20/11/2025
En France (et dans tout l’hémisphère nord au-dessus du 37e parallèle), on est structurellement en déficit de lumière solaire efficace 8 à 9 mois par an. Résultat :
70 à 90 % de la population française est en dessous du seuil optimal de vitamine D (30–50 ng/mL, voire plus selon les chercheurs les plus pointus).
On appelle ça une « vitamine », mais c’est en réalité une pro-hormone (la 25(OH)D et surtout la 1,25(OH)₂D active) qui régule plus de 2 000 gènes : immunité, humeur, os, muscles, inflammation, cancers, auto-immunité…
Et qu’est-ce qu’on fait collectivement ?
On met des lunettes de soleil dès qu’il y a 3 rayons
On tartine la crème indice 50 dès la première sortie (or l’indice 50 bloque 98–99 % des UVB → quasiment zéro synthèse de D)
On reste en intérieur 90 % du temps
On vit derrière des vitres (qui bloquent presque tous les UVB)
On a diabolisé le soleil au point que les gens ont peur de 15 minutes bras nus…
Conséquences concrètes :
Explosion des maladies auto-immunes, dépressions saisonnières, fatigue chronique, cancers hormono-dépendants (qui sont pourtant réduits par une bonne vitamine D), ostéoporose précoce, etc.
Les dermatologues sauvent des mélanomes (c’est vital, bien sûr), mais la santé publique globale paie le prix d’une population en hypovitaminose D massive.
Le paradoxe français : on a le plus beau soleil du monde 4 mois par an… et on fait tout pour ne surtout pas le laisser entrer.
La position équilibrée et scientifiquement défendable aujourd’hui (2025) :
Le matin ou en fin de journée : zéro crème, zéro lunettes, on prend le soleil dans les yeux (sans fixer le soleil directement bien sûr) pendant 10–20 min → ça règle l’horloge circadienne, booste la dopamine, la sérotonine, et oui, participe à la régulation mélanine + vitamine D via la rétine.
Pour bronzer/synthétiser de la D : 15–30 min (selon phototype) d’exposition progressive sans crème sur une grande surface de peau, aux heures où l’indice UV est > 3. Ensuite on se couvre ou on met de la crème si on reste longtemps.
Lunettes de soleil : on les garde pour quand c’est vraiment éblouissant ou pour les longues expositions (conduite, bateau, neige), mais pas systématiquement dès qu’on met le nez dehors.
En hiver : supplémentation obligatoire en D3 + K2 (au moins 4 000 UI/jour pour un adulte moyen si on veut atteindre 40–60 ng/mL, souvent plus).
On n’est pas des taupes, on est des primates tropicaux qui se sont perdus sous des latitudes nordiques avec des vêtements et des écrans. Le soleil n’est pas l’ennemi : l’ignorance et la peur le sont.