelques minutes, elles peuvent mourir. Et contrairement à beaucoup d’autres cellules du corps, les cellules du cerveau se régénèrent très difficilement.

Dans la majorité des cas, l’AVC est causé par un caillot qui bouche une artère cérébrale. On parle alors d’AVC ischémique. Dans d’autres situations, un vaisseau sanguin se rompt dans le cerveau et provoque un saignement. Il s’agit d’un AVC hémorragique. Dans les deux cas, les conséquences peuvent être graves si la prise en charge est t**dive.

L’AVC débute presque toujours brutalement. Le visage peut se déformer, un bras ou une jambe peuvent devenir faibles ou paralysés, la parole peut devenir difficile ou incompréhensible. Parfois, la personne ne voit plus correctement d’un œil. D’autres fois, un mal de tête intense et inhabituel apparaît soudainement. Ce sont des signaux d’alarme. Ce ne sont pas des signes à négliger ou à observer pendant des heures à la maison.

Chaque minute compte. Plus la personne est conduite rapidement à l’hôpital, plus les chances de limiter les séquelles sont importantes. Un traitement administré tôt peut sauver des cellules cérébrales et réduire le risque de paralysie définitive, de troubles de la parole ou de dépendance.

Beaucoup pensent que l’AVC ne concerne que les personnes âgées. C’est faux. On observe de plus en plus de cas chez des adultes jeunes, parfois même chez des personnes qui semblent en bonne santé. L’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, l’excès d’alcool, le cholestérol élevé, l’obésité et la sédentarité augmentent considérablement le risque. Parmi ces facteurs, l’hypertension est le plus dangereux et le plus fréquent. Or, beaucoup de personnes ignorent qu’elles ont une tension élevée.

Prévenir un AVC commence par des gestes simples. Mesurer régulièrement sa tension artérielle. Contrôler sa glycémie si l’on est diabétique. Réduire le sel dans l’alimentation. Pratiquer une activité physique régulière. Éviter le tabac. Ces mesures peuvent paraître simples, mais elles ont un impact réel.

Un AVC peut transformer une vie en quelques minutes. Connaître les signes et réagir immédiatement peut sauver un parent, un ami, un collègue. Cette semaine, prenons conscience que derrière chaque bouche déviée et chaque bras qui ne bouge plus, il y a un cerveau en danger. Agir vite, c’est protéger la vie.

Dr Junias ASSO

Coma alcoolique : quand l’alcool altère le cerveau.... On pense souvent que les troubles observés chez une personne qui ...
26/02/2026

Coma alcoolique : quand l’alcool altère le cerveau....

On pense souvent que les troubles observés chez une personne qui consomme beaucoup d’alcool sont simplement liés à l’ivresse. Pourtant, il existe une complication bien plus grave appelée coma alcoolique.

Le coma alcoolique est une atteinte du cerveau qui survient principalement chez les personnes qui consomment de l’alcool de façon excessive et prolongée. Elle est généralement liée à une carence importante en vitamine B1, une vitamine indispensable au bon fonctionnement des cellules cérébrales.

L’alcool perturbe l’absorption des nutriments, diminue les réserves de vitamines et favorise la dénutrition. Avec le temps, le cerveau ne reçoit plus les éléments nécessaires pour fonctionner correctement. Certaines zones deviennent particulièrement vulnérables, ce qui entraîne des troubles neurologiques parfois sévères.

Les signes peuvent apparaître progressivement ou de manière brutale. La personne peut présenter :

Une confusion mentale : désorientation, difficultés à comprendre ce qui se passe autour d’elle, troubles de la mémoire.

Des troubles de l’équilibre : démarche instable, difficulté à marcher droit, chutes répétées.

Des troubles visuels : vision double ou mouvements anormaux des yeux.

Ces symptômes ne sont pas toujours associés entre eux, ce qui peut ret**der la reconnaissance du problème. Parfois, l’entourage pense qu’il s’agit simplement d’un état d’ébriété alors que le cerveau est en train de souffrir.

Si la situation n’est pas reconnue à temps, les conséquences peuvent être graves. L’état de conscience peut s’aggraver, allant jusqu’au coma. Dans certains cas, des troubles sévères et définitifs de la mémoire peuvent s’installer, empêchant la personne de retenir de nouvelles informations et altérant profondément sa vie quotidienne.

Le coma alcoolique n’est donc pas une simple complication bénigne de l’alcool. C’est une atteinte cérébrale sérieuse, liée à la consommation excessive et à la malnutrition qu’elle entraîne.

Devant toute confusion inhabituelle, troubles de la marche ou problèmes visuels chez une personne qui consomme régulièrement de l’alcool, il est important de consulter rapidement. Plus la prise en charge est précoce, plus les chances de récupération sont importantes.

Informer sur cette maladie, c’est contribuer à protéger des vies.

