24/01/2026
Perdre de l’autonomie à cause d’un souci de santé, c’est un choc.
Un vrai. Brut.
Du jour au lendemain, le corps ne suit plus comme avant. L’équilibre devient fragile, les mots parfois difficiles à faire sortir, l’élocution qui trébuche. Et avec ça, la peur, l’incompréhension, le sentiment de ne plus se reconnaître.
C’est un chemin que je traverse en ce moment.
Il y a les examens, les rendez-vous médicaux, l’attente, les questions sans réponses immédiates. Le temps médical n’est pas toujours le temps du cœur, ni celui de l’acceptation.
On passe par beaucoup d’émotions : la sidération, la colère, la tristesse, parfois même la honte de ne plus pouvoir faire « comme avant ».
Et puis, doucement, l’apprentissage d’un autre rythme. Plus lent. Plus attentif. Plus humble aussi.
Ce que cette épreuve m’enseigne, c’est que l’autonomie ne disparaît pas : elle se transforme.
Elle vit dans la façon dont on prend soin de soi, dont on s’écoute, dont on accepte d’être accompagné sans se réduire à sa difficulté.
Avancer avec un problème de santé, ce n’est pas renoncer à soi.
C’est apprendre à se retrouver autrement, pas à pas, même quand le chemin est encore flou.
Dans ce parcours, la sophrologie m’aide à tenir debout, autrement.
Pas pour aller mieux à tout prix, mais pour être là, avec ce qui est.
Elle m’aide à me reconnecter à mon corps tel qu’il est aujourd’hui, même quand il vacille, même quand il me surprend.
À retrouver un peu de sécurité à l’intérieur, quand l’équilibre extérieur manque.
Elle m’accompagne pour apaiser le choc, accueillir les émotions, traverser les peurs sans les fuir.
Pour revenir au présent, quand le mental s’emballe ou que l’inquiétude prend trop de place.
Ce n’est pas une solution miracle.
C’est un soutien, un appui, un espace pour respirer, pour me respecter, pour avancer à mon rythme.
Et c’est aussi ce chemin-là que je transmets, avec humilité, à celles et ceux que j’accompagne.