Clara Mallier Micronutrition

Clara Mallier Micronutrition Praticienne et formatrice en santé fonctionnelle et micronutrition - Thérapeute manuelle méthode Poyet (Bordeaux)

[REPLAY WEBINAIRE "MOLYBDÈNE & SULFATATION"] J'étais absente quand il est sorti ! Voici donc avec un peu de re**rd le re...
21/04/2026

[REPLAY WEBINAIRE "MOLYBDÈNE & SULFATATION"]

J'étais absente quand il est sorti ! Voici donc avec un peu de re**rd le replay du webinaire "Molybdène et sulfatation" que j'ai animé en mars pour le Laboratoire Oronalys. (Lien de la vidéo en premier commentaire)

Ceux qui me connaissent savent que ce sujet me tient à cœur : d'abord, parce qu'il est pointu et peu exploré et que j'aime bien les sujets pointus et peu explorés 😁 ; ensuite, parce qu'il est la pièce manquante qui permet d'éclairer de nombreux cas complexes qui ne répondent pas aux grilles de lecture habituelles en santé fonctionnelle ; enfin parce que le molybdène est très facile à utiliser en supplémentation, avec de grands bénéfices à la clé. 🎇

Les points abordés :

➡️ Ce qu'est le molybdène et ses propriétés chimiques

➡️ Les différentes enzymes dont il est le cofacteur et leurs rôles

➡️ La sulfatation - dont le molybdène est l'instrument indispensable - et ses effets sur le métabolisme hormonal, l'élimination des toxines, la santé digestive, neurocognitive, articulaire, etc.

➡️ Les autres rôles du molybdène (sur le métabolisme glucidique, le stress oxydatif, la fertilité féminine et masculine, etc...)

➡️ Le molybdène en pratique : sources, absorption, élimination, besoins estimés, carence, surexposition, interactions, marqueurs biologiques...
👉 bref tout ce qu'il faut savoir pour utiliser le molybdène optimalement dans vos protocoles de supplémentation !

Une foule d'informations gratuites et accessibles, tout cela grâce au Laboratoire Oronalys et à Julien Roussel qui a eu l'envie et la curiosité de creuser le sujet avec moi. Un grand merci à toi Julien !

✈️ Pour ceux qui souhaitent aller plus loin sur le sujet du métabolisme soufré, il y a la formation Sulfo Pratik que je donne chez DFM Formations (prochaine date le 30 juin, lien d'inscription en 2e commentaire).

Vous avez été nombreux à me faire de très bons retours le soir du webinaire. J'espère qu'il vous plaira autant en replay.
Régalez-vous ! 🤗

[CE QUI SE CACHE DERRIÈRE L'EFFET "WAOUH" DE NOS ÉCRANS] Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet passionnant et ...
15/04/2026

[CE QUI SE CACHE DERRIÈRE L'EFFET "WAOUH" DE NOS ÉCRANS]

Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet passionnant et complexe : l'impact sur nos yeux et nos cerveaux de certaines technologies "traîtresses" logées dans les écrans que nous utilisons au quotidien.
Pourquoi "traîtresses" ? Parce que ces technologies ne sont jamais affichées dans le descriptif des appareils, et pour cause : elles visent à créer un effet "waouh" et/ou à permettre une économie des coûts de production, souvent les deux, au détriment du confort d'utilisation et même, je le soupçonne, de la santé des utilisateurs.

Alors, quelles sont ces technologies et en quoi consistent-elles ?

1️⃣ LE PWM, OU COMMENT TE FAIRE PRENDRE DES VESSIES POUR DES LANTERNES
La première que j'ai découverte s'appelle PWM (pour Pulse Width Modulation) et elle concerne la gestion de la luminosité de l'affichage. Concrètement, il s'agit de diminuer la luminosité non pas réellement, de manière constante, mais en créant l'illusion d'une luminosité abaissée par un allumage/éteignage intermittent et ultra-rapide des LED de l'écran. Ce "scintillement" est indétectable à l’œil nu, mais il est bel et bien ressenti par une fraction des utilisateurs à qui il donne des maux de tête, une fatigue visuelle intense ou des difficultés à se concentrer. C'est ainsi que j'ai découvert le PWM en 2021, quand, suite à un changement d'ordinateur (d'un Macbook vers un autre), j'ai constaté que l'écran du nouvel appareil était insupportable pour moi, tandis qu'avec le précédent je n'avais jamais eu de problème. Il y avait d'autres paramètres en jeu (technologie True Tone, brillance excessive de la dalle), mais en creusant la question, j'ai compris que le PWM était le facteur principal de cette gêne.

