Trickster

Trickster Explorateur du chemin de vie sur Terre. Lieux sacrés. Transmissions. Connexion à la nature et régénération culturelle.

En pleine préparation de l'   Franchement, on est branchés nature ou on ne l'est pas... 😂(photo garantie sans IA 😅)     ...
18/09/2025

En pleine préparation de l'
Franchement, on est branchés nature ou on ne l'est pas... 😂
(photo garantie sans IA 😅)

J’ai hésité… je n’hésiterai plus.🌍 Terre.🇪🇺 Europe.🇫🇷 France.🌊 Côte Atlantique.🌀 Sud Bretagne.⛰️ Presqu’île de Guérande....
09/04/2025

J’ai hésité… je n’hésiterai plus.

🌍 Terre.

🇪🇺 Europe.

🇫🇷 France.

🌊 Côte Atlantique.

🌀 Sud Bretagne.

⛰️ Presqu’île de Guérande.

🌬️ Côte Sauvage.

🏡 Le Pouliguen.

🌳 Village des tamaris.

Plus de 40 ans que ce village a été construit (vers 1981), aux abords du Domaine de Cramphore. Ce lieu fut autrefois le club house de l’ancien golf de La Baule, bâti en 1926 sur la commune du Pouliguen. On y voit encore les cyprès (Cupressus Sempervirens) plantés à cette époque, certains proches des 100 ans.

Il y a presque 4 ans, je suis venu m’installer ici, sur ce territoire qui m’a accueilli tous les étés de mon enfance. Je me revois encore, enfant, au sommet des cyprès, pendant que ma grand-mère me criait d’en descendre, les bras agités en signe d’alerte… À l’époque, il y avait encore des branches accessibles.

Et puis, la nuit du 1er novembre 2023, nuit de la Toussaint, une grande tempête s’est levée. Elle a fait tomber deux faux cyprès (Chamaecyparis), dont l’un sur le toit de ma maison… Et elle a blessé les anciens, les vrais. Les élagueurs sont venus les abattre.

Curieux mot, "abattre".

J’ai allumé des bougies. J’ai accompagné. J’ai prié. J’ai pleuré.
Ces anciens sont devenus des ancêtres.
Je suis revenu me recueillir.
J’ai compté près de 95 cernes.
J’ai ramassé les copeaux, porteurs d’une odeur douce et sacrée, et les ai répandus, comme on disperserait des cendres, humble hommage rendu à ces géants discrets.

Depuis que j’habite ici, je me suis souvent interrogé sur les tamaris qui ont donné leur nom au village.Aux Tamaris 1, il n’en reste que 8, installés sur un petit rond-point. Mais leur allure évoque davantage des arbustes fatigués que les arbres souples et majestueux que j’ai pu croiser ailleurs.
Pourquoi cette forme ?
Parce que depuis des décennies, ces arbres ne sont jamais laissés tranquilles. Chaque hiver, une taille sévère coupe court à leur croissance. Mais le tamaris fleurit sur le bois de l’année précédente. Alors, depuis quatre ans que je les observe… je ne les ai jamais vus fleurir.

Et pourtant, l’automne dernier, j’ai vu.
Sur l’esplanade Benoît, à deux pas d’ici,
des tamaris aux troncs larges, aux branches dansantes,
des arbres plus hauts que moi, debout dans le vent.

Non, il n’y a pas qu’en Grèce ou en Méditerranée que le tamaris s’épanouit. Il peut le faire ici aussi, s’il en a la possibilité.

Arrive l’hiver.
Les tamaris de mon quartier, avec une résilience admirable, produisent encore chaque année des pousses adventives.
Elles montent, lentement, avec grâce, jusqu’à un mètre…

J’espérais cette année que l’on laisse faire la vie.

Mais un matin, les équipes d’entretien sont là.
Je n’ai pas le temps de parler.
Le verdict tombe en silence.
Cette année encore, les tamaris ne fleuriront pas.

Je me suis demandé :
Ont-ils déjà vu un tamaris laissé libre ?
Ont-ils reçu des clés pour accompagner cette essence ?

Je ne viens ni critiquer, ni diviser.
Je viens témoigner, ressentir, et honorer ce qui vit ici.
Et à l’heure où l’on parle de planter de nouvelles espèces dans le quartier, je me pose une simple question : Et si l’on commençait par prendre soin de ce qui est déjà là ?
Sinon… pourquoi continuer à parler d’un Village des Tamaris ?

