23/12/2025
Quand je le dis, qu’il faut arrêter d’avoir peur des produits laitiers !
Bon, plutôt chèvre et brebis, ou bonne vache de race ancienne.
Ça ne marche pas avec la raclette 🥴
« Et si manger du fromage protégeait d'Alzheimer ? »
Date de publication : 23 décembre 2025
Temps de lecture: 3 min
Marguerite Jamet observe dans Le Figaro que « depuis la découverte que les graisses de notre alimentation influencent directement la composition lipidique de notre cerveau, l’exploration du lien entre nutrition et fonction cognitive est devenue un enjeu thérapeutique majeur dans la recherche de traitements contre les maladies neurologiques ».
La journaliste note ainsi que « plusieurs essais cliniques ont déjà suggéré des effets bénéfiques de la consommation de certains lipides sur des paramètres cognitifs de patients atteints de la maladie d’Alzheimer ».
Marguerite Jamet indique que « si un aliment est connu pour sa forte teneur en graisses (et son adhésion sociétale massive), c’est bien le fromage. En partie responsable de notre «mauvais» cholestérol, et longtemps considéré comme délétère pour la santé cardiovasculaire, ce dernier n’a pas bonne presse dans le paysage des recommandations nutritionnelles. Mais une étude récente publiée dans Neurology pourrait redorer son blason ».
La journaliste explique ainsi qu’« en étudiant 25 ans d’habitudes alimentaires et la santé cognitive de 28.000 individus âgés de 58 ans en moyenne, les chercheurs ont pu établir une corrélation entre consommation de fromages riches en matière grasse et diminution du risque d’apparition de démence ».
Marguerite Jamet relève que « cette étude, l’une des plus vaste réalisée sur le sujet, montre que chez les participants ayant une forte consommation de ce type de produits (plus de 50 g par jour), 10% seulement développent une démence, contre 13% parmi ceux dont la consommation est faible (moins de 15 g par jour) ».
« Des chiffres qui correspondent à une réduction relative du risque de démence de 13%, lorsque l’on retire les biais liés à l’âge, au sexe, à l’éducation, au statut marital ou à la qualité globale de l’alimentation », poursuit la journaliste.
Elle note en outre que « les grands consommateurs de crèmes entières (plus de 20 g par jour) voient leur probabilité de développer une démence diminuer de 16% par rapport à ceux qui n’en consomment pas du tout ».
Marguerite Jamet précise toutefois que « le mode de vie des individus avant le début de l’étude, ainsi que leur santé cognitive initiale n’ont pas pu être pris en compte, et pourraient introduire un biais dans l’interprétation des résultats. Les auteurs soulignent également que la manière dont le fromage est consommé (fondu, cru ou cuit), est susceptible d’impacter les observations ».
La journaliste souligne que « ces bénéfices concernent notamment la maladie d’Alzheimer (hors causes génétiques) et les démences dites vasculaires, c’est-à-dire qui résultent d’un affaiblissement des vaisseaux, comme lors d’AVC ischémiques ».
Marguerite Jamet continue : « Quelles pourraient être les causes « fromagères » des bénéfices observés ? Il est tentant de penser aux lipides. Cependant, les lipides les plus majoritairement présents dans les fromages sont peu connus pour leurs fonctions neuroprotectrices. […] En revanche, la présence de certains microorganismes est susceptible de jouer un rôle. Ces derniers peuvent en effet moduler le microbiote, dont le rôle dans la santé cognitive est désormais bien établi ».
La journaliste conclut ainsi que « cette étude suggère de nouvelles pistes pour la prévention des démences, et souligne encore l’importance d’explorer le rôle de l’alimentation sur la santé cognitive ».