Dr JUNIAS ASSO

Ce lundi 23 février 2026, l’Institut de Cardiologie de Bouaké a procédé à une remise de matériels médicaux au Centre Hos...
23/02/2026

Ce lundi 23 février 2026, l’Institut de Cardiologie de Bouaké a procédé à une remise de matériels médicaux au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bouaké, marquant ainsi une nouvelle étape dans la coopération entre les deux institutions sanitaires.

Ce don s’inscrit dans une démarche de solidarité et de mutualisation des ressources, visant à renforcer les capacités opérationnelles du CHU de Bouaké. À travers cette action, l’Institut de Cardiologie de Bouaké entend contribuer à l’amélioration des conditions de prise en charge des patients et au renforcement de l’offre de soins au bénéfice des populations.

Au-delà du geste matériel, cette initiative traduit une volonté commune de consolider un partenariat stratégique fondé sur la complémentarité des compétences et le partage des moyens, dans une dynamique d’amélioration continue de la qualité des soins.

La Direction Générale du CHU de Bouaké a salué cette action fraternelle, soulignant l’excellence des relations de collaboration entre les deux structures, lesquelles participent activement au développement et au renforcement du système de santé local.

Source : CHU de Bouaké

Le jeûne du Ramadan et le diabète : pourquoi certains patients ne doivent pas jeûner ? Le Ramadan est un mois de spiritu...
22/02/2026

Le jeûne du Ramadan et le diabète : pourquoi certains patients ne doivent pas jeûner ?

Le Ramadan est un mois de spiritualité, de discipline et de solidarité. Le jeûne, pratiqué de l’aube au coucher du soleil, constitue un pilier fondamental de l’islam. Toutefois, la religion prévoit clairement des exemptions pour les personnes malades. La préservation de la santé et de la vie humaine prime sur l’observance du jeûne.

Le diabète est une maladie chronique caractérisée par un trouble de la régulation du glucose sanguin. L’équilibre glycémique repose sur une alimentation régulière, une hydratation adaptée et, dans de nombreux cas, un traitement médicamenteux ou insulinique. Le jeûne prolongé modifie profondément cet équilibre.

Pendant la journée, l’absence d’apport alimentaire peut entraîner une hypoglycémie, surtout chez les patients traités par insuline ou par certains antidiabétiques oraux. Une chute importante du taux de sucre dans le sang peut se manifester par des sueurs, des tremblements, une faiblesse intense, des troubles de la conscience, voire un coma. Cette situation constitue une urgence médicale.

À l’inverse, la rupture du jeûne peut s’accompagner de repas abondants et riches en sucres rapides. Cette prise alimentaire brutale peut provoquer une hyperglycémie importante. Chez certains patients, notamment ceux atteints de diabète de type 1, cela peut favoriser une acidocétose diabétique, complication grave mettant en jeu le pronostic vital.

Le jeûne expose également au risque de déshydratation, particulièrement dans les pays chauds. L’absence d’hydratation pendant de longues heures peut aggraver une insuffisance rénale préexistante et favoriser des déséquilibres électrolytiques.

Tous les diabétiques ne présentent pas le même niveau de risque. Les patients atteints de diabète de type 1 mal équilibré, ceux ayant des hypoglycémies fréquentes, les femmes enceintes diabétiques, les personnes âgées fragiles ou encore les patients présentant des complications rénales ou cardiovasculaires ne doivent pas jeûner. Pour ces catégories, le danger est réel et documenté.

Il est essentiel de rappeler que la religion autorise la personne malade à ne pas jeûner. Cette exemption n’est ni une faiblesse ni un manque de foi. Elle est une mesure de protection. La santé ne doit jamais être sacrifiée.

Toute personne diabétique qui envisage de jeûner doit impérativement consulter son médecin avant le Ramadan. Une évaluation du niveau de risque, une adaptation du traitement et une surveillance glycémique rapprochée sont indispensables.

Le jeûne est un acte spirituel. Il ne doit pas devenir une prise de risque médicale.

Dr Junias ASSO

𝐌𝐎𝐍 𝐀𝐕𝐈𝐒 𝐏𝐄𝐑𝐒𝐎𝐍𝐍𝐄𝐋 𝐒𝐔𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐂𝐋𝐈𝐍𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒 𝐈𝐋𝐋É𝐆𝐀𝐋𝐄𝐒Le premier problème est en effet un déficit d’éducation sanitaire.Beaucoup...
21/02/2026

𝐌𝐎𝐍 𝐀𝐕𝐈𝐒 𝐏𝐄𝐑𝐒𝐎𝐍𝐍𝐄𝐋 𝐒𝐔𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐂𝐋𝐈𝐍𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒 𝐈𝐋𝐋É𝐆𝐀𝐋𝐄𝐒

Le premier problème est en effet un déficit d’éducation sanitaire.