Le tamaris est là depuis l’Antiquité, sur les rives méditerranéennes, sahariennes et atlantiques. Mentionné dans la Bible, lié à Perséphone en Grèce, il est arbre de seuil, de passage, de résilience.

Il incarne :
- la douceur dans l’adversité
- l’adaptation aux milieux hostiles
- la beauté discrète et tenace
- un lien entre visible et invisible, entre éphémère et éternel

Hier, j’ai écrit un poème chanté en leur honneur. Je prendrai le temps de le mettre en musique et de vous le partager bientôt.
Et si cela vous touche…

J’aimerais vous proposer prochainement une balade poétique autour des espèces emblématiques de la presqu'île. Si cela vous parle, faites-le moi savoir.

Avec amour,
Julien

́

**Est-ce que La Govelle sera belle cette année ?**Aujourd'hui, je suis dans la joie de vivre ici, sur cette presqu'île o...
30/03/2025

**Est-ce que La Govelle sera belle cette année ?**

Aujourd'hui, je suis dans la joie de vivre ici, sur cette presqu'île où j’ai pu recevoir ma dose d’amour dans l'enfance, dispensée par ma grand-mère – Nané comme je l’appelais – et mon grand-père maternels.

Avec Grand-Père nous allions en mer. Et avec Nané, nous allions à La Govelle à pied, parcourant le kilomètre sur un tapis de pâquerettes.

Chaque été, en arrivant, j’étais debriefé. C’était au choix : « La Govelle est belle cette année » ou « La Govelle n’est pas très belle cette année ».
Traduction : « La plage est recouverte de sable » ou « Il y a des rochers un peu partout ».

Ce matin, c’est jour de grande marée d’équinoxe. Aujourd’hui, 29 mars, c’est jour de nouvelle lune. Ce midi, c’est éclipse solaire partielle, 15 jours après une éclipse totale de lune. Tout cela mérite bien une exploration de l’estran pour un bel inventaire naturaliste. Quel renouveau nous réserve le printemps 2025 ?

Cette année, je suis surpris de la longueur de l’hiver, malgré les signes annonciateurs du printemps qui sont là depuis des semaines. Cela fait plus d’un mois que les mégas pâquerettes (cette année elles sont juste énormes) sont là. Cela fait plus de deux mois que le mimosa est en fleurs. Cela fait plus de trois mois que les corneilles ont formé leur couple…

Et puis, depuis quelques jours, c’est le bazar ! Les geais des chênes circulent en bandes de loubards en faisant des sons incompréhensibles et tous les oiseaux piaillent. Les odeurs estivales sortent de terre. Les mouches et autres insectes se mettent à pulluler comme par magie. La vie urge à s’exprimer !

En période de grande marée, les plages changent d’aspect à chaque marée et en partant ce matin, chambre noire faite maison sous la main (pour observer l’éclipse), je me demande bien si La Govelle sera belle…

L’inventaire naturaliste et l’exploration commencent. Alors que je chemine sur la plage, à mi-chemin entre le haut de la plage et les rochers couverts d’hermelles qui marquent la limite basse de l’estran, je m’arrête, stupéfait, devant des roches noires d’une grande beauté. Je m’exclame : « Je ne les ai jamais vues celles-là, elles sont superbes ! ».

Nous sommes en sud Bretagne. Le massif armoricain, ses granites, ses roches telluriques et magmatiques me sont connus. Mais d’habitude ici, elles sont plus claires, tirant parfois jusqu’au gris. Il y a bien parfois ce lichen sombre – la verrucaire noire – que l’on trouve au niveau de la haute mer sur les rochers. Mais il ne s’agit clairement pas de ça. Cette fois, le noir est dans la roche.

Il y a de gros morceaux qui m’évoquent le basalte, mais aussi une forme de mica, qui même s’il scintille, est sombre lui aussi. S’agit-il d’un filon magmatique ancien, constitué d’andésite ? de dolérite ? Il paraît que ces roches sont également présentes sur les maria lunaires, sur la plaine de Tharsis de Mars, etc.

J’ai donc trouvé un curieux filon qui me relie à la lune et aux planètes telluriques en ce jour d’éclipse… comme quelque chose qui me relie aux origines du monde. Symboliquement, j’ai aussi l’agréable impression d’avoir accès à des parts enfouies et fondatrices de la vie sur Terre, de ma vie, auxquelles je n’avais pas accès auparavant.

