13/02/2026
𝙄𝙣𝙩𝙚𝙧𝙫𝙞𝙚𝙬 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙋𝙧𝙤𝙛. 𝘼𝙙𝙤𝙪𝙗𝙞 𝙄𝙣𝙣𝙤𝙘𝙚𝙣𝙩, 𝘿𝙞𝙧𝙚𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧 𝘾𝙤𝙤𝙧𝙙𝙤𝙣𝙣𝙖𝙩𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙪 𝙋𝙧𝙤𝙜𝙧𝙖𝙢𝙢𝙚 𝙉𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙖𝙡 𝙙𝙚 𝙇𝙪𝙩𝙩𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙡𝙚 𝘾𝙖𝙣𝙘𝙚𝙧 :
«… 𝑞𝑢𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑙𝑒 𝑡𝑦𝑝𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑛𝑐𝑒𝑟, 𝑙𝑎 𝑑𝑒́𝑡𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑜𝑐𝑒 𝑎𝑢𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑔𝑢𝑒́𝑟𝑖𝑠𝑜𝑛… »
𝐄𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭-𝐂𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞𝐮𝐫 𝐚̀ 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́ 𝐅𝐞́𝐥𝐢𝐱 𝐇𝐨𝐮𝐩𝐡𝐨𝐮𝐞̈𝐭-𝐁𝐨𝐢𝐠𝐧𝐲 𝐝𝐞 𝐂𝐨𝐜𝐨𝐝𝐲, 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐀𝐝𝐨𝐮𝐛𝐢 𝐈𝐧𝐧𝐨𝐜𝐞𝐧𝐭, 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐂𝐨𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫, 𝐩𝐚𝐫 𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐮 𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝’𝐎𝐧𝐜𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐇𝐔 𝐝𝐞 𝐓𝐫𝐞𝐢𝐜𝐡𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞, 𝐝𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐚𝐢𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐞́𝐨𝐜𝐜𝐮𝐩𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐞𝐧 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞. 𝐅𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞, 𝐥’𝐞́𝐦𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐧’𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐬𝐪𝐮𝐢𝐯𝐞́ 𝐥𝐚 𝐠𝐫𝐚𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬. 𝐂𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞𝐬 𝐚𝐥𝐚𝐫𝐦𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐝𝐢𝐚𝐠𝐧𝐨𝐬𝐭𝐢𝐜𝐬 𝐭𝐚𝐫𝐝𝐢𝐟𝐬, 𝐥𝐨𝐮𝐫𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬, 𝐢𝐥 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐢𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐚𝐮 𝐬𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞.
𝙇𝙚 𝙘𝙖𝙣𝙘𝙚𝙧 𝙖 𝙪𝙣𝙚 𝙛𝙤𝙧𝙩𝙚 𝙞𝙣𝙘𝙞𝙙𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙨𝙤𝙪𝙨 𝙣𝙤𝙨 𝙩𝙧𝙤𝙥𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 : 𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨, 𝙛𝙚𝙢𝙢𝙚𝙨, 𝙖𝙙𝙤𝙡𝙚𝙨𝙘𝙚𝙣𝙩𝙨, 𝙚𝙩 𝙢𝙚̂𝙢𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙚𝙣𝙛𝙖𝙣𝙩𝙨 𝙨𝙤𝙣𝙩 𝙖𝙩𝙩𝙚𝙞𝙣𝙩𝙨. 𝙋𝙧𝙤𝙛𝙚𝙨𝙨𝙚𝙪𝙧 𝙋𝙤𝙪𝙫𝙚𝙯-𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙡𝙚 𝙥𝙤𝙞𝙣𝙩 𝙙𝙚 𝙡’𝙚́𝙫𝙤𝙡𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙪 𝙘𝙖𝙣𝙘𝙚𝙧 𝙚𝙣 𝘾𝙤̂𝙩𝙚 𝙙’𝙄𝙫𝙤𝙞𝙧𝙚 ?
Il faut dire que le cancer, aujourd'hui, est un problème de santé publique en Côte d'Ivoire. En effet, c'est une pathologie dont l’incidence et la mortalité sont en pleine croissance. Environ 21 000 cas avec près de 14 000 décès, tout cancer confondu ont été estimés en 2022. Cette forte mortalité, liée au cancer déjà décrite dans les pays d’Afrique subsaharienne, est préoccupante et pèse sur le système de santé et la société du fait du coût élevé et des conséquences psycho-sociales importantes.
𝙋𝙖𝙧𝙡𝙚𝙯 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙩𝙮𝙥𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙘𝙖𝙣𝙘𝙚𝙧𝙨 𝙥𝙧𝙚́𝙨𝙚𝙣𝙩𝙨 𝙨𝙤𝙪𝙨 𝙣𝙤𝙨 𝙩𝙧𝙤𝙥𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 ?