👉 Pourquoi les constructeurs utilisent-ils le PWM ? Parce que cela permet d'économiser la batterie, et donc d'afficher une autonomie supérieure dans les caractéristiques de l'appareil (ce qui, on le sait, est un critère de vente majeur). Mais ils se gardent bien de le dire. Pour trouver un écran sans PWM, vous pouvez chercher la mention "flicker free" ou "DC dimming", mais ce n'est pas une garantie absolue. Seuls des tests indépendants comme ceux réalisés par Notebookcheck.net permettent de savoir de manière sûre si un appareil utilise ou non le PWM, et à quelle fréquence. La réalité est qu'aujourd'hui, la plupart des appareils (smartphones, tablettes, ordinateurs) l'utilisent.

👉 Y a-t-il une parade ?
Oui, heureusement : des développeurs indépendants ont créé un petit logiciel nommé Iris 🧿 qui permet de maintenir la luminosité de l'écran au maximum et d'assombrir l'affichage sans toucher à ce paramètre (ne me demandez pas comment ça marche, cela dépasse mes compétences techniques) ; mais ça marche ! Le logiciel intègre également un outil de gestion de la lumière bleue comparable à ce qu'on trouve dans NightShift ou f.lux. Il s'achète une seule fois (pas d'abonnement) pour un appareil donné : son modèle économique est tout aussi chouette que sa fonctionnalité.

📱 Une mauvaise nouvelle cependant : Iris ne marche pas sur smartphone. Or, pour ce qui est d'Apple, tous les iPhones postérieurs à l'iPhone 8 et l'iphone SE 2 de 2020 utilisent le PWM. Cela fait des générations entières d'appareils qui sont inutilisables pour les personnes sensibles au scintillement. Et chez les smartphones d'autres marques, c'est pareil.
Pour l'iPhone 17, Apple a enfin annoncé qu'un bouton permettait de désactiver le PWM (première reconnaissance officielle du fait qu'ils utilisent cette technologie, by the way). Hourrah ! ont dit certains. Ils pensaient qu'ils allaient enfin pouvoir utiliser un iPhone sans maux de tête. Mais que nenni. La réalité (telle que rapportée sur des forums spécialisés) est que la désactivation du PWM n'est possible qu'en-dessous de 25 % de luminosité (autrement dit, lorsque l'écran est déjà très sombre, ce qui exclut de fait toutes les utilisations diurnes) ; et les utilisateurs rapportent que cela ne change strictement rien à leurs symptômes.
Est-ce qu'Apple va apporter une solution plus sérieuse au problème dans un proche avenir ? A suivre, la question reste entière.

2️⃣ LE FRC, OU L'ILLUSION DE LA COULEUR (ET C'EST TON CERVEAU QUI PAYE LA FACTURE)
La deuxième technologie dont nous allons parler est à la couleur ce que le PWM est à la luminosité. Elle s'appelle FRC pour Frame Rate Control, ou encore "dithering temporel". Elle résulte d'une différence entre les couleurs qu'une dalle peut afficher "nativement" (= ses capacités physiques), et les couleurs perçues par l'utilisateur. Pour augmenter le nombre de couleurs effectives à partir d'une dalle qui n'en contient pas assez de manière native, on fait scintiller des pixels qui affichent par intermittence deux couleurs proches, créant l'illusion d'une troisième couleur intermédiaire entre les deux (exemple : une alternance de bleu et de vert crée une illusion de bleu-vert).

👉 Quel est l'intérêt pour le constructeur ? Cela lui permet d'afficher un nombre de couleurs effectives supérieur au nombre de couleurs natives ; ainsi, une dalle 6 bits d'entrée de gamme sera vendue comme 8 bits ; une dalle 8 bits sera vendue comme 10 bits ; seules les dalles 10 bits, haut de gamme, n'ont pas besoin de recourir au "temporal dithering".

