24/01/2026
La souffrance fait partie du parcours. Personne n’y échappe. Elle arrive sans prévenir, s’installe, prend de la place, et parfois, elle semble tout envahir. Oui, c’est normal d’avoir mal. Normal de tomber. Normal de douter. La est souvent un passage obligé quand quelque chose doit mourir pour laisser place à autre chose.
Mais là où beaucoup se perdent, c’est