En Côte d’Ivoire, le cancer du sein et le cancer du col de l'utérus constituent les deux cancers les plus fréquents chez la femme ; le cancer de la prostate et le cancer du foie sont également les deux cancers les plus fréquents chez l'homme. Le cancer du côlon-rectum est en pleine croissance depuis les six dernières années. Il faut également souligner que, tout cancer confondu, le cancer de la prostate arrive en tête en termes d’incidence, devant le cancer du sein. Les autres localisations (pancréas, tête et cou, poumons, ovaires, etc) sont moins fréquentes.
Chez l'enfant, le cancer des ganglions qu'on appelle lymphomes de Burkitt, domine 60 % des cancers. Voici ainsi présenté la situation sommaire des cancers en Côte d'Ivoire. Il est projeté dans les années 2040 une augmentation de plus de 40 % des cas de cancer, en absence d’efforts significatifs coordonnés.
𝙀𝙨𝙩-𝙘𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙫𝙚𝙯 𝙚́𝙫𝙤𝙦𝙪𝙚𝙧 𝙦𝙪𝙚𝙡𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙘𝙖𝙪𝙨𝙚𝙨 𝙙𝙪 𝙘𝙖𝙣𝙘𝙚𝙧 ?
Il faut savoir que le premier risque de développer un cancer, c'est d'abord le vieillissement. Donc l'âge est un facteur. À côté de l'âge, il y a des facteurs qui sont environnementaux, et comportementaux à savoir l'alcool, le tabac, l'alimentation, surtout les aliments transformés. Ce sont des facteurs qui favorisent notamment l'obésité. Et l'obésité ou le surpoids est un facteur de risque du cancer, notamment du colon, du pancréas, du sein et de la prostate. Ce sont des facteurs qui sont modifiables, sur lesquels nous pouvons agir pour faire baisser l'incidence du cancer. Il y a des facteurs qui ne sont pas modifiables. Ce sont des facteurs familiaux. Le cancer, dans 5 à 10 % des cas, peut être héréditaire. Là, on ne peut rien faire contre. Par ailleurs, il y a des facteurs dit infectieux comme l'hépatite B, l'hépatite C, qui sont responsables du cancer du foie, et l’Human Papillomavirus abrégé HPV, qui est responsable de la quasi-totalité des cancers du col de l'utérus, de plus du des deux tiers des cancers anaux et certains cas de cancers de la gorge et du pénis. Sans oublier, bien sûr, un virus particulier qu'on appelle l’Epstein-Barr virus, qui est responsable des cancers des ganglions chez l'enfant, notamment qu'on appelle le lymphome de Burkitt. Dans cette catégorie d’agents infectieux, se trouve l’Helicobacter pylori, à l’origine de certains cas de cancers de l’estomac.
𝙋𝙧𝙤𝙛𝙚𝙨𝙨𝙚𝙪𝙧, 𝙛𝙖𝙘𝙚 𝙖̀ 𝙘𝙚 𝙩𝙖𝙗𝙡𝙚𝙖𝙪 𝙨𝙤𝙢𝙗𝙧𝙚, 𝙦𝙪𝙚𝙡𝙡𝙚𝙨 𝙨𝙩𝙧𝙖𝙩𝙚́𝙜𝙞𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙚́𝙦𝙪𝙚𝙣𝙩𝙚𝙨 𝙖𝙫𝙚𝙯-𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙢𝙞𝙨 𝙚𝙣 𝙥𝙡𝙖𝙘𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙥𝙧𝙚́𝙫𝙚𝙣𝙞𝙧 𝙤𝙪 𝙡𝙪𝙩𝙩𝙚𝙧 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙘𝙚𝙨 𝙩𝙮𝙥𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙘𝙖𝙣𝙘𝙚𝙧 ?
Les stratégies que nous mettons en place sont à 5 niveaux. Au niveau de la sensibilisation, on essaie de donner le maximum d'informations avérées sur le cancer en dédramatisant le cancer, en collaboration avec des ONG sur le terrain tel que la COLCC, c'est-à-dire la Coalition des Organisations de Lutte Contre le Cancer. Il y a également la formation. Parce qu'il faut former des acteurs, depuis les agents de santé communautaires, infirmiers, sages-femmes jusqu'aux médecins, à la reconnaissance des premiers symptômes et à la référence précoce des cas suspects de cancer. C'est d'avoir une stratégie qui est concertée avec les autres programmes tels que le Programme de prévention des maladies métaboliques et des maladies non transmissibles, le programme national de lutte contre le Sida, le Programme National de santé Mère-enfant, mais aussi le Programme de lutte contre le tabac, les addictions et la Santé Mentale. L’autre axe concerne le plaidoyer afin d’assurer la disponibilité maximale d’équipements et de ressources humaines, correctement répartis sur l’ensemble du territoire. Il est essentiel d’éviter les déserts médicaux pour que la prise en charge du cancer soit possible dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire.