Fait intéressant : le dithering ne dépend pas seulement de la dalle, mais de la façon dont le système d'exploitation excède ses capacités : ainsi, certaines personnes n'ont pas de problème avec un ordinateur donné sous Windows 10, mais ont des symptômes quand ils passent à Windows 11 sur la même machine. D'autres ont des problèmes sous Windows mais pas sous Linux. La cause en est que plus les systèmes sont "évolués" et gourmands, plus ils demandent à l'appareil d'afficher des couleurs complexes et nuancées ; plus le recours au dithering est inévitable.
Le dithering est lui aussi le prix à payer pour l'effet "waouh" que veulent les constructeurs : toujours plus de brillance, de contraste, de profondeur de couleurs. Pendant ce temps, il peut apparaître à l'écran une perte de netteté, des effets de halo, des transitions de couleur instables... et l'utilisateur sensible se retrouve avec des maux de tête et une fatigue visuelle et cognitive accrue.

👉 Existe-t-il une parade ? Oui, là aussi, un petit outil tiers a été développé, qui s'appelle Stillcolor : il permet de désactiver le dithering et de nombreux utilisateurs rapportent un grand soulagement en l'utilisant. 🙏

3️⃣ LA RÉSOLUTION À "SCALING NON ENTIER" QUI TE MET LA TÊTE À L'ENVERS
Le point que je vais aborder maintenant est ma découverte la plus récente, et il est en grande partie ce qui m'a motivée à écrire cet article.
Nous allons parler cette fois-ci de résolution. Il se trouve que dans la plupart des écrans, la résolution native (= le nombre de pixels physiques de la dalle) est supérieure à la résolution affichée (le nombre de pixels logiques). Ce décalage permet d'avoir une plus grande densité d'affichage, des contours précis, et d'augmenter la taille des éléments affichés sans perte de netteté. Jusqu'ici tout va bien.
Le problème arrive quand le rapport entre les deux résolutions n'est pas un nombre entier (on parle de "scaling entier") mais un nombre non-entier (on parle de "scaling non-entier").
Lorsque le rapport est fondé sur un nombre entier (ex 1:2, 1:4), , chaque pixel affiché est "mappé" sur plusieurs pixels physiques qui lui sont alloués de manière stable et pérenne. Il n'en résulte aucun inconfort visuel.
Mais il arrive que le rapport entre les deux résolutions soit non-entier, par exemple de x1,25, x1,50 ou x1,78. On dit alors que la résolution est "interpolée". Cette interpolation signifie que la correspondance entre les pixels logiques (affichés) et les pixels physiques est instable et non alignée ; un même pixel physique peut correspondre à plusieurs pixels logiques différents et la répartition change constamment. Cela force le système à reconfigurer l'image en permanence, avec des zones de flottement / oscillation / flou dues au recalcul. Il en résulte un grand surcoût pour l'utilisateur dans le traitement neurologique des données, et une grande fatigue visuelle et cognitive.

La chose qui m'a le plus renversée ? J'ai découvert que dans mon ordinateur, la résolution conseillée "par défaut" est interpolée (fondée sur un nombre non entier). 😤 J'ai fait le test de mettre une résolution de scaling entier, dans un rapport de 2:1 par rapport à la résolution native de la dalle : et là, stupeur ! Le soulagement a été IMMÉDIAT. Instantané, immense. Juste en changeant un paramètre en une seconde, après six ans d'utilisation "inconfortable" de mon ordinateur. Une révélation !

👉 A quoi sert la résolution interpolée ? Souvent, à afficher les éléments en taille un peu plus petite que la résolution "entière" la plus proche. Cela donne le sentiment d'avoir un peu plus d'espace sur le bureau (ce qu'Apple appelle fièrement "more desktop space", ils en ont fait un slogan). Eh bien, je peux vous dire que pour ma part, cet espace supplémentaire est chèrement payé en terme d'inconfort à l'utilisation. Pire que le m2 dans un beau quartier parisien. 🥵

👉 Ici, vous l'aurez compris, la solution est simple : il vous suffit de regarder quelle est la résolution native de votre appareil (si vous n'y arrivez pas, les IA vous le diront facilement), de regarder la résolution effective (affichée), et de calculer le rapport entre les deux. S'il est non entier, essayez le changement ! Peut-être que cela ne changera rien pour vous, ou peut-être que ça vous changera la vie - racontez- moi en commentaire !!