L’aspect m’évoque des peaux et des formes reptiliennes (crocodile, dragon, lézard…)

Les épreuves symboliques de l’hiver, représentées par les forts courants des marées et par les tempêtes, auraient-elles permis l’émergence de nouvelles structures plus profondes, plus instinctives, archétypales primaires, ne demandant qu’à être révélées ?

En tout cas, la beauté brute, la texture et la couleur de ces roches, de l’eau qui circule entre chaque bloc, me réjouissent et semblent me récompenser.

Dans certaines traditions, l’éclipse lunaire annonce une fin et l’éclipse solaire un commencement. Au pic exact de l’éclipse, alors que je connecte à mon intention de renouveau tout en me souhaitant de la douceur, un tout mince nuage se place entre le soleil et moi. J’ai l’impression de bénéficier d’une attention toute particulière.

Encore une fois, je repars empli de gratitude pour la vie.

Par expérience, je sais que la plage peut encore bouger dans les prochaines semaines. Je me demande comment sera La Govelle cet été pour accueillir mes enfants.

Et pour vous, qu’est-ce qui a bougé au fond pendant l’hiver ?

🌀 Un caillou qui sourit, un paysage qui résonne… et si c’était un signe ?Avez-vous déjà ressenti cette profonde connexio...
11/02/2025

🌀 Un caillou qui sourit, un paysage qui résonne… et si c’était un signe ?

Avez-vous déjà ressenti cette profonde connexion à un lieu (ou à une personne) ? Comment l’appelez-vous ? Connexion ? Intimité ? Ou autre chose encore ?

Pas juste un sentiment vague, mais quelque chose de tangible, d’enraciné dans le corps… Quelque chose de riche et d’incarné.

C’est ainsi que je ressens mon lieu ressource, ce sanctuaire qui m’a accueilli dans une période de transition forte. Un lieu unique, imprégné de souvenirs d’enfance et d’amour. Ce même lieu est devenu, au fil du temps, un espace de connexion, d’intégration, de transformation.

Moi qui voyageais sans cesse, moi qui capturais en photo les plus beaux paysages… J’ai appris à m’arrêter, à ressentir, à nourrir ma relation au paysage.

Ce paysage est alors devenu bien plus qu’une image à travers un objectif. Il est devenu un espace aussi vivant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

J’ai regardé. Écouté. Touché. Senti. Ressenti. Goûté. J’ai bougé, un peu. Et je suis resté immobile. Longtemps.

Et peu à peu, ce camaïeu sensoriel de plantes, de roches, d’animaux, d’empreintes humaines s’est imprégné en moi. Au point de ne plus simplement me nourrir… mais de me transformer.

Alors que je me considérais comme un amoureux de la nature averti, j’ai découvert une autre profondeur. Une relation si intime avec un lieu qu’il devient un compagnon de route, un repère intérieur.

Et alors qu’avant j’aurais donné une réponse rapide et globale si on m’avait demandé de parler de mon lieu ressource, il y a fort à parier qu’aujourd’hui j’aurais tellement à en dire. Et surtout, j’ai l’impression que ce que j’ai vécu dans ce paysage est désormais pour toujours avec moi.

Cette façon d’être, ce rapport au vivant, je l’emporte désormais avec moi à chaque voyage.

Et vous, qu’auriez-vous à dire sur la nature et les paysages que vous avez côtoyés lors de votre dernier voyage ? Vous êtes-vous senti relié à eux ? Étiez-vous pleinement présents dans ces moments ?

Et si ce n’était pas le cas… auriez-vous envie de vivre, au moins une fois, cette sensation d’être profondément relié à un lieu, au point de l’emporter avec vous ?

Envie de vivre cette connexion profonde à un lieu ? Je vous en dis plus ici. 👇

📍 https://fb.me/e/8lA3Loid4

PS : cette pierre qui sourit a bel et bien été rencontrée à l'île de Sein ;-)

Rapide retour photos sur la celebration solstice d’hiver au sein des mégalithes de Carnac… 💐❄️🎄🔥Je vous souhaite à toute...
30/12/2024

Rapide retour photos sur la celebration solstice d’hiver au sein des mégalithes de Carnac… 💐❄️🎄🔥

Je vous souhaite à toutes et à tous un beau passage vers 2025 🎉🎊🌈

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