Beaucoup de citoyens ne connaissent pas la différence entre :
– un médecin diplômé et inscrit à l’Ordre,
– un infirmier ou une sage-femme dûment formés,
– un aide-soignant,
– et une personne sans formation médicale qui se présente comme « docteur ».

Dans l’imaginaire collectif, celui qui donne des comprimés, fait des perfusions ou soulage temporairement une douleur devient automatiquement « docteur ». Or, la médecine ne se résume pas à administrer un traitement. Elle repose sur des années de formation scientifique, de stages hospitaliers, d’évaluation rigoureuse et de responsabilité légale.

Le phénomène des cliniques illégales est un véritable problème de santé publique.

Pourquoi ?

Parce que les dégâts ne sont pas toujours immédiats et visibles.
Au niveau primaire, ces structures prennent en charge des patients pour des pathologies simples ou apparemment simples : fièvre, douleur abdominale, infection, grossesse, hypertension. Le problème est que les diagnostics sont souvent approximatifs, les traitements inadaptés, les doses incorrectes, les contre-indications ignorées.

Dans certains cas, le patient peut ressentir une amélioration transitoire. Cela renforce la confiance et crée une image positive autour de la personne qui exerce illégalement. La population finit par le défendre, parfois même avec ferveur.

Mais lorsque la maladie évolue, lorsque des complications surviennent : septicémie, insuffisance rénale, éclampsie, coma diabétique, hémorragie et c’est à ce moment que le patient est référé t**divement vers un hôpital.

Et là, le personnel hospitalier se retrouve face à des situations déjà très dégradées :
– diagnostic ret**dé,
– infection avancée,
– organes déjà atteints,
– pronostic engagé.

Dans ces conditions, la médecine a des limites. On ne peut pas toujours réparer des semaines d’erreurs en quelques heures. Ce qui aurait pu être traité simplement devient un cas grave, parfois irréversible.

Le coût humain est énorme.
Le coût financier l’est aussi, pour la famille et pour le système de santé.
Le coût en termes de confiance est considérable.

Ce phénomène ne doit pas être abordé sous l’angle du conflit ou de la stigmatisation. Il faut le comprendre dans sa globalité.

Pourquoi les populations se tournent-elles vers ces structures ?

proximité géographique, coût perçu comme plus abordable, disponibilité immédiate, manque d’information sur les risques, méfiance parfois envers les hôpitaux publics.

La réponse ne peut donc pas être uniquement répressive. Elle doit être éducative et structurelle.

Il faut renforcer l’éducation sanitaire dès le niveau communautaire : expliquer qui est habilité à exercer, comment vérifier un diplôme, pourquoi un centre doit être autorisé, quels sont les risques d’une prise en charge non qualifiée.

Il faut également améliorer l’accessibilité des soins légaux, car un vide dans le système officiel crée toujours un espace pour l’informel.

Enfin, il faut rappeler un principe simple : en santé, la bonne intention ne remplace pas la compétence. Soulager quelqu’un sans savoir ce que l’on fait peut aggraver son état. La médecine est une responsabilité immense. Elle ne s’improvise pas.

Ce débat dépasse une affaire judiciaire. Il touche à la culture sanitaire d’un pays. Tant que la population ne saura pas clairement à qui s’adresser lorsqu’elle est malade, le phénomène des cliniques illégales continuera d’exister.

C’est donc un chantier d’éducation, de régulation et de responsabilité collective.

Dr Junias ASSO

20/02/2026
DON DU PROFESSEUR HAIDARA ADEREHIME AU CHU DE BOUAKÉDans le cadre des préparatifs liés à l’ouverture prochaine du bloc o...
20/02/2026

DON DU PROFESSEUR HAIDARA ADEREHIME AU CHU DE BOUAKÉ

Dans le cadre des préparatifs liés à l’ouverture prochaine du bloc opératoire de Neurochirurgie, le Professeur Haidara Aderehime, Chef du Service de Neurochirurgie du CHU de Bouaké, a procédé, le mercredi 18 février 2026, à un important don de matériels et d’équipements médicaux au profit de l’établissement.

Ce don comprend notamment un générateur de bistouri bipolaire, un système d’optique d’endoscopie, ainsi que plusieurs boîtes de chirurgie et divers équipements médicaux essentiels au fonctionnement optimal du service.

Par cette initiative hautement louable, le Professeur Haidara Aderehime contribue de manière significative au renforcement du plateau technique du service de Neurochirurgie, permettant ainsi d’améliorer la qualité, la sécurité et l’efficacité de la prise en charge des patients.

La Direction Générale du CHU de Bouaké tient à exprimer sa profonde gratitude et ses sincères remerciements au Professeur Haidara Aderehime pour cet acte de générosité et d’engagement exemplaire, qui illustre parfaitement son sens élevé de responsabilité et sa volonté constante de participer à l’amélioration continue de l’offre de soins au bénéfice des populations.