Aussi, le plaidoyer à l'accès aux stratégies de prévention et au traitement continue et s’accentue afin que le maximum de personnes puisse bénéficier d’un dépistage quand cela est possible ; d’un traitement gratuit ou moins onéreux. Dans cette optique, les entreprises du secteur privé comptent.
Nous lançons l’appel à toute entreprise désireuse d’aider à inverser la tendance. Vous serez les bienvenues.
𝙋𝙤𝙪𝙧 𝙪𝙣 𝙘𝙞𝙩𝙤𝙮𝙚𝙣 𝙡𝙖𝙢𝙗𝙙𝙖 𝙦𝙪𝙞 𝙙𝙚́𝙨𝙞𝙧𝙚 𝙨𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙙𝙚́𝙥𝙞𝙨𝙩𝙚𝙧, 𝙖̀ 𝙦𝙪𝙚𝙡 𝙢𝙤𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙤𝙞𝙩-𝙞𝙡 𝙡𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚, 𝙤𝙪̀ 𝙨𝙚 𝙧𝙚𝙣𝙙𝙧𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙚𝙩 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙘̧𝙖 𝙨𝙚 𝙥𝙖𝙨𝙨𝙚 𝙚𝙭𝙖𝙘𝙩𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 ?
Le dépistage est recommandé dès 20 ans pour le cancer du sein : l’auto-examen des seins doit être réalisé mensuellement, l’examen clinique annuel à partir de 20 ans, et la mammographie tous les deux ans à partir de 45 ans.
Pour le cancer du col de l’utérus, le dépistage est recommandé à partir de 25 ans. Il permet de détecter et de traiter les lésions précancéreuses, c’est-à-dire les anomalies pouvant évoluer vers un cancer.
Pour le cancer de la prostate, le dépistage doit commencer dès 45 ans, ou dès 40 ans en cas d’antécédents familiaux. Il consiste en un examen sanguin (PSA) et un examen clinique par toucher re**al.
Pour le cancer colore**al, le dépistage repose sur un test immunologique des selles, à partir de 50 ans ; couplé à la colonoscopie le cas échéant.
Pour tout dépistage, il est recommandé de consulter d’abord un professionnel de santé dans un centre de santé de premier niveau près de chez vous. Il pourra remettre un bulletin d’examen et vous orienter selon le dépistage souhaité. La palpation clinique se fait dans ces centres, et près de 400 centres de santé disposent de capacités nécessaires pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.
Par ailleurs, 13 structures et CHU sont équipés en appareils de mammographie, dont neuf proposent le dépistage à coût réduit de 5 000 F CFA. Enfin, le service de prévention du CNRAO et le service de dépistage de l’INSP offrent également des services de dépistage.
Il est important de rappeler qu’à partir de 35 ans, aucun signe anormal, douleur persistante, masse, saignement inhabituel ou trouble digestif prolongé ne doit être négligé. En cas de doute, il faut consulter sans tarder. Aujourd’hui, les Centres Hospitaliers Régionaux peuvent assurer les premières investigations, notamment l’échographie, la radiographie ou le scanner. Pour le diagnostic de certitude, des centres spécialisés sont disponibles à Abidjan et à Bouaké.
𝙀𝙣 𝘾𝙤̂𝙩𝙚 𝙙’𝙄𝙫𝙤𝙞𝙧𝙚, 𝙦𝙪𝙚𝙡𝙡𝙚𝙨 𝙨𝙤𝙣𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙨𝙩𝙧𝙪𝙘𝙩𝙪𝙧𝙚𝙨 𝙙𝙞𝙨𝙥𝙤𝙣𝙞𝙗𝙡𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙖𝙙𝙖𝙥𝙩𝙚́𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙖 𝙥𝙧𝙞𝙨𝙚 𝙚𝙣 𝙘𝙝𝙖𝙧𝙜𝙚 𝙚𝙩 𝙡’𝙖𝙘𝙘𝙤𝙢𝙥𝙖𝙜𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙥𝙚𝙧𝙨𝙤𝙣𝙣𝙚𝙨 𝙖𝙩𝙩𝙚𝙞𝙣𝙩𝙚𝙨 𝙙𝙪 𝙘𝙖𝙣𝙘𝙚𝙧 ?