➡️ Pour conclure :
Je parlais en introduction de technologies "traîtresses" parce que loin d'être affichées par les constructeurs dans les caractéristiques des appareils, elles sont cachées, passées sous silence dans les descriptifs techniques ; et parce qu'elles permettent souvent de créer un "effet waouh" qui augmente la désirabilité de ces appareils et la tentation de les acheter - mais ce qui est sacrifié ce faisant, c'est le santé et le confort des utilisateurs ! Ceux-ci ne disposent même pas des clés pour comprendre ce qui leur arrive. Aujourd'hui, avec les IA c'est un peu plus facile, mais à l'époque reculée de 2020-2021 😅, nombreuses étaient les personnes qui déclenchaient de forts maux de tête ou une fatigue cognitive ou visuelle intense lors du passage à un nouvel appareil, sans comprendre ce qui leur arrivait !

Une question qui se pose est : les personnes "sensibles" (à qui ces technologies donnent des symptômes) sont-elles les seules à être affectées ? Personnellement, j'en doute. Quand on pense à ce que font les images subliminales (que le "moi" conscient ne voit pas, mais que le cerveau traite et perçoit parfaitement), il est aisé d'imaginer que tout ce qui entrave le traitement des informations par nos yeux et notre cortex visuel a un coût physiologique non négligeable.
En ce sens, on peut considérer les personnes affectées comme des "populations sentinelles" : cette notion, en toxicologie environnementale, désigne les répondeurs précoces, ceux qui ressentent la toxicité de telle ou telle substance ou technologie avant les autres, avec un seuil de réaction plus bas. Cela ne signifie pas que cette toxicité n'affecte pas en réalité tout le monde.

C'est enfin, aussi, un sujet intéressant sur le plan philosophico-politique car on voit que comme d'habitude, les industriels cherchent à créer un "effet waouh" (stimulus dopaminergique fort) pour rendre leurs produits irrésistibles, au mépris de la durabilité / viabilité / salubrité réelle de ces produits ; et que ce "bling !" généré dans nos cerveaux par un écran surbrillant, surcoloré et surexcitant masque une réalité bien plus sombre, faite de bidouillage avec nos fonctions neurocognitives dont on ne connaît absolument pas les conséquences sur le long terme. Je pense ici particulièrement aux utilisateurs que sont les enfants et adolescents, dont le système nerveux encore en construction est exposé à ces stimuli intermittents, instables, scintillants et "interpolés" avec des effets que nous ne mesurons pas - et je ne parle même pas ici des contenus qu'ils regardent sur ces mêmes écrans !

Bref, je me suis dit que ce sujet méritait un partage. En espérant qu'il vous semblera utile et que vous aurez des retours d'expérience à me faire ! Hâte d'en parler avec vous.

🌸CM🌸

👏La prochaine session de Sulfo Pratik avec Clara Mallier aura lieu le mardi 30 Juin 2026.https://dfm-formations.fr/class...
14/04/2026

👏La prochaine session de Sulfo Pratik avec Clara Mallier aura lieu le mardi 30 Juin 2026.

https://dfm-formations.fr/classevirtuelle-sulfo-pratik/

👉Une personne qui réagit mal à l’ail et l’oignon, mais il ne semble pas que ce soit les FODMAPs…
👉Qui ne supporte pas le vin, mais cela n’a pas l’air d’être un problème d’histamine…
👉Qui a des symptômes digestifs (constipation, diarrhées, ballonnements, RGO…) et/ou systémiques (difficultés respiratoires, démangeaisons, rougeurs, tachycardie, sueurs nocturnes, bouffées de chaleur, douleurs articulaires et musculaires, maux de tête, brouillard cérébral, fatigue chronique…) qui ne répondent pas aux approches habituelles…

👆Et si c’était le soufre ?

✅Cette formation se propose d’apporter tous les outils pour comprendre enfin les troubles de santé liées aux soufrés, et pour les prendre en charge de manière efficace.

[WEBINAIRE MOLYBDÈNE]Je suis très heureuse de pouvoir, à l'invitation du Laboratoire Oronalys, vous parler du molybdène ...
10/03/2026

[WEBINAIRE MOLYBDÈNE]

Je suis très heureuse de pouvoir, à l'invitation du Laboratoire Oronalys, vous parler du molybdène dans un webinaire qui aura lieu jeudi soir à 20h.

