05/04/2026
Le premier jour de la semaine, tôt le matin, alors qu’il fait encore obscur, Marie-Madeleine arrive au tombeau et voit la pierre enlevée.
Le corps de Jésus a disparu.
Bouleversée, elle court trouver Simon-Pierre pour le prévenir. Celui-ci arrive au tombeau avec un autre disciple, et constate que le linceul qui enveloppait la tête de Jésus, ainsi que les bandelettes, sont au sol. Il retourne chez lui.
Marie de Magdala, elle, reste. Elle est en larmes.
Elle voit alors deux anges, assis là où le corps de Jésus avait été déposé. Ils lui demandent :
«Femme, pourquoi pleures-tu?»
Elle répond :
«On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis.»
À ce moment-là, elle se retourne et voit un homme debout dans le jardin. C’est Jésus, mais elle ne le reconnaît pas. Elle pense que c’est un jardinier.
Alors Jésus lui dit :
«Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?»
Pensant parler à un jardinier, Marie lui répond :
«Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et j’irai le prendre.»
Et là, il prononce simplement son nom :
«Marie.»
À cet instant, tout change. Elle reconnaît sa voix. Elle se tourne vers lui, le visage bouleversé par tant de joie, et s’écrie :
«Rabbouni!»
Jésus lui dit alors de ne pas le toucher ni de le retenir car il n’est pas encore monté vers le Père et lui confie sa grande mission : aller annoncer aux disciples qu’il est vivant.
Marie-Madeleine retourne auprès des disciples. Ce qu’elle va leur annoncer est au-delà de leurs espoirs les plus fous. Jésus est vivant, elle l’a vu.
Certes, les quatre évangiles canoniques ne font pas tout à fait le même récit de la Résurrection, mais les quatre s'accordent sur le rôle central tenu par Marie de Magdala.
C'est bien elle qui est choisie par le Christ comme premier témoin et messagère initiale de la victoire chrétienne de la vie sur la mort, comme l’Apôtre des Apôtres. Et ce point est essentiel.
Il n’a pas choisi des puissants pour annoncer sa Résurrection. Il a choisi une femme. Or, les femmes étaient souvent considérées comme socialement inférieures aux hommes.
Immédiatement, Jésus annonce donc un renversement des valeurs : la Résurrection n’est pas réservée aux puissants, mais à tous, et surtout à ceux que le monde méprise, bafoue, humilie ou sous-estime.
Au-delà de ce message, Pâques nous invite également à croire que la vie possède une capacité étonnante de renouvellement et de régénération.
Ce mystère de Pâques, celui de de la vie au-delà de la mort même lorsque tout semble perdu, ne peut être compris sans traverser les jours qui le précèdent.
Il commence dans l’obscurité du Vendredi Saint, passe par le silence du Samedi Saint, et s’ouvre enfin à la lumière du matin de Pâques.
Nous apprenons alors que les périodes d’obscurité ne sont pas nécessairement la fin de l’histoire.
Quelque chose peut renaître, même dans nos propres vies.
Une espérance peut réapparaître.
La joie et l’allégresse peuvent revenir.
La vie peut surgir là où tout semblait terminé.
En ce sens, la Résurrection de Jésus n’est pas qu’un événement du passé.
Elle est réelle pour CHACUN de nous, chaque fois que l’amour l’emporte sur la peur, la rancune ou la haine, et que la vie retrouve son chemin au milieu ou après des épreuves.
Pâques nous suggère aussi de grandir, et de quitter l’état d’adolescence afin de devenir pleinement adulte : il nous faut accepter que la souffrance et le bonheur ne peuvent être dissociés et font tous deux partie de la vie, et même de nos relations.
Sans nuit, il n’y a pas de jour.
Sans épreuve, il n’y a pas de joie.
Enfin, Pâques nous amène également à regarder en nous-mêmes : Avons-nous déjà eu le bonheur de renaître à notre propre vie? Si oui, avons-nous suffisamment de joie et d’allégresse pour cette bénédiction?
Comment pouvons-nous devenir, à notre manière, une porteuse ou une porteur d’espérance pour les autres, même lorsque nous nous pensons petit, incapable ou faible?
Avons-nous conscience que ceux que nous méprisons ou sous-estimons aujourd’hui peuvent devenir les grands de demain?
Qu’est-ce qui, dans notre vie, a besoin de renaître ou de se transformer?
Qu’est-ce que nous pouvons laisser derrière nous pour accueillir davantage de vie?
Avons-nous accepté que le bonheur comme le malheur font tous deux partie de la vie et de nos relations?
Croyons-nous suffisamment aux miracles?
Sommes-nous fidèles aux autres dans la mort comme dans la vie?
À tous, je vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques,
Via Diana
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