26/04/2026
En guise de deuxième partage, cette simple prise de conscience : marcher me permet d'évacuer le stress, les tensions par l'activité physique qu'elle représente.
Hors de mes envies de "performance", plus je suis touché par la colère, dans une moindre mesure par la tristesse, plus je vais marcher vite. Dans ce cas, mon allure va diminuer à mesure que la colère s'allège.
Mais je m'amuse aussi parfois à ralentir l'allure au maximum pour prendre pleinement conscience de ce mouvement si évident, auquel on ne prêt plus aucune attention quand on a la chance de pouvoir la pratiquer. Chaque pas est alors une prouesse d'équilibre, de maitrise du geste. Une tentative de ne plus être dans un perpétuel déséquilibre, chute-rattrapage-chute-rattrapage... Chaque pas reste ancré pendant que le suivant se déroule, pour rester stable à n'importe quel moment. Cette marche au ralenti extrême amène un focus tel que je suis presque dans un état de transe quand je la pratique... A éviter au milieu d'une foule si vous ne voulez pas être pris pour un dingue 😅
Mais la marche crée aussi un espace pour toutes ces pensées qui m'assaillent, tout en les mettant un peu à distance, une saine distance. Marcher est pour moi souvent un moment de créativité intérieure : un agencement des idées de façon différente qui me permet d'envisager d'autres perspectives, ou simplement un flux de projets, de dialogues intérieurs, de prises de conscience... une idée en entrainant une autre, depuis ma liste de course pour arriver à des questions plus existentielles 😂
Durant la retraite Vipassana, j'ai beaucoup marché, beaucoup compte tenu du temps dont nous disposions pour le faire. Une façon d'évacuer les tensions liées à l'immobilité prolongée, mais aussi celles liées à ce travail sur moi en profondeur qui se déroulait parallèlement. Une façon de rester en contact avec quelque chose de solide, de "stable".
Et vous, ca vous fait ça aussi la marche ❓
Belle fin de weekend ! 🌞
Photos prises aujourd'hui au cours d'une marche ADEPS du côté de Werbomont.