16/11/2025
Vivez à fond vos rêves 🎉
À 15 Ans, Il Vivait Dans Un Van Et Nettoyait Des Toilettes. Il A Écrit Un Chèque De 10 Millions À Lui-Même.
1977. Un adolescent de 15 ans se réveille sur un matelas au sol d'un van Volkswagen. Dehors, moins vingt degrés. Son haleine forme de la buée dans l'air glacial. Ses parents et ses trois frères et sœurs dorment serrés autour de lui. Six personnes dans un van garé sur le parking d'un terrain de camping. Ce matin, il ira en classe. Cet après-midi, il nettoiera des toilettes industrielles pendant huit heures dans une usine de jantes automobiles. Ce soir, il reviendra dans ce van gelé. Huit ans plus t**d, il écrira un chèque de dix millions de dollars à lui-même. Daté dans dix ans exactement. Dix ans plus t**d, il dépassera ce montant. Mais d'abord, retournons à ce van où un garçon apprend que faire rire sa mère malade est la seule façon de la voir sourire.
Newmarket, Ontario, Canada. 1962-1977.
Jim Carrey naît le 17 janvier 1962 dans la banlieue de Toronto.
Son père Percy Carrey est comptable, puis musicien raté. Drôle naturellement, mais amer profondément.
Sa mère Kathleen est femme au foyer. Malade chroniquement avec dépression et douleurs constantes.
Jim est le plus jeune de quatre enfants.
Famille classe moyenne superficiellement, mais fragile financièrement.
Jim découvre très tôt quelque chose de crucial : faire rire équivaut à recevoir amour et attention.
Sa mère passe des journées entières alitée, déprimée, enfermée dans sa souffrance.
Jim entre dans sa chambre. Fait des grimaces exagérées. Imite des voix ridicules.
Elle rit. C'est la seule fois où elle sourit vraiment.
- "Si je fais rire maman, elle va mieux."
À 10 ans, Jim envoie audacieusement son CV à The Carol Burnett Show, émission comique américaine célèbre.
- "Je veux absolument être sur votre show. Je suis drôle."
Aucune réponse évidemment. Mais il rêve déjà.
1977. La catastrophe familiale.
Jim a maintenant 15 ans. Son père Percy, comptable stable depuis une décennie, est licencié brutalement.
Économies minimales. Dépenses médicales élevées pour la mère. Spirale rapide et incontrôlable.
La famille ne peut plus payer le loyer mensuel.
Expulsion légale.
Solution désespérée trouvée : vivre dans leur van Volkswagen.
Ils se garent sur le parking d'un terrain de camping à Scarborough.
Six personnes. Un seul van.
Percy trouve un emploi de gardien et concierge dans une usine locale, Titan Wheels.
Salaire dérisoire. Insuffisant largement.
Il demande à ses enfants adolescents d'aider financièrement.
Jim, 15 ans, abandonne immédiatement l'idée de carrière artistique. Il doit travailler.
Titan Wheels, Scarborough. 1977-1978.
Jim commence à travailler chez Titan Wheels, fabrique de jantes automobiles.
Poste : concierge. Nettoyage général.
Horaires imposés : immédiatement après l'école. De seize heures à minuit. Huit heures quotidiennes. Tous les jours.
Tâches assignées : nettoyer les toilettes des ouvriers, vider les poubelles industrielles graisseuses, balayer les ateliers cimentés, frotter les sols tachés d'huile.
Salaire : environ quatre dollars de l'heure.
Jim arrive en classe le matin complètement épuisé. S'endort sur son bureau régulièrement.
Les professeurs le réprimandent.
- "Jim, réveillez-vous immédiatement!"
Il ne peut pas vraiment. Il a travaillé jusqu'à minuit la veille.
Les autres élèves ne savent absolument rien. Il cache soigneusement qu'il vit dans un van.
Le van. Parking. Hiver 1977-1978.
Hiver canadien brutal. Moins vingt degrés Celsius régulièrement.
Le van n'a aucun chauffage fonctionnel.
