10/04/2025
« J’ai mal, mais on ne me croit pas » : reconnaître et accompagner l’algodystrophie
Le SDRC bouleverse la vie des patients… et le quotidien des soignants.
Apprenez à décoder cette pathologie complexe, à adapter vos soins, et à redonner confiance à ceux que la douleur a isolés. Vous avez déjà accompagné un·e patient·e présentant une douleur brûlante, persistante, et apparemment disproportionnée après une fracture, une entorse ou une intervention chirurgicale mineure ?
Il pourrait s’agir d’un Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC), plus couramment appelé algodystrophie.
Cette pathologie, peut entraîner une altération fonctionnelle majeure si elle n’est pas diagnostiquée et traitée précocement.
Une pathologie aux mécanismes complexes
Les données actuelles de la recherche nous amènent à considérer le SDRC non pas comme une simple réponse inflammatoire locale, mais comme une pathologie multifactorielle, impliquant :
• des mécanismes neuro-inflammatoires,
• une dérégulation du système nerveux autonome,
• une sensibilisation centrale,
• ainsi qu’une altération de la représentation corporelle dans le cortex cérébral.
Cette approche intégrative ouvre la voie à une prise en charge plus ciblée, plus globale, et surtout plus efficace.
En tant que kinésithérapeutes, nous avons un rôle déterminant dans le traitement fonctionnel du SDRC, en intervenant sur plusieurs dimensions :
• Mobilisation douce et progressive pour restaurer l’amplitude articulaire
• Désensibilisation sensorielle pour rééduquer le système nociceptif
• Rééducation fonctionnelle contextualisée pour favoriser la reprise des activités
• Thérapie miroir, selon l’indication, pour moduler l’image corporelle et l’expérience douloureuse
Notre objectif : interrompre le cercle vicieux douleur – évitement – désadaptation fonctionnelle.