Le titre : "Le molybdène, allié incontournable de la sulfatation"

Ce métal rare, mais très courant dans l'alimentation, est l'un des oligo-éléments les moins connus du corps humain. Il est le cofacteur de quatre enzymes connues dans la physiologie humaine : comparé aux quelques 300 réactions enzymatiques dans lesquelles intervient le magnésium, c'est peu !
Pourtant, une seule de ces enzymes suffit à faire du molybdène un élément vital, sans lequel la survie serait impossible. J'ai nommé la sulfite oxydase, si bien que, vous l'aurez compris, nous allons parler du métabolisme soufré.

Les rôles du molybdène ne s'arrêtent cependant pas à son statut de cofacteur dans les molybdoenzymes. Nous allons explorer le pourquoi de quelques vérités paradoxales, comme le fait que le molybdène puisse faire baisser l'acide urique bien qu'il soit le cofacteur de l'enzyme qui synthétise l'acide urique, ou le fait qu'une supplémentation en molybdène puisse être utile même quand il n'y a pas de déficit en molybdène.

En repartant, vous saurez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce micronutriment méconnu !

👉 Inscriptions ici :
https://lnkd.in/d3vpmqXk
(Événement réservé aux professionnels de santé)

[MON NUTRITHÉRAPEUTE M'A DONNÉ BEAUCOUP DE COMPLÉMENTS : EST-CE NORMAL ?]Je vous partage aujourd'hui une réflexion autou...
06/02/2026

[MON NUTRITHÉRAPEUTE M'A DONNÉ BEAUCOUP DE COMPLÉMENTS : EST-CE NORMAL ?]

Je vous partage aujourd'hui une réflexion autour d'une question que j'entends souvent dans ma pratique en micronutrition : "Mais est-ce que prendre tous ces compléments simultanément, ça ne va pas faire trop pour le corps ?"
Question entièrement légitime et qui mérite une réponse circonstanciée. Puisque je l'explique régulièrement au cabinet, je me suis dit qu'il serait intéressant de la formuler ici également.

Cette question recouvre plusieurs sous-questions :
👉 Est-ce qu'il ne risque pas d'y avoir des interactions entre les molécules ?
👉 Est-ce que la prise simultanée de nombreux compléments ne risque pas de limiter leur absorption ?
👉 Est-ce que cela ne va pas "fatiguer l'organisme" de gérer toutes ces molécules à la fois ?

La réponse est plurielle elle aussi :
🌿 D'abord, les molécules que l'on donne en nutraceutique fonctionnent différemment de médicaments. Les médicaments, dans leur grande majorité, sont des interrupteurs qui viennent bloquer une voie physiologique afin de l'empêcher de donner des symptômes ; d'où leurs noms d'"anti-quelque chose", d'"inhibiteurs de quelque chose", de "quelque chose-bloquants".
Les molécules que l'on donne en micronutrition ne fonctionnent pas du tout de la même manière. Elles sont de deux ordres :
- soit ce sont des micronutriments, c'est-à-dire des molécules qui font partie du répertoire naturel de l'organisme (le corps les utilise déjà, voire les fabrique lui-même), et que l'on va apporter de manière ciblée et à des dosages spécifiques pour soutenir (et non bloquer) les voies physiologiques défaillantes et leur redonner les moyens de fonctionner optimalement ;
- soit ce sont des molécules issues de plantes (phytothérapie), qui modulent certaines voies physiologiques : on est alors plus proche du fonctionnement des médicaments, mais de façon beaucoup plus douce et globale : les principes actifs issus de plantes n'agissent jamais sur une seule enzyme à un seul endroit, ils ne bloquent jamais unilatéralement une voie physiologique ; ils modulent à la hausse ou à la baisse, et contiennent généralement une multitude de principes actifs complémentaires qui évitent les effets indésirables liés à une action monolithique.
Conclusion : le risque d'interactions est important et réel avec les médicaments qui bloquent des voies physiologiques. Avec les molécules naturelles, il est très différent et bien moindre ; il n'est pas nul cependant, et c'est justement le métier du professionnel en micronutrition que de connaître et de prendre en compte ces possibles interactions.