Jim dort enroulé dans des couvertures usées.
Son haleine visible dans l'air gelé.
Ses frères et sœurs aussi, serrés ensemble pour la chaleur corporelle partagée.
Honte absolue et constante.
Les camarades de classe parlent insouciamment de leurs vacances, leurs cadeaux de Noël, leurs maisons confortables.
Jim ment systématiquement.
- "Ouais, on vient de déménager dans un nouveau quartier."
Il ne peut inviter personne chez lui. Ne peut révéler à personne sa situation.
1978. Abandon scolaire forcé.
Jim, 16 ans maintenant, abandonne l'école complètement.
Impossible de tenir physiquement. Travail huit heures quotidiennes plus école égale effondrement total.
Il choisit : travailler à plein temps. Aider sa famille à sortir du van.
Percy est détruit émotionnellement.
- "Jim, je suis tellement désolé. C'est entièrement ma faute."
- "Papa, on va s'en sortir ensemble."
Mais intérieurement, Jim est brisé.
- "Je devais devenir comédien. Maintenant je nettoie des toilettes d'usine. Probablement pour toujours."
1979. Retour vers la comédie.
Dix-huit mois après, la famille Carrey sort enfin du van. Petit appartement miteux mais avec toit solide.
Jim, maintenant 17 ans, pense intensément.
- "C'est maintenant ou jamais. Je dois essayer."
Il convainc son père de l'emmener à Toronto au Yuk Yuk's Comedy Club pour une soirée open mic.
Percy conduit silencieusement. Jim monte sur scène pour la première fois.
Catastrophe totale et complète.
Il fait des impressions vocales, Jimmy Stewart notamment. Personne ne rit.
Silence gênant dans toute la salle. Il sort de scène profondément humilié.
Percy essaie d'encourager.
- "C'était... courageux, fils."
Jim pleure dans la voiture du retour.
1980. Seconde chance obstinée.
Jim retourne au Yuk Yuk's. Encore. Encore. Encore.
Il ajuste progressivement. Moins d'impressions vocales. Plus de comédie physique. Grimaces extrêmes. Énergie f***e débordante.
Ça commence finalement à fonctionner.
Quelques rires hésitants. Puis davantage. Puis standing ovation complète.
Le patron du club lui offre un spot régulier payé.
Jim, 18 ans, quitte définitivement son emploi d'usine. Devient comédien à plein temps.
1981. Los Angeles. Le grand saut.
Jim déménage à Los Angeles. Complètement seul. Pour percer dans l'industrie.
Il galère durement. Petits clubs miteux. Aucun argent stable. Dort parfois dans sa voiture.
Mais il développe un rituel personnel puissant.
Thanksgiving 1985. Jim conduit seul dans les collines d'Hollywood.
Il se gare avec vue sur Los Angeles scintillant en contrebas.
Sort un chéquier vierge. Écrit soigneusement un chèque à lui-même.
Montant inscrit : dix millions de dollars.
Raison notée : "Pour services rendus comme acteur."
Date future inscrite : Thanksgiving 1995.
Il se donne exactement dix années.
Il plie le chèque délicatement. Le garde dans son portefeuille. Le regarde quotidiennement.
1990, "In Living Color".
Jim rejoint "In Living Color", sketch show populaire sur FOX.
Succès respectable. Il devient connu. Mais aucunement superstar encore.
1994. L'explosion totale.
"Ace Ventura: Pet Detective" sort en janvier 1994.
Budget modeste : quinze millions. Box office mondial : cent sept millions.
Jim devient star du jour au lendemain.
Puis "The Mask" en juillet 1994. Box office : trois cent cinquante-et-un millions.
Puis "Dumb and Dumber" en décembre 1994. Box office : deux cent quarante-sept millions.
Trois films. Une seule année. Sept cents millions de dollars de recettes combinées.
Jim Carrey devient la plus grosse star comique mondiale.
1995. Le chèque. La prophétie réalisée.
Thanksgiving 1995 arrive. La date exacte inscrite sur le chèque écrit dix années auparavant.
