16/02/2026
Étude de Hitos (2013)
439 enfants de 4 à 12 ans
Les enfants présentant une ventilation dysfonctionnelle ont montré davantage d’altérations de la parole et du langage.
Ils ont été évalués sur :
– le mode respiratoire
– le tonus et la mobilité oro-faciale
– l’articulation de tous les phonèmes
– le langage spontané
Résultat :
Un mode ventilatoire perturbé est associé à des difficultés de parole, de langage et peut impacter la scolarité.
Pourquoi c’est important ?
Parce que la parole ne fonctionne pas seule.
Elle dépend d’un système : respiration, posture linguale, équilibre oro-facial, contrôle auditif.
Si un enfant respire par la bouche, avec une langue basse et un tonus modifié, on demande à un système instable de produire des sons précis.
Travailler le son sans stabiliser le terrain fonctionnel peut donner des progrès fragiles ou non durables.
Il ne s’agit pas d’opposer OMF et rééducation des sons.
Il s’agit d’identifier si un obstacle fonctionnel empêche la stabilisation articulatoire.
Quand la cause fonctionnelle est traitée, la rééducation des sons devient plus stable et plus efficace.
Travailler un son sur un système instable peut donner des progrès partiels ou fragiles.
Identifier et lever un obstacle fonctionnel ne remplace pas la rééducation des sons : cela en sécurise l’efficacité.
Ces travaux s’inscrivent dans une continuité scientifique.
Depuis plusieurs décennies, la littérature internationale analyse les liens entre ventilation, croissance cranio-faciale, audition et développement du langage.
L’oromyofonctionnel constitue un champ de recherche établi, qui soutient une évolution des pratiques vers une approche systémique fondée sur les données probantes.
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