Source : CHU de Bouaké

20/02/2026

ATHÉROSCLÉROSE : L’ENNEMI SILENCIEUX DES ARTÈRES

Il y a des maladies qui crient.
Elles font mal, elles inquiètent, elles forcent à consulter.

Et puis il y a celles qui avancent en silence.
L’athérosclérose fait partie de ces maladies-là.

Pendant des années, elle s’installe sans bruit dans l’organisme. Elle ne provoque ni fièvre, ni douleur évidente, ni signe spectaculaire. Pourtant, elle prépare parfois le terrain à des événements graves comme l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral.

L’athérosclérose est une maladie des artères. Les artères sont ces vaisseaux qui transportent le sang riche en oxygène vers les organes vitaux : le cœur, le cerveau, les reins, les jambes. Lorsque tout fonctionne bien, le sang circule librement. Mais avec le temps, sous l’effet de certains facteurs de risque, la paroi interne des artères se fragilise.

À l’intérieur de cette paroi abîmée vont s’accumuler des graisses, notamment le mauvais cholestérol, des cellules inflammatoires et du calcium. Petit à petit, ces dépôts forment une plaque appelée plaque d’athérome. Cette plaque épaissit la paroi et rétrécit le passage du sang.

Au début, la circulation continue malgré le rétrécissement. Le corps compense. Rien ne semble anormal. C’est ce qui rend la maladie dangereuse : elle évolue sans symptôme pendant longtemps.

Les choses se compliquent lorsque la plaque devient volumineuse ou lorsqu’elle se fissure. Un caillot peut alors se former brutalement et boucher totalement l’artère. Si cela se produit au niveau du cœur, c’est l’infarctus. Si cela se produit au niveau du cerveau, c’est l’AVC. Dans les jambes, cela peut provoquer des douleurs importantes à la marche, voire des complications graves.

Plusieurs facteurs favorisent le développement de l’athérosclérose : l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, l’excès de cholestérol, l’obésité, la sédentarité et le stress chronique. Ces éléments agressent progressivement la paroi des artères et accélèrent le processus.

Aujourd’hui, avec les changements alimentaires, la diminution de l’activité physique et l’augmentation des maladies chroniques, l’athérosclérose devient un problème majeur de santé publique. Elle touche des personnes de plus en plus jeunes.

La bonne nouvelle, c’est qu’elle peut être prévenue. Une alimentation équilibrée, pauvre en graisses saturées et en sucres excessifs, une activité physique régulière, l’arrêt du tabac, le contrôle de la tension artérielle et du diabète sont des mesures simples mais puissantes. Un bilan lipidique régulier permet également de détecter un excès de cholestérol avant que les complications n’apparaissent.

L’athérosclérose n’est pas une fatalité.
Elle est lente, mais elle est évitable.

Prendre soin de ses artères aujourd’hui, c’est éviter une urgence demain.

Dr Junias ASSO

HYPERTENSION ARTÉRIELLE : LE TUEUR SILENCIEUXL’hypertension artérielle est une élévation permanente de la pression du sa...
20/02/2026

HYPERTENSION ARTÉRIELLE : LE TUEUR SILENCIEUX

L’hypertension artérielle est une élévation permanente de la pression du sang dans les artères. On parle généralement d’hypertension lorsque les chiffres sont supérieurs ou égaux à 140/90 mmHg de façon répétée.

On l’appelle le « tueur silencieux » parce qu’elle évolue le plus souvent sans symptômes. Une personne peut vivre plusieurs années avec une tension élevée sans s’en rendre compte, alors même que les organes vitaux sont progressivement endommagés.

Pourquoi est-elle dangereuse ?

Une tension élevée fatigue et abîme les vaisseaux sanguins. À long terme, elle peut entraîner :

Un Accident vasculaire cérébral

Un Infarctus du myocarde

Une Insuffisance rénale chronique

Une atteinte de la vision

Une insuffisance cardiaque

Souvent, la maladie est découverte à l’occasion d’une complication grave.

Le risque augmente avec :

L’âge

Le surpoids

La sédentarité

Une alimentation trop salée

Le stress chronique

Les antécédents familiaux

Le tabac et l’alcool

Cependant, toute personne adulte peut être concernée.

La prévention repose sur des gestes simples :

Mesurer sa tension régulièrement, même en l’absence de symptômes

Réduire la consommation de sel

Pratiquer une activité physique régulière

Maintenir un poids adapté

Respecter scrupuleusement le traitement prescrit en cas d’hypertension

Se faire contrôler la tension ne signifie pas être malade. Cela permet de détecter précocement un problème et d’éviter des complications parfois irréversibles.

La sensibilisation et le dépistage restent les meilleures armes contre l’hypertension artérielle.

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