🌿🌿 Deuxièmement, est-ce que la prise concomitante de toutes ces molécules ne va pas entraver leur absorption ?
Là, la réponse est nuancée elle aussi.
D'abord oui, il y a des risques (si par exemple on donne du fer et du zinc en même temps, ils vont être en compétition pour les mêmes transporteurs et l'absorption de l'un et de l'autre sera minorée) ; il faut donc prendre en compte ces interactions et espacer convenablement les prises afin d'optimiser l'absorption de chaque actif.
💡D'où l'importance de bien prendre les compléments au moment spécifié par votre nutrithérapeute (matin ou soir, au repas ou en dehors, etc.)
Ensuite non, à l'inverse : il est fréquent qu'un complément donné soit nécessaire pour favoriser l'absorption d'un autre. Si par exemple vous absorbez mal les vitamines liposolubles, il faudra quelque chose qui soutienne votre production de sucs digestifs (acide gastrique / bile / enzymes pancréatiques) pour favoriser votre absorption de certaines vitamines ou certains acides gras comme les oméga 3.
💡C'est pourquoi, lors d'un protocole en micronutrition, tous les suppléments sont importants car ils agissent en synergie.

🌿🌿🌿 Enfin le 3e point : est-ce que cela ne va pas faire "trop" pour l'organisme de gérer toutes ces molécules à la fois ?
Encore une fois, la clé est dans la différence entre les actifs utilisés en nutraceutique et les médicaments. En micronutrition / santé fonctionnelle, on apporte à l'organisme des molécules dont il a besoin, qu'il utilise naturellement, et qui vont soutenir son fonctionnement : donc non, il ne peut pas en avoir trop, de la manière dont il pourrait avoir trop de certaines molécules qui sont étrangères à son fonctionnement (ce qu'on appelle les xénobiotiques, dont les médicaments font partie au même titre que les polluants). Bien sûr qu'en revanche, la question du dosage est primordiale et que l'on ne donne pas n'importe quelle quantité de n'importe quoi : tout est choisi pour s'adapter aux besoins réels de l'organisme et pour éviter tout risque de surdosage.

Je finirai avec une métaphore que j'aime beaucoup, que j'emprunte au Professeur Castronovo : quand on prend en charge des troubles de santé fonctionnels, c'est comme si l'on voulait boucher une passoire : si on ne bouche que la moitié des trous, l'eau va continuer à couler. Si l'on veut vraiment réparer la fuite, il faut boucher tous les trous simultanément afin d'avoir une véritable efficacité. Et cela nécessite souvent d'agir à de nombreux endroits puisque l'on prend en compte non seulement les causes des symptômes, mais aussi les causes de ces causes, et les causes des causes de ces causes : aussi loin qu'il faut remonter nous allons.

Donc oui, les protocoles en santé fonctionnelle nécessitent souvent la prise de nombreux produits. C'est d'autant plus vrai que certains praticiens (dont je fais partie) préfèrent donner les micronutriments en unitaire plutôt que de donner des combos de vitamines ou minéraux, ceci afin d'ajuster le plus finement le dosage et la forme de chacun.
C'est contraignant, cela a un coût, et cela peut surprendre, pour les personnes qui ne sont pas du tout habituées à cette façon de soutenir la santé.
Pour les autres, c'est devenu une seconde nature : il y a des choses que l'on ne trouve pas dans l'alimentation, ou pas en quantité suffisante, ou pas sous une forme suffisamment pure, et ces choses-là, il est bien de les prendre en complément alimentaire, en accompagnement d'une alimentation personnalisée et optimisée pour correspondre aux besoins de chacun. (Car c'est un autre sujet que j'aborderai peut-être dans un futur post : non, il n'existe pas d'"assiette santé" qui soit la même pour tout le monde : bien qu'il y ait évidemment des grandes lignes communes à tous, vous seriez surpris de découvrir à quel point nos besoins divergent d'une personne à l'autre.)

J'ajoute qu'une approche en santé fonctionnelle ne se substitue pas (en aucun cas) à un suivi médical. Elle en est le complément, l'interaction des deux permettant souvent de démultiplier les bénéfices apportés par l'une et par l'autre.

Voilà. J'espère avoir répondu de façon claire à la question : "Est-il normal d'avoir de nombreux produits à prendre dans un protocole de micronutrition ?" 😊

Bien en santé à vous,

🌸CM🌸

Quelle joie de lire cette publication en début d'année !Pour ceux qui ne le connaissent pas, Dale Bredesen est un neurol...
02/01/2026

Quelle joie de lire cette publication en début d'année !

