Edda Luce

Edda Luce Naturopathe, artiste, scientifique, animiste, rêveuse, je suis une multi passionnée. Par le vivant, par le relationnel, par l’occulte.

La dualité me fascine : visible VS invisible, matière VS spirituel. Et par la thérapie et l’art les deux se combinent. Je m'appelle Sandrine Tabacchioni, je suis Naturopathe Accompagnatrice bien-être (spécialisée dans la gestion psycho-émotionnelle) et Artiste Autrice sous le pseudo Edda Luce (focus sur les rêves). Je propose des services combinant ces 2 activités (détails sur mon site internet) :

- accompagnement "Renaissance intérieure"
- accompagnement à la carte (séance, massage bien-être...)
- ateliers et cercles
- expositions et commandes personnalisées

Au plaisir de vous rencontrer :) !

23/06/2025

Comment ne pas partir en guerre ?
Car tout finit par passer le bon comme le mauvais.

Ce matin il s'est passé une chose étonnante. C'est incroyable comment une situation personnelle peut résonner avec l'âme du monde.

Cela fait plusieurs semaines, mois que je dors peu, voire pas ou mal. Les animaux me réveillent pour x ou y raisons. Et si ce n'est eux, une situation intérieure ou extérieure se produit.
Mon chien fait la guerre à mon chat. En ce moment il ne le supporte pas. Et tous les jours, réveil, p**i, miaulement, aboiement, p**i, réveil, aboiement, respiration forte, miaulement, manger, sortir, tourner comme un lion en cage, p**i, respiration, sortir, manger, aboiement, courser le chat, vouloir le chopper...

Et aujourd'hui j'en peux plus ça doit s'arrêter. J'en peux plus depuis un moment. Mais aujourd'hui si ça change pas j'ai peur du point de non retour. Des envies de meurtre, d'abandon, de su***de, de partir pour ne plus revenir.
La haine me monte. L'envie de tuer. Tuer pour que ça s'arrête. Tuer pour être enfin en paix, me reposer, me poser, respirer. Pour que cette boucle cesse. Parce que cette répétition et cette impuissance après avoir tout essayé pour arranger les choses me tue. Moi, à petits feux.

Et là le dilemme. Car oui, accueillir ce que je ressens. Accueillir l'inaccueillable, l'intolérable. Être comme eux, comme elles. Me laisser dévorer par la haine, me laisser emporter par elle. La honte, la culpabilité, la tristesse s'installent. Puis la colère revient. Que faire ? Fuir, partir, les abandonner tous? Pour éviter le pire.

J'écris et là je me dis qu'est ce que ça cache derrière ? Je note mes ressentis, tout en frénésie. Et là la peur monte. La peur de la folie, de perdre la raison à cause de cette répétition, cette boucle sans issue, sans solution. La peur d'étouffer, d'être envahie.... la peur de mourir.

C'est insoutenable. Effroyable. Tandis que le scenario des bêtes continue, j'écris, j'écris pour sortir de cette prison psychique.
Je me questionne. Tout un tas de personnages entrent en scène. L'un me raisonne, me fait relativiser, car dans les faits rien de grave. Mais l'émotionnel est là, crie, veut se faire entendre. La raison à elle seule ne se suffit pas. Alors pour survivre, l'une propose de sortir, s'aérer, se balader. Mais une autre répond qu'elle est épuisée, fatiguée, le manque de sommeil l'anéantit. Elle n'a pas la force de ça. Et enfin une autre survient et la bouge, la hâte en douceur de faire quand même. De casser cette boucle, de sortir. Prendre la voiture. Pendant qu'une autre intervient pour dire qu'il y a quelque chose à finir avant, qu'on fera ça avant de sortir. Ça c'est la part qui veut fuir, dans le faire, faire autre chose. Mais la part décisive ne lâche pas. Elle dit c'est maintenant c'est quand y a l'élan qu'il faut agir, pas attendre que la limite soit encore dépassée. Pas attendre de craquer, de céder et peut être de blesser...
Alors j'arrête d'écrire, me lève et suis cette nouvelle voix non entendue auparavant. C'est peut être ma dernière option.

