11/03/2026
On confond souvent la MDPH et la CPAM, alors que ces deux organismes n’évaluent pas la même chose.
➡️ La CPAM intervient principalement sur deux aspects : les soins et la capacité de travail.
Elle peut reconnaître certaines maladies en ALD (Affection de Longue Durée) pour permettre une prise en charge des soins à 100 %.
Elle peut aussi attribuer une pension d’invalidité lorsque l’état de santé réduit durablement la capacité à travailler.
Dans ce cas, ce qui est évalué est surtout la capacité à exercer une activité professionnelle.
➡️ La MDPH, elle, a une approche différente. Elle ne se base pas uniquement sur la maladie ni sur la capacité de travail.
Elle évalue l’impact du handicap sur la vie quotidienne, que le handicap soit visible ou invisible.
Elle regarde par exemple :
les difficultés pour se déplacer, les limitations pour marcher, rester debout ou assis longtemps, les douleurs chroniques ou la fatigue importante, les difficultés pour réaliser certaines tâches du quotidien, les troubles cognitifs (concentration, mémoire…)
l’impact sur la vie sociale, familiale ou professionnelle, les besoins d’aide ou d’aménagement...
En fonction de cette évaluation, la MDPH peut attribuer différents droits ou aides, par exemple :
• la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé)
• l’AAH (Allocation Adulte Handicapé)
• la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) pour financer certaines aides humaines, techniques ou d’aménagement
• les cartes CMI : priorité, invalidité ou stationnement
• certains aménagements scolaires ou professionnels
Ces aides ont pour objectif de compenser les difficultés liées au handicap et de favoriser l’autonomie.
En résumé :
La CPAM évalue surtout la capacité de travail et la prise en charge des soins.
La MDPH évalue l’impact du handicap sur la vie quotidienne et peut attribuer différentes aides pour compenser ces difficultés.
C’est pour cela qu’une personne peut être reconnue par l’un de ces dispositifs… sans forcément l’être par l’autre.