25/02/2026
Claire m’a contactée il y a quelque temps, attirée par ce que je proposais : « 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐮𝐫𝐞. »
Quand elle est arrivée à l’œil du cheval, j’ai découvert une jeune femme à la voix douce, un peu intimidée. Mais surtout, j’ai été frappée par la grande tristesse qui se lisait sur son visage.
Elle m’explique qu’elle manque de confiance, qu’elle a du mal à s’affirmer dans certaines situations, et que cela lui a valu plusieurs déconvenues ces derniers temps. C’est ce qui l’a décidée à agir et à prendre contact avec moi.
Lors de la séance découverte, elle se découvre une véritable attirance pour Kaila (en cette saison, c’est un vrai nounours, d’une douceur incomparable). Elle choisit de continuer l’aventure avec nous. Elle sent déjà que cette première séance lui a fait du bien. Elle s’est sentie en sécurité, physiquement, mais surtout affectivement. Elle a trouvé Kaila très attentionnée, toujours dans le regard, comme pour éviter de lui faire peur ou mal.
Et c’est vrai : j’avais rarement vu Kaila aussi présente, aussi à l’écoute, aussi connectée à Claire. Comme si elle lui disait :
« Vas-y, ose. Même si ta demande n’est pas parfaite, je ferai au mieux. »
Je lui propose alors une série de cinq séances, puis nous ferons le point avant de continuer… ou pas.
Le travail repose sur des exercices simples en apparence : déplacement, arrêt, changement de direction. Rien de spectaculaire.
Mais très vite, quelque chose se révèle.
Quand Claire demande d’avancer sans réelle conviction, le cheval reste immobile.
Lorsqu’elle tente d’obtenir un arrêt sans vraiment y croire, tout en continuant d’avancer elle-même, Kaila continue… et la dépasse.
Quand elle veut tourner mais que son corps reste orienté ailleurs, la jument hésite… puis s’arrête.
Mais les chevaux sont des miroirs. Ils amplifient simplement ce qui est déjà là.
Au fil des séances, nous abordons :
– Oser passer à l’action
– Se montrer déterminée et y croire
– Analyser ses “ratés” pour apprendre, et non pour se dévaloriser
À un moment, Claire cesse de chercher à “réussir l’exercice”. Elle arrête de vouloir bien faire. Elle prend quelques secondes. Elle respire, se redresse, fixe son objectif et se lance.
𝐄𝐭 𝐥𝐚̀, 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐛𝐚𝐬𝐜𝐮𝐥𝐞.
𝐒𝐚 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞. 𝐒𝐨𝐧 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐞́. 𝐒𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭.
Elle demande d’avancer : le cheval avance.
Elle s’arrête réellement : le cheval s’arrête.
Elle tourne avec cohérence : le cheval la suit.
En fin de séance, elle me dit :
« Ce n’est pas que je ne sais pas faire… c’est que je n’ose pas me positionner clairement. Quand je suis vraiment décidée, ça change tout. »
Plus t**d, entre deux séances, je reçois un message :
« 𝐓𝐫𝐨𝐩 𝐟𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐢 !
J’ai réussi à poser les limites de ce que je pouvais faire au travail, pour rester dans une production de qualité et dans un confort minimum pour moi.
𝐄𝐭 𝐥𝐞 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫 ! 𝐉’𝐚𝐢 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐟𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞́𝐞
𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐦𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭 !»
J’ai ressenti une joie intense pour elle. Tous les efforts qu’elle faisait pour se sentir légitime commençaient à porter leurs fruits. Sa voix était plus affirmée, sa respiration plus ample. Il me t**dait de la voir à la séance suivante !
Un déclic s’était produit.
Tout le travail, tous les ajustements réalisés, avec l’une ou l’autre des juments, cinq séances seulement, avaient permis un réel changement dans sa perception d’elle-même et de sa place dans son quotidien.
Le message de Claire à l’issue de son accompagnement :
« 𝐌𝐞𝐫𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐫𝐲𝐭𝐡𝐦𝐞, 𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐚 𝐟𝐢𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐚 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́, 𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐮𝐱 𝐝'𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐞𝐥𝐬 𝐦𝐢𝐫𝐨𝐢𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧 𝐦𝐨𝐢 𝐞𝐭 𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢 𝐝'𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐬𝐮 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜̧𝐚 !!! »
💝𝐌’𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐜𝐡𝐞́ 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐞𝐢𝐧 𝐜𝐨𝐞𝐮𝐫 !