09/01/2024
Une page vient de se tourner…
Formée en 2001 en Anjou, je ne m’imaginais pas le chemin que je mènerais ainsi… être réflexologue, c’est un vrai métier : c’est continuer de se former au fil des ans, c’est chercher, lire, s’informer, être une femme d’entreprise….
Et je peux vous l’avouer : la réflexologue a vraiment pris son pied !!! Vous m’avez confortée dans ce magnifique sentiment d’être à ma place, à la bonne place, au bon moment… avec les bonnes personnes.
Je remercie toutes celles et tous ceux qui sont passés entre mes mains et qui m’ont ainsi fait confiance toutes ces longues années dans ce métier choisi avec foi et amour. Ma présence auprès de vous, mon écoute, nos échanges verbaux ou non, la petite musique du corps qui chante sa détente et le lâcher prise, le « pendant » et… les « après » !
Je garde en mémoire mes ateliers, conférences, démos auprès des curistes des Thermes de Salies où j’ai apprécié énormément de travailler et je salue toutes les personnes que j’ai pu croiser au sein de cet établissement.
Mais en mars 2020 : on a torpillé mon boulot…
on m’a empêchée de continuer sur mon chemin.
Pourtant, j’y ai cru encore...
Mais les mois ont passé, et les années s’écoulant, je me suis résolue à ce choix : j’ai « raccroché les gants »… Mais juste les gants hein ! Se retirer ainsi, se mettre « à la retraite », ce n’est pas tout à fait comme cela que je voyais les choses mais je sais aujourd’hui que c’était le bon choix. Il faut du courage pour être et pour faire exactement ce pourquoi on « est ».
Je suis rentrée dans une nouvelle étape de ma vie.
Je vais garder mes dix doigts de réflexologue pour les utiliser autrement…depuis quelques mois, c’est sur un clavier de piano que je pose mes mains et que je réalise enfin le rêve de mes huit ans : jouer du piano.
Je pensais que cela m’était impossible jusqu’alors et, là, la magie opère. C’est fantastique !
Pour remplacer un travail que j’ai aimé par-dessus tout, il me fallait bien au moins cela, le merveilleux apprentissage de la musique ! Le toucher, l’écoute, la réflexion, l’effort, la joie, que dis-je : la jubilation !
Je souhaite beaucoup, beaucoup, de courage à toute personne s’engageant dans ces fabuleux métiers des soins à l’autre et je nous souhaite aussi beaucoup de courage sur ce monde où le sens de l’humain et le respect du sacré méritent bien toute leur place !
Il y a du travail : à chacun de reprendre… ses partitions et de jouer… à la perfection !
Ce n’est qu’un AU REVOIR et, avec malice, je vous dis : « à votre santé* » !!!!!!
* : chuuut, normalement, on n’a pas le droit de parler de « santé »…