30/04/2026
Ode à la joie intrépide (même par temps gris)
Dans le grand théâtre du monde morose,
où les mines grises se disputent le trône du soupir,
je marche, fleur au chignon,
riant à pleines dents de mon insolence solaire.
Les infos me grognent ? Je baisse le volume.
Les gens me disent “tout fout le camp” ?
Je réponds : “alors moi, je reste ici, bien campée,
les pieds dans la mousse, le cœur en cabane dans les nuages.”
Je bricole ma joie comme une fée sans manuel :
un rayon de lumière, deux miettes de rires,
et me voilà en train de repeindre l’air
avec des couleurs qui n’existent même pas encore.
La planète gémit ? Oui, mais elle danse aussi.
Il suffit d’écouter sous le bruit :
le murmure des fleurs qui conspirent,
les écureuils qui complotent pour faire sourire les passants.
Et quand la fatigue du monde veut me coller au sol,
je la regarde droit dans les yeux :
“Pas aujourd’hui, ma belle,
j’ai promis à mon Esprit une pirouette avant midi.”
Hermine