09/01/2026
Et si l’attachement était un réflexe plus ancien que nos pensées ?
Hier, en enregistrant un audio pour la plateforme Psychonaute, une image très simple s’est imposée à moi.
Une image du corps. Une image que nous partageons tous.
La main d’un nouveau-né.
À peine arrivée au monde, elle se referme. Elle s’agrippe à tout ce qu’elle touche. Un doigt. Un tissu. Une présence...
Ce n’est pas un choix, c’est un réflexe archaïque.
Une mémoire du corps.
Nous avons tous commencé ainsi... le corps qui a une mémoire s’en souvient.
Et d’une certaine façon, ce geste n’a jamais totalement disparu.
Dans la tradition bouddhiste, le non-attachement n’est pas un désengagement du monde.
Ce n’est pas apprendre à ne rien aimer...
C’est apprendre à ne pas se crisper sur ce qui est là.
Le Bouddha ne condamnait pas l’attachement. Il montrait simplement que la souffrance apparaît lorsque nous serrons ce qui, par nature, change.
Alors nous nous agrippons. À des relations. À des rôles.
À des sécurités. À des images de nous-mêmes.
Non par faiblesse.Mais par peur de perdre. Par besoin de continuité. Par oubli que tout est mouvement.
Comme cette main de bébé, qui serre… avant d’apprendre, doucement, à s’ouvrir.
Prenez un instant. Là, maintenant. Si vous ouvriez la main aujourd’hui… qu’est-ce qui tomberait ?
Si cette image vous touche, dites-le-moi en commentaire. Un mot suffit.
Est-ce un thème que vous aimeriez explorer ensemble lors d’un prochain live ?