29/12/2025
J’aime pas le mot victime. Ce qu’on projette sur ce mot est violent et réducteur : vie cassée, irréparable, identité figée autour du trauma, tristesse, lourdeur, blocage, impossibilité de s'en sortir, petitesse, peur, ...
Bref : un truc bien dark.
Et j'aime pas cet égrégore. Il parle d’impuissance, de fatalité (encore une...). Parfois même d’intérêt, de mensonge.
Il évoque aussi une notion de "t'es foutue".
Mais c'est pas ce que j'ai traversé, c'est pas qui je suis.
C'est pas non plus ce que je constate chez les femmes que j'accompagne ou dont je connais l'histoire.
Je vois des femmes vivantes, lucides, puissantes, joyeuses, courageuses. Qui veulent se relever et qui y arrivent.
Oui être victime fait partie de leur histoire, mais c'est une partie. Pas la totalité.
On peut avoir vécu des violences sans que toute sa vie soit une suite de drames car c'est le seul chemin. Bien au contraire.
Et toi, qu’est-ce que ce mot t’évoque vraiment ?
PS : En vrai j'ai pas envie de changer le mot victime, car il a une réelle importance. Mais j'ai envie de changer l'égrégore autour de celui-ci.