28/01/2026
Depuis plusieurs jours, je lis beaucoup d’accusations, de raccourcis et de contre-vérités.
Par respect pour les habitantes et les habitants de Prunelli-di-Fium’Orbu, il m’a semblé indispensable d’y répondre clairement.
J’ai également été accusé, de manière infondée, de ne m’exprimer qu’à travers une intelligence artificielle, comme si le travail, la réflexion collective, les décisions humaines et les responsabilités politiques n’existaient pas.
Je constate d’ailleurs, non sans ironie, que ceux qui dénonçaient hier ces pratiques utilisent aujourd’hui les mêmes outils, les mêmes codes et les mêmes formats sur les réseaux sociaux.
Finalement, nous sommes ravis de voir que nos méthodes inspirent.
Preuve, peut-être, que nous étions simplement en avance.
Mais gouverner une commune, ce n’est pas faire de la communication.
C’est affronter le réel, décider dans la complexité et assumer, y compris lorsque les décisions sont difficiles.
Depuis sept ans, avec mon équipe municipale, nous avons fait un choix clair :
agir, construire et transformer Prunelli-di-Fium’Orbu, plutôt que commenter ou polémiquer.
Oui, nous avons investi.
Oui, nous avons eu recours à l’emprunt.
Mais pour une seule raison :
construire des écoles, des équipements sportifs, culturels et éducatifs durables, rénover des infrastructures vieillissantes et préparer l’avenir de notre commune.
La vraie question n’est donc pas :
« A-t-on emprunté ? »
Mais bien :
« Qu’a-t-on construit avec cet argent ? »
Concernant la Chambre régionale des comptes, je veux être parfaitement clair.
Des dysfonctionnements administratifs ont été relevés, signalés, corrigés et régularisés.
Il n’y a eu ni fraude, ni corruption, ni enrichissement personnel.
Ces faits sont établis, documentés et vérifiables.
Le rapport de la Chambre régionale des comptes est public et consultable par tous sur internet.
Et si nécessaire, nous le transmettrons à toute personne qui en fera la demande.
Sur la fiscalité, il est important d’apporter des éléments de compréhension.
La hausse ressentie par certains foyers ne résulte pas d’une décision communale, mais principalement de décisions nationales et intercommunales, ainsi que de la revalorisation des bases fiscales décidée par l’État.
La commune, pour sa part, a fait le choix de contenir sa fiscalité afin de préserver le pouvoir d’achat des familles, tout en maintenant sa capacité d’investissement et la qualité des services publics.
Si ce mécanisme n’est pas clair pour certains citoyens, nous sommes pleinement disponibles pour l’expliquer de manière simple et transparente, chiffres à l’appui.
Sur les questions environnementales, je refuse l’hypocrisie et les postures faciles.
Le centre d’enfouissement de Prunelli-di-Fium’Orbu n’est ni une création récente, ni une décision municipale prise au gré des mandats.
Un site d’enfouissement existe sur ce territoire depuis plusieurs décennies, et son histoire moderne débute au début des années 1990, bien avant mon arrivée aux responsabilités.
Le choix de Prunelli comme site d’implantation s’est fait dans un contexte où la commune a été la seule à assurer alors cette fonction depuis 30 ans, devenant progressivement un pilier central de la gestion des déchets en Corse.
Aujourd’hui, Prunelli est l’un des deux seuls centres d’enfouissement de l’île et accueille la quasi-totalité des déchets ménagers de la Haute-Corse, bien au-delà des volumes initialement prévus.
Les prolongations et extensions successives de l’installation n’ont pas été décidées par la mairie, mais par la Collectivité de Corse et par l’État, via des réquisitions, afin de faire face à l’absence d’alternatives opérationnelles à l’échelle insulaire.
La commune ne dispose ni du pouvoir juridique ni des compétences institutionnelles pour fermer seule un équipement de cette nature.
Aucun élu responsable ne peut décider, sans solution crédible et coordonnée à l’échelle régionale, de mettre fin à un site stratégique, au risque de provoquer une crise majeure de gestion des déchets pour tout le territoire.
Depuis des années, la commune porte ainsi une charge lourde, souvent vécue comme un sacrifice, dans un contexte où les politiques de tri et de réduction des déchets n’ont pas été déployées à la hauteur des objectifs fixés.
Gouverner, ce n’est pas promettre l’impossible.
C’est gérer le réel, assumer l’existant et préparer l’après.
Comme l’a rappelé France 3, pour la troisième fois, l’opposition se présente sans projet structuré clairement identifié pour la commune, sinon celui de commenter ou de prolonger ce qui a déjà été engagé, tout en s’inscrivant dans une posture clivante et une contradiction permanente.
On ne construit pas une vision pour un territoire en se réveillant à la veille d’une campagne électorale.
Une commune se dirige sur le temps long, avec constance, sérieux et responsabilité.
Continuer à débattre de ces sujets, alors qu’ils ont été expliqués à de nombreuses reprises, révèle moins un désaccord qu’une fragilité de l’opposition.
Cette polémique permanente détourne le débat de l’essentiel et freine notre capacité à vous présenter clairement nos actions actuelles et les projets que nous portons pour l’avenir.
Si l’opposition avait les épaules et les compétences nécessaires pour gérer une commune, elle ne s’enfermerait pas dans ces procès d’intention, d’autant plus que ces éléments peuvent être démontrés, documents à l’appui.
Enfin, puisque nous sommes accusés, nous invitons toutes celles et ceux qui le souhaitent à venir à notre permanence.
Nous y expliquerons les faits, chiffres et décisions, en toute transparence.
Parce que la vérité ne se craint pas.
Elle se démontre.