20/02/2026
Pour valider mes études de psycho, j’ai choisi un sujet qui dérange. Un sujet qui gratte. Un sujet dont on parle peu...
Le syndrome de Münchhausen par procuration.
En gros ? C’est quand une personne, un parent, très souvent la mère (trop souvent); provoque, invente ou entretient des maladies chez son enfant pour attirer l’attention, la compassion, l’admiration en le surmédicamentant, en le privant parfois de soins adaptés… voire en le mettant en situation de carence ou de malnutrition.
L’enfant devient le décor. La maladie devient le scénario. Et le parent, le rôle principal.
C’est violent. C’est une maltraitance.
Mais une maltraitance qui porte un masque social très crédible : celui du parent courageux, dévoué, épuisé… héroïque.
En France, on en parle encore trop peu. Trop discret. Trop impensable. Et pourtant bien réel.
Quand j’ai commencé à travailler dessus pour mon mémoire, je ne connaissais que trop peu d'histoires à ce sujet si ce n'est celles de Gypsy-Rose et Dee-Dee Blanchard et de Delphine Paquereau. Je me suis demandée :
« Mais combien d’histoires n’a-t-on pas comprises ?
Combien de décès dits “inexpliqués” mériteraient qu’on regarde autrement ? »
La malheureuse affaire Daubon-Reverdy a remis le sujet sous les projecteurs. Ça a fait du bruit. Et tant mieux.
Le syndrôme de Münchhausen n'est , ce n’est pas un “caprice psychiatrique”.
C’est une pathologie de la quête d’attention. Une faille narcissique qui instrumentalise un enfant. Une souffrance psychique qui en crée une autre, bien réelle et très dangeureuse.
Aujourd’hui, on en entend de plus en plus parler. Et il ne faut pas hésiter à partager, à informer, à alerter. Pas pour lancer des chasses aux sorcières.
Mais pour apprendre à voir.
Parce que parfois, derrière un trop-plein de soins, derrière une accumulation d’examens, derrière un parent toujours au centre du récit… il y a peut-être un enfant qu’on n’écoute pas assez.
Ce sujet, je l’ai choisi pour mon mémoire.
Pas par hasard.
Par conviction.
Prévenir, c’est déjà protéger.
Et protéger, ça commence par oser nommer.
Je vous partage ici des extraits de mon mémoire. Au travers du fait d'être lue, j'espère informer et réduire la méconnaissance de ce syndrome.