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Dale Bredesen est un neurologue américain expert des maladies neurodégénératives, auteurs de plusieurs livres sur la maladie d'Alzheimer. Son approche incarne magnifiquement ce qu'est l'approche fonctionnelle de la santé : il a identifié plus de 35 facteurs contribuant à l'émergence de la maladie d'Alzheimer, sur lesquels il est possible d'agir par l'hygiène de vie et la nutrition. Aujourd'hui, il annonce les résultats d'une étude clinique mettant à l'épreuve son protocole nommé ReCode, qui se sont révélés positifs au-delà de tout ce que l'on pouvait espérer : je le cite :

"(1) Notre protocole a permis d'obtenir des améliorations statistiquement significatives de la mémoire, des fonctions exécutives, de la vitesse de traitement cérébral et des capacités cognitives globales, contrairement au traitement standard ;
(2) Les symptômes cognitifs ont été nettement améliorés par notre protocole, comme l'ont noté à la fois les patients et leurs partenaires ;
(3) Notre protocole a entraîné des améliorations statistiquement significatives de plusieurs paramètres de santé : meilleure pression artérielle, meilleur indice de masse corporelle, meilleure sensibilité à l'insuline, meilleur taux d'hémoglobine glyquée, meilleurs profils lipidiques et meilleure méthylation.
(4) L'effet global de notre protocole était supérieur à celui de tout autre traitement contre le déclin cognitif, et 600 % supérieur (soit 7 fois) à celui du Leqembi, le médicament contre la maladie d'Alzheimer."

Tout ceci doit maintenant être évalué par des pairs. Mais il n'est absolument pas étonnant qu'une telle approche, qui se soucie des causes et de la corrélation entre les causes, et qui cherche à restaurer la santé de manière globale plutôt qu'à agir à un endroit unique par un médicament, produise des résultats très positifs.

Voilà de quoi donner de l'espoir à toutes les personnes à risque, et surtout, de quoi contribuer à faire connaître l'exemplarité de la médecine dite fonctionnelle et l'intelligence de son approche.

Sur ce, très belle année à toutes et tous, et prenez soin de vous ! 🌿✨🪷

Happy New Year to all, and I hope that everyone is enjoying time with loved ones. Meanwhile, we have very exciting results from our randomized controlled trial, and these have just been posted as a preprint: https://www.preprints.org/frontend/manuscript/8118568f183e2ba91ec2a1d3b3d08fb9/download_pub . These results will be submitted for peer review in February; here is a summary of some of the key findings:

(1) Our protocol produced statistically significant improvements in memory, executive function, brain processing speed, and overall cognition, whereas the standard of care treatment did not;
(2) cognitive symptoms were markedly improved by our protocol, as noted both by the patients and their partners;
(3) statistically significant improvements in multiple health parameters occurred with our protocol: better blood pressure, body mass index, insulin sensitivity, hemoglobin A1c, lipid profiles (“cholesterol”), and methylation.
(4) The overall effect of our protocol was greater than any other treatment for cognitive decline—and 600% better (i.e., 7 times) the effect of Leqembi, the Alzheimer’s drug (you can see this in Figure 10 in the preprint).

Here’s to continued great progress in 2026—let’s all work together to reduce the global burden of dementia. We can do it.

Il me tarde déjà d'assister à cette formation de ma grande amie Agathe Sultan Naturopathie pour approfondir avec elle la...
04/12/2025

Il me tarde déjà d'assister à cette formation de ma grande amie Agathe Sultan Naturopathie pour approfondir avec elle la question cruciale des Méthodes d'Observation du Cycle.

Les MOC, comme on les appelle familièrement, sont un outil absolument essentiel en santé fonctionnelle : à la fois une méthode contraceptive 100 % non toxique (y en a-t-il beaucoup d'autres... ?), un moyen de savoir quand faire ses bilans hormonaux au bon moment du mois, et un outil incontournable de connaissance de soi.

Observer son cycle, pour une femme, c'est accéder à une quantité incroyable d'informations sur elle-même : corréler les moments du cycle avec ses humeurs, sa forme physique, ses symptômes et même certains aspects de sa personnalité... C'est découvrir les marées hormonales qui fluent et refluent à travers nous, c'est apprendre à reconnaître la couleur spécifique à chaque moment du mois, c'est comprendre ce qui, dans nos comportements, nos émotions ou nos sensations physiques, est directement lié à nos hormones...

