28/02/2026
Qu’est-ce que la dénutrition ?
La dénutrition correspond à un apport nutritionnel inférieur aux besoins de l’organisme. Elle est souvent liée à une perte d’appétit provoquée par la maladie d’Alzheimer.
Les troubles cognitifs peuvent :
• faire oublier de manger,
• diminuer la sensation de faim,
• modifier le goût et l’odorat,
• rendre l’utilisation des couverts difficile,
• provoquer un refus de s’alimenter.
La personne ne mange donc plus suffisamment, ce qui peut entraîner de la fatigue, une perte de poids, des chutes, des infections et une aggravation du déclin cognitif.
🟣 Voici quelques conseils pour favoriser l’alimentation :
• Fractionner les repas → proposer 4 à 5 petites prises dans la journée si besoin.
• Donner des aliments faciles à avaler : purée, soupe ou velouté, compote, fromage blanc, yaourt, œufs brouillés, poisson tendre, omelette…
• Proposer des aliments à manger avec les doigts : morceaux de fromage, fruits coupés, banane, petits sandwichs (pain + fromage ou pain-beurre+ jambon).
Cela permet de conserver une certaine autonomie si les couverts deviennent difficiles.
• Enrichir les plats : ajouter un peu d’huile, de beurre, du fromage râpé ou un œuf dans la purée, la soupe ou les pâtes sans augmenter le volume.
• Créer un environnement calme : pas de télévision, peu de bruit, table dégagée.
• Amorcer le geste si besoin : commencer son assiette pour l’aider à démarrer, puis laisser faire.
• Manger avec la personne pour favoriser l’imitation.
🟣 Voici quelques conseils pour favoriser l’hydratation :
Certaines personnes ne ressentent plus la soif.
• Proposer à boire régulièrement : eau, tisane, soupe, lait, eau aromatisée, jus de fruits…
Varier les boissons pour éviter le refus.
• Fractionner : → 1 à 2 gorgées toutes les 15 à 20 minutes.
⚠️ À l’inverse, certaines personnes peuvent manger en continu.
Avec la maladie d’Alzheimer, la sensation de satiété peut être altérée.
La personne peut donc :
• réclamer à manger après un repas,
• ouvrir les placards régulièrement,
• voler de la nourriture,
• manger plusieurs fois sans se souvenir.
Ce comportement n’est pas volontaire.
La personne ne ressent plus correctement qu’elle a déjà mangé.
Dans ce cas, il peut être utile de :
• proposer des collations adaptées dans la journée
(par exemple : chocolat chaud, semoule ou blédine)
afin d’apporter un effet rassasiant,
• préparer à l’avance des aliments faciles à saisir
(morceaux de fromage, fruits coupés, pain…),
• éviter de laisser des aliments dangereux à portée :
👉 Risque de fausse route (s’étouffer) avec :
bonbons durs, cacahuètes, pain dur, chips…
👉 Risque d’ingestion en trop grande quantité avec :
sucre en morceaux, chocolat en tablette, confiture, gâteau entier…
La personne peut manger rapidement sans s’arrêter ou oublier qu’elle vient de manger.
👉 Risque de confusion : certains peuvent aussi porter à la bouche
des produits non alimentaires (savon, papier, médicaments).
Et surtout, ne culpabilisez pas si les repas deviennent difficiles.
Votre présence reste essentielle ❤️