20/01/2026
Je surfe sur une tendance qui me ramène à 2016.
Pas par nostalgie —
par tendresse.
Je regarde la vie que j’ai vécue,
et l’un de ces mouvements instinctifs qui jalonnent ma vie : partir à Los Angeles,
Venice Beach,
devenir quelqu’un d’ailleurs
pour mieux me retrouver.
Cette année-là, j’avais besoin de m’échapper.
Après les attentats, après une rupture,
après le choc et le cœur froissé.
Changer de perspective m’a sauvée.
Changer de ciel m’a redonnée à la vie.
Je me souviens de cette superbe happy hippie house,
au bord du canal de Venice,
où j’étais logée
alors que je travaillais comme professeure de yoga pour un couple formidable.
Il y avait le jardin partagé,
les légumes organiques,
les amis, les rires, le high fly avec Cameron, les cours de yoga avec & , les concerts avec , les retrouvailles avec et ma Maggie.
C’était l’Amérique d’avant la peur,
avant le cynisme,
avant qu’on imagine l’impensable.
Je ne suis pas très douée pour me projeter dans le futur.
Mais une chose est sûre :
je choisis la joie comme acte de résistance.
Et quand je regarde vers 2036,
je n’y vois pas une destination,
j’y vois un cercle vivant.
Un espace où l’on se soutient,
où l’on s’élève ensemble,
où l’on se rappelle que tomber n’est pas échouer,
et que se relever peut devenir un art.
À ma communauté :
marchons côte à côte,
tenons-nous quand ça vacille,
célébrons chaque victoire, même discrète.
À moi-même, je dépose cette intention :
rester libre,
rester vivante,
rester alignée,
danser avec le monde sans me trahir.
Si le futur est flou,
choisissons la présence, la joie et le lien.
Ensemble, c’est déjà immense.