C'est observer aussi tous les micro-signes que "quelque chose est perturbé" dans notre état de santé bien avant que d'autres signes plus bruyants se fassent entendre, c'est disposer de nombreux et précieux indices sur ce qu'il y a à corriger pour que notre physiologie fonctionne optimalement... C'est aussi connaître et comprendre le fonctionnement des différentes hormones, apprendre à les sentir et les reconnaître, et apprendre à se "vivre" avec chacune d'elles, sans masque, sans pansement, sans filtre. Arrêter la pilule et redécouvrir son cycle naturel, c'est être enfin en contact vrai avec soi-même. ..avec, parfois, tous les inconforts que cela comporte (et je ne dis pas que c'est possible ou souhaitable pour toutes les femmes : à chacune son histoire, ses problématiques, ses choix bien sûr) : mais faire face à ces inconforts, c'est aussi se donner la chance - si l'on est accompagnée par un.e praticien.ne formé en hormonologie fonctionnelle - de comprendre ce qui ne va pas et d'y remédier de manière causale, préservant ainsi son bien-être dans le présent et l'avenir.

Bref, les méthodes d'observation du cycle, c'est bien plus qu'un moyen de contraception naturel (ce qui est déjà immense !) : c'est l'association d'un ancrage dans les traditions les plus profondes avec le meilleur de la modernité. J'ai absolument hâte d'en apprendre plus sur ce sujet avec Agathe.

Je suis déjà inscrite ! Et vous ?

PS Cette formation est destinée aux praticiens de santé, mais les particuliers peuvent aussi apprendre l’observation des cycles avec Agathe, qui reçoit à son cabinet les jeunes filles et les femmes désireuses de s’initier à cette méthode. 🌸

Un grand jour indeed ! Quelle joie de pouvoir partager cette formation sur un sujet passionnant et encore peu connu en s...
21/11/2025

Un grand jour indeed !
Quelle joie de pouvoir partager cette formation sur un sujet passionnant et encore peu connu en santé fonctionnelle, après des mois à travailler comme une fourmi dans ma bibliothèque virtuelle ! Et un grand bonheur de le faire dans le cadre de DFM Formations - la Santé Fonctionnelle : mon école de cœur, où tout est mis en œuvre pour que les savoirs soient les plus pointus, au service de la meilleure efficacité pédagogique et thérapeutique, et où chaque orateur peut développer son propre style avec son iconographie, sa pédagogie, sa façon de raisonner ! L'alliance de la rigueur et de la liberté : le combo du bonheur pour moi.
Et que dire du public ! Je me sentais en famille avec Agathe Sultan Naturopathie, Maud Gabriel, Marie-Neige Chervier, Gaignard, Naturelle, Libera, Loumena, Martine Hoarau, Christine Born-Gautheron, Krotoum Konaté Nutrithérapie...

Un grand merci encore à Gué, Mairet Micronutrition et Commarmond pour l'existence de l'école tout d'abord, et pour l'accompagnement de la venue au monde de cette formation 🌿💫

👏🥳Aujourd'hui c'est le grand jour : la première d'une nouvelle formation de haut vol chez DFM ! SULFO Pratik avec Clara Mallier.

✅Qui est Clara Mallier ?
Universitaire de formation (ancienne élève de l’École normale supérieure, enseignante-chercheuse à l’Université), Clara Mallier s’est reconvertie dans le domaine de la santé fonctionnelle, pratiquant la thérapie manuelle Méthode Poyet et la nutrithérapie / micronutrition. Formée chez DFM (Cursus Duo Pratik, Hormono Pratik, SIBO Pratik entre autres) et titulaire du DU Santé, Diététique et Physionutrition de l’Université Grenoble-Alpes, elle donne également des conférences et formations auxquelles elle apporte son enthousiasme, sa rigueur intellectuelle et son sens de la pédagogie.

✅ Prochaine date disponible : jeudi 5 mars 2026 !

https://dfm-formations.fr/classevirtuelle-sulfo-pratik/

A bientot !
L'équipe DFM

Adresse

223 Cours De L'Yser
Bordeaux
33800

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Clara Mallier Micronutrition publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter La Pratique

Envoyer un message à Clara Mallier Micronutrition:

Partager