18/09/2022
Et si on cessait d’avoir peur de la FOMO ?
Cette nouvelle pathologie issue du numérique désigne cette peur de manquer une info sur les réseaux sociaux : le dernier tweet sanglant de Poutine, le dernier post révoltant de Pogba, le dernier réel choquant de Puff Daddy ou tout simplement la dernière story de tes amis et ton monde est dépeuplé… Lorsqu’on ne peut plus s’empêcher de checker toutes les 10 secondes si une nouvelle news a pop-up sur notre smart phone, jusqu’à avoir peur de s’en séparer, de quoi avons-nous réellement peur, si ce n’est d’être quitté par les autres comme de quitter les autres ? Car ce faux mot qu’est la FOMO, cette Fear Of Missing Out, fait en réalité écho à la Fear Of Loss, la FOL, de Sigmund Freud, décrivant cette peur de manquer de l’objet d’amour. Qui n’a jamais eu peur d’être séparé de son doudou, de son père, de sa mère ? L’enfant ayant le sentiment de faire partie du corps de sa mère, tel un prolongement de sa chair, est alors terrifié d’être séparé d’elle. Or, il ne peut prendre conscience de son corps, de soi, qu’à la condition où il accepte d’être séparé de sa mère. Le petit Hans, le plus jeune patient de Freud, parvient à juguler son angoisse de séparation grâce au jeu de la bobine. C’est en jetant « loin-ici » (fort-da) son yoyo qu’il parvient à apprivoiser l’inquiétante séparation. Or, aujourd’hui nous avons bien du mal à nous déjouer d’eux, à nous en séparer, tant ils se jouent de nous : grâce au scroll infini, nous sommes infiniment plus dépendants des réseaux sociaux, toujours à l’affût d’une info manquée… Cette FOL, cette angoisse de séparation, se rejoue ainsi dans la FOMO. Si donc tu ne veux plus être fol(le), accepte de te séparer de tes réseaux sociaux sans avoir peur d’être en manque. Car ce n’est qu’en acceptant la séparation, sans angoisser, qu’on peut espérer entrer en relation avec les autres comme avec soi. De la Fomo à la Jomo, cette Joy Of Missing Out, il n’y a qu’un clic. Je vous invite à devenir de joyeux JOMO !
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