Le CNRAO, le Centre National d’oncologie médical et de Radiothérapie Alassane Ouattara, fait de la chimiothérapie, de la radiothérapie et des soins de soutien. Les patients ont la possibilité de bénéficier d’un accompagnement social. Il y a également le CHU de Treichville, qui est le plus vieux centre de prise en charge du cancer, qui fait de la chirurgie, de la chimiothérapie, de l'hospitalisation et des soins palliatifs, etc. Tout récemment, au CHU de Bouaké, une unité d'oncologie médicale fait du diagnostic et de la chimiothérapie, et la chirurgie des cancers également. Maintenant, pour les enfants, il faut compter l'oncologie pédiatrique du CHU de Treichville et l'Hôpital mère-enfant de Bingerville. Au-delà de tout ça, il faut dire quand même que les CHU, en termes de chirurgie, il y a des spécialistes de la prise en charge du cancer. Il est possible de faire une chirurgie correcte du cancer, aussi bien au CHU d'Angré, au CHU de Cocody, au CHU de Treichville, qu'au CHU de Bouaké.
𝙀𝙣 𝙩𝙖𝙣𝙩 𝙦𝙪𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙜𝙧𝙖𝙢𝙢𝙚 𝙘𝙝𝙖𝙧𝙜𝙚́ 𝙙𝙚 𝙘𝙤𝙤𝙧𝙙𝙤𝙣𝙣𝙚𝙧 𝙩𝙤𝙪𝙩𝙚𝙨 𝙡𝙚𝙨 𝙖𝙘𝙩𝙞𝙫𝙞𝙩𝙚́𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙪𝙩𝙩𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙡𝙚 𝙘𝙖𝙣𝙘𝙚𝙧 𝙚𝙣 𝘾𝙤̂𝙩𝙚 𝙙’𝙄𝙫𝙤𝙞𝙧𝙚. 𝙌𝙪𝙚𝙡𝙨 𝙨𝙤𝙣𝙩 𝙫𝙤𝙨 𝙙𝙚́𝙛𝙞𝙨 𝙚𝙩 𝙫𝙤𝙨 𝙥𝙚𝙧𝙨𝙥𝙚𝙘𝙩𝙞𝙫𝙚𝙨 ?
Le premier défi est celui de l’accessibilité géographique des soins. Notre ambition est que les dix Pôles Régionaux d’Excellence en Santé (PRES) disposent de services renforcés et réguliers de dépistage, et chacun d’au moins une unité fonctionnelle de diagnostic et de prise en charge des cancers. Cela permettra de rapprocher les services des populations et de réduire les délais de diagnostic, qui restent aujourd’hui un facteur majeur de gravité.
Le deuxième défi concerne la sensibilisation et l’éducation en santé. Nous devons intensifier les actions de communication afin de briser les tabous et lever les barrières socio-culturelles encore très présentes autour du cancer. Il est essentiel que la population comprenne que, quel que soit le type de cancer, la détection précoce augmente significativement les chances de guérison. Les bilans réguliers et la consultation dès les premiers signes permettent de diagnostiquer la maladie à un stade précoce, où les traitements sont plus efficaces et moins lourds.
Un autre défi majeur demeure le coût de la prise en charge. Le traitement du cancer reste onéreux pour de nombreuses familles. Nous travaillons activement à la mise en place de stratégies visant à réduire ce coût et à améliorer l’accessibilité financière des soins. Aujourd’hui, un type spécifique de cancer bénéficie déjà de médicaments gratuits, ce qui constitue une avancée importante. Toutefois, cela reste insuffisant.
Dans cette dynamique, l’une de nos perspectives majeures est la création d’un fonds dédié à la lutte contre le cancer. Ce fonds permettra de mobiliser des ressources nationales et internationales afin de soutenir la prévention, le dépistage, la prise en charge, la formation du personnel et le renforcement des infrastructures. L’objectif est d’assurer un financement pérenne et structuré pour répondre efficacement à l’ampleur du défi.
Notre vision est claire : faire du cancer une maladie chronique contrôlable ; et cela passe par assurer à chaque Ivoirien, où qu’il se trouve, à des services de prévention et de dépistage, un diagnostic précoce, un traitement de qualité et un accompagnement attentif et bienveillant. Le ministère de la Santé est engagé, et la contribution de tous est souhaitée.
𝙍𝙚𝙣𝙙𝙚𝙯-𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙙𝙚𝙪𝙭 (2) 𝙨𝙚𝙢𝙖𝙞𝙣𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙪𝙣 𝙣𝙤𝙪𝙫𝙚𝙖𝙪 𝙣𝙪𝙢𝙚́𝙧𝙤 𝙙𝙚 "𝙋𝙖𝙧𝙤𝙡𝙚 𝙙'𝙚𝙭𝙥𝙚𝙧𝙩"
PNLCa Côte d'Ivoire
Centre National d'oncologie Médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara
CHU de Treichville
𝐂𝐇𝐔 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐮𝐚𝐤é 𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