19/01/2026
🌹 L’addiction : un acte d’amour de notre psyché
On nous a souvent appris que l'addiction était une faiblesse, une ennemie à combattre, un "démon" dont il faut se libérer par la force.
Mais si nous changions de regard ? Si nous y voyions, au fond, un acte d'amour ?
🛡️ La pulsion de survie : notre garde du corps
En Maïeusthésie, l'approche de Thierry Tournebise nous offre une vision bouleversante : l'alcool, la cigarette… ne sont pas là pour nous détruire.
Ils sont là parce qu'à un moment donné, la douleur a été trop forte, le vide trop grand, ou le silence trop lourd.
C’est là que notre pulsion de survie prend le relais. C'est elle qui met en place l'addiction comme un acte d'amour protecteur. C’est comme si notre psyché nous disait :
"Puisque l’on ne peut pas encore guérir ta blessure, je vais t'offrir ce refuge. Je vais t'anesthésier un peu pour que tu ne t'effondres pas. C’est ma façon de prendre soin de toi, pour que tu puisses continuer à avancer."
🌳 Ce qui ne nous appartient pas
Parfois, ce poids que nous portons ne vient même pas de notre propre histoire. Il arrive que notre addiction soit un élan de loyauté envers un parent ou un ancêtre. Nous portons leur douleur, leur silence ou leur traumatisme pour ne pas qu'ils soient oubliés. L'addiction devient alors un lien invisible, une façon d'être en contact avec cette part de notre lignée qui n'a pas été apaisée.
❤️ Passer du combat à la reconnaissance
L’addiction est un bouclier. Si on essaie de l’arracher par la seule volonté, on se retrouve à nu, face à la douleur que le bouclier protégeait. C’est pour cela que la lutte est si épuisante.
La guérison ne vient pas de la victoire sur soi, mais de la réconciliation.
Il s’agit de regarder ce symptôme avec « tendresse » et de lui dire :
"Je vois enfin l'acte d'amour que tu as posé pour moi. Je comprends que tu as fait de ton mieux pour me protéger."
🌱 Laisser la Pulsion de Vie reprendre sa place
Dès l'instant où la part de nous qui souffrait est enfin rencontrée, écoutée et reconnue, le bouclier n'a plus besoin d'être là. Il s'efface naturellement.
Ce n'est plus une lutte pour arrêter, c'est une invitation à revenir à la Vie. La vraie. Celle qui n'a plus besoin d'anesthésie parce qu'elle se sent enfin aimée et en sécurité.
Aujourd'hui, ne vous battez plus contre vous-même. Honorez cet élan de vie qui, à travers ce symptôme, a tout fait pour vous garder debout.
N'oublions pas que nous portons tous des béquilles. Il existe simplement des addictions ou des comportements plus "nobles" ou moins destructeurs que d'autres, mais au fond, elles racontent toutes la même histoire : celle d'un être qui cherche à prendre soin de lui et à rencontrer ce qui appelle en soi.
C'est toute la beauté de la maïeusthésie : une thérapie brève, d'une profondeur rarement rencontrée ailleurs.
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