27/03/2026
APPRENDRE A NOMMER CE QUE L’ON VIT
Quand je n’ai pas les mots pour nommer ce qu’il se passe en moi, il y a juste un chaos intense de sensations indéterminées qui me traversent.
Quand je n’ai pas les mots pour nommer ces sensations, ce sont mes pensées qui s’en chargent. Je vais davantage me mettre à juger mes sensations comme « envahissantes » ou « parasites » ou je vais me mettre à me juger moi-même comme « trop émotive » voire « dysfonctionnelle »
Quand je n’ai pas les mots pour prendre la responsabilité de ce que je ressens, je vais davantage attribuer la cause de mes ressentis à des facteurs extérieurs à moi : c’est la faute d’untel, des autres, du système si je vais mal … m’enlevant ainsi tout pouvoir de me rendre la vie belle.
Quand je n’ai pas les mots, je subis ces vagues qui me traversent sans pouvoir comprendre leur message. (Un peu comme si quelqu’un me disait quelque chose de super important mais dans une langue dont je ne comprenais rien)
Quand je n’ai pas les mots, je suis en mode réaction, réflexe de survie, pulsion contre, contre moi, contre l’autre.
Nommer c’est remettre de l’espace et de la conscience entre ce qui est perçu et ce qui perçoit.
« Entre le stimulus et ma réponse, il y a un espace, c’est là que réside ma liberté de choix »