21/10/2025
Lorsque la liste des "𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐪𝐮𝐞" s’allonge, le cerveau 🧠 active plusieurs régions en simultané. Le cortex préfrontal , siège des fonctions exécutives, orchestre la planification, la prise de décision et la gestion des priorités. À force d’être sollicité, il perd en efficacité : la concentration se fragilise et les erreurs se multiplient (Miller & Cohen, 2001). La mémoire de travail , limitée par nature, se retrouve saturée, provoquant cette impression d’avoir "𝐭𝐫𝐨𝐩 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐭𝐞̂𝐭𝐞".
Parallèlement, l’amygdale, centre émotionnel du cerveau, s’active de manière répétée sous l’effet du stress. Cette stimulation constante libère du cortisol, l’hormone du stress, qui en excès perturbe le sommeil et les capacités cognitives (McEwen, 2017). C’est un véritable cercle vicieux : plus la pression augmente, plus le cerveau s’épuise, renforçant la sensation d’être 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́..
Les neurosciences confirment que la surcharge mentale n’est ni une faiblesse ni un manque d’organisation, mais une 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 à une exigence prolongée de performance. Le cerveau humain n’est pas conçu pour être en alerte permanente. Reconnaître cette limite, c’est poser le premier acte de bientraitance envers soi-même. Dans cette prise de conscience, la sophrologie ouvre une voie réaliste : apaiser les circuits du stress en redonnant de l’espace au corps et à la respiration.
📚 Références :
McEwen, B. S. (2017). Neurobiological and systemic effects of chronic stress . Chronic Stress, 1, 1–11.
Miller, E. K., & Cohen, J. D. (2001). An integrative theory of prefrontal cortex function . Annual Review of Neuroscience, 24, 167–202.