Jim sort le chèque usé et jauni de son portefeuille.
Il vient de signer "Cable Guy" pour vingt millions de dollars.
Premier acteur comique à atteindre vingt millions par film.
Il a largement dépassé son objectif écrit.
Quelques semaines plus t**d, tragédie. Percy, son père, meurt d'un cancer foudroyant.
Jim met le chèque de dix millions dans le cercueil de son père avant la fermeture.
- "Papa, on l'a vraiment fait. On est sortis du van."
"Inside the Actors Studio". 2004.
James Lipton pose la question évidente.
- "Vous avez vécu dans un van. Travaillé huit heures quotidiennes à 15 ans. Comment avez-vous survécu?"
Jim Carrey, visiblement ému.
- "Je n'ai aucunement juste 'survécu' facilement. J'ai failli ne vraiment survivre du tout."
- "Il y avait des nuits dans ce van glacé où je pensais sincèrement : 'C'est ça ma vie. Pour toujours. Pauvre. Invisible. Insignifiant.'"
- "Mais faire rire les gens, c'était littéralement la seule chose qui me faisait sentir vivant."
- "Nettoyer des toilettes industrielles à 15 ans m'a appris quelque chose de fondamental : je ferais absolument n'importe quoi pour ne plus jamais revivre ça."
- "Cette peur viscérale, la peur de retourner dans ce van m'a propulsé pendant vingt années complètes."
Il marque une pause.
- "Les gens pensent naïvement que la comédie vient de la joie pure. Parfois elle vient directement de la douleur profonde."
- "Je faisais rire pour ne surtout pleurer."
Maharishi University. Commencement Speech. 2014.
Jim, 52 ans, prononce le discours de remise des diplômes.
- "Mon père aurait pu devenir un grand comédien. Mais il a consciemment choisi la sécurité apparente. Comptable stable."
- "Puis il a été licencié brutalement. Et on a vécu dans un van."
- "J'ai appris quelque chose de crucial : tu peux échouer totalement dans ce que tu ne veux même pas faire. Alors autant risquer absolument tout dans ce que tu aimes vraiment."
- "Vous pouvez échouer en jouant la sécurité. Donc pourquoi ne jamais prendre le risque de faire ce qui vous passionne profondément?"
Standing ovation immédiate et prolongée.
Aujourd'hui, cent quatre-vingts millions de dollars de fortune. Légende mondiale du cinéma.
Tout a commencé dans un van à moins vingt degrés.
Avec un adolescent qui nettoyait des toilettes industrielles et rêvait obsessionnellement de faire rire le monde entier.
Carrey a utilisé la peur de retourner au van comme carburant pendant vingt années.
La leçon de Carrey?
Écris le chèque bien avant de l'avoir. Dix millions en 1985 quand il avait zéro. Réalisé en 1995. Matérialise ton objectif. Date précise. Montant exact. Regarde-le quotidiennement.
La douleur devient carburant si tu la
transformes consciemment. Van plus toilettes égale rage de ne jamais y retourner. Identifie ton "van" personnel. Jure de ne jamais y retourner.
Faire rire pour ne surtout pleurer. La comédie devient thérapie déguisée. Ton art peut littéralement être ta survie.
Tu peux échouer dans la sécurité apparente.
Le père choisit la sécurité du comptable. Licencié quand même. Van quand même. La sécurité n'existe aucunement. Autant risquer sur ta passion.
Il a mis le chèque de dix millions dans le cercueil de son père.
- "Papa, on est sortis du van."
Les victoires ne sont complètes que si tu peux les partager avec ceux qui ont souffert avec toi.
- "Tu peux échouer dans ce que tu ne veux même faire. Alors risque absolument tout dans ce que tu aimes."
La sécurité est un mirage confortable. La passion est un pari risqué.
Tu as peur de risquer parce que tu n'as "aucun filet de sécurité"?
Carrey n'avait aucun filet. Il avait un van gelé.
Écris ton chèque. Date dans dix ans. Montant précis. Regarde-le quotidiennement.