25/03/2026
Burkina Faso 🇧🇫 Devoir de redevabilité
Derrière les annonces répétées, où en sont effectivement les travaux de la raffinerie et du Burkindi Business Center ?
Le 23 novembre 2023, le capitaine Ibrahim Traoré procédait, avec un grand retentissement médiatique, à la pose de la première pierre de la première raffinerie d’or du Burkina Faso. Les autorités avaient alors affirmé que les travaux seraient achevés dans un délai de onze mois et que les premiers lingots d’or seraient produits avant la fin de l’année 2024.
Nous sommes aujourd’hui en mars 2026. Plus de deux années se sont écoulées depuis cette annonce présentée comme un tournant historique pour la souveraineté économique du pays. Dès lors, une question simple et légitime s’impose : où en est concrètement ce chantier ? Où se trouve exactement cette raffinerie, annoncée dans l’arrondissement 12 de Ouagadougou, notamment dans la zone de Ouaga 2000 ?
Plus encore, si l’on s’en tient aux engagements officiels, cette infrastructure devait disposer d’une capacité d’affinage d’environ 400 kilogrammes d’or par jour, soit près de 150 tonnes par an. Il serait donc légitime, dans un souci de transparence, de savoir combien de tonnes d’or ont effectivement été produites à ce jour, ou si la production a même réellement commencé.
Dans un État qui se réclame de la souveraineté et de la rupture avec les pratiques antérieures, le devoir de recevabilité impose que la parole publique, surtout présidentielle, soit suivie d’effets vérifiables. Trop d’annonces spectaculaires, trop d’effets de communication, mais trop peu d’informations concrètes sur l’état d’avancement réel de ces projets structurants.
Dans la même logique, il convient également de s’interroger sur le projet du Burkindi Business Center, présenté comme un complexe immobilier d’envergure comprenant quatorze immeubles de quinze étages et une tour emblématique de trente-cinq étages. La première pierre de ce projet n’a été posée que le 29 octobre 2024, soit près d