22/04/2026
// Retrouvaille avec ma Femme Sauvage
Un chemin à la fois facile et inconfortable ...
Elle a toujours été présente en moi, c’est évident.
Cette connexion au sauvage me relie encore plus à mes sens, et notamment à mon odorat. J’ai toujours reniflé mes enfants, mon mari, sans me poser de question, comme le ferait une animale. Je le fais, c’est naturel, instinctif. Reconnaître leur odeur est ancré en moi, dans mon corps. C’est vital.
Elle est venue renforcer ma confiance en mon instinct, en ce qui traverse mon corps, même si c’est à contre-courant…
Elle m’a montré à quel point je suis gardienne des miens, de ma meute, de mon foyer, de mon territoire… et comme je peux sortir les griffes, transformer mon apparence, pour préserver, protéger.
Depuis petite, on me dit “tu es bizarre”.
Et ma Femme Sauvage m’invite à honorer encore plus cette part de moi qui ne rentre pas dans les cases, qui est différente, reliée à quelque chose de plus subtil, de plus vrai, de plus profond.
Alors, de plus en plus, j’ose ma bizarrerie, mon unicité, avec présence et gratitude. Je lui laisse l’espace de grandir… et ça fait du bien de s’autoriser cela.
Cette Femme Sauvage me conforte aussi dans cette connexion que j’ai à la cyclicité : mes cycles menstruels, mes cycles de vie, les cycles de la lune, du soleil, de la nature, des éléments, des saisons, du vivant, du visible, de l’invisible…
Je sens que je suis à ma place avec cette vision que j’ai à cœur de transmettre aux femmes.
Elle est venue toucher mon corps d’une autre manière.
Je vois d’un autre œil mes cicatrices, les empreintes de ma vie sur mon corps : mon ventre, mes vergetures, ma césarienne.
Mon regard est plus doux sur ces marques, en lien avec les vies que j’ai données… et avec la mort qui nous a frôlés, mon fils et moi.
Cette connexion me montre que mon ventre, mon utérus, sont puissants…
Et que j’ai besoin de pleurer.
Car il y a eu si peu de place pour cela… pour libérer ces parts de moi restées figées dans la peur, dans l’incapacité, au moment de sa naissance, il y a presque 18 ans.
Ma Femme Sauvage est ma base, mon socle.
Elle siège dans mon bassin, dans ma chair…
Elle est là, dans mon corps... et bien au-delà.