Je prends la voiture. Je roule. Je suis fatiguée. Vraiment fatiguée. Même pas le goût d'aller marcher. Alors je me gare et je décide de me poser, dormir, ne rien faire.

Je ferme les yeux et là des images me viennent. Un visage enragé, les yeux rouges revulsés. La peur m'envahit. J'ai envie de fuir. Non reste avec ça me dit la part décisive. Arrête de fuir.
Mes pensées affluent. Je pense à l'avenir, je me sens étouffée et je pense aux situations à venir qui vont sûrement m'étouffer. Être en groupe, retourner à la maison, un p**i du chien, voir mon mec fatigué... elle me ramène ici et maintenant, me dit que ce n'est pas arrivé. Prends le temps avant d'y retourner. Tout a une fin. Laisse tout ça redescendre avant de réenclencher. En quoi es tu pressée ? Puis le passé revient. L'étouffement du passé, les situations, les personnes qui m'ont étouffées... ça manque pas. Ça afflue.
Stop ! Elle revient. C'est du passé arrête. Reviens ici et maintenant. C'est ta tête qui t'emmène dans ces situations. Elle te fait croire n'importe quoi et t'emmène n'importe où, ce qui risque de te faire agir n'importe comment.
Comment veux tu être stable, centrée et ne pas te laisser influencer si tu narrives même pas à naviguer au sein de tes propres pensées ? Si tu te laisses envahir par elles, leur laisser raison. Non. Ça suffit. Il est temps de les recadrer, les remettre à leur place.

J'ai fermé les yeux. J'ai fini par m'apaiser. Une image d'un bébé chien fluffy roux m'est apparue. Un papillon ou un oiseau qui va à sa rencontre. Il lui touche le museau, le chien le renifle. Je me réveille, je pense à mon chien. Je ne vais pas l'abandonner. Gros câlin en rentrant.
Je ferme à nouveau les yeux. Dans mon état de somnolence une autre image apparaît. Une belle rose rose que je hume. OK quelque chose est en train de se transformer. Mon cœur guérit, petit à petit.

A travers cette expérience, si banale en soi, je n'ai pu m'empêcher de penser à celles et ceux qui sont ou qui partent en guerre.
A toutes ces guerres de territoire, et à la rage qui surgit tant la peur de se sentir envahi, d'étouffer, d'être impuissant et la possibilité de mourir sont insoutenables. Je me suis demandée à quel point à mon échelle je pouvais y être connectée. Et à quel point on pouvait souhaiter la mort et vouloir entrer en guerre quand on se sent en insécurité.
Comment faire pour ne pas réagir et ne pas fuir ?
Sortir de la boucle, faire différemment, poser un petit acte qui semble insignifiant mais finalement va tout changer. Changer d'espace. Contacter en soi cette voix qui guide à travers les méandres de la psyché. Les échos du passé, les peurs de l'avenir. Trouver un espace en dehors de soi pour nous contenir, pour se sentir en sécurité. Pour parvenir ensuite, par soi même à contacter cette sécurité intérieure. Créer un espace d'isolation sensorielle. Être coupé dans la mesure du possible de toutes stimulations pendant le temps dont on a besoin et/ou qu'on a : 1min, 5 min, 1h, 1 journée...
Et répéter autant de fois que nécessaire. Pour ne pas se laisser emporter, guider, et pire des cas acter pour regretter.
..

L'importance des petits actes, des petits pas qui font toute la différence.
Une main tendue, un bisou sur le front, un non pour refuser un rdv et se reposer, un message pour prendre des nouvelles... de petits actes concrets qui changent tout dans notre réalité, dans notre quotidien, dans nos rapports aux autres. Et la répétition de ces petits actes, appropriés, justes. Ce sont eux qui font la différence. Ces petits gestes bien placés, au bon moment, au bon endroit, à la bonne personne. Ce premier pas, ce premier élan car sans lui rien ne change, rien ne bouge et rien ne peut commencer ou stopper.

Edda

📷 :

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110 Rue De La Salle Des Fêtes

69390

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Wednesday 07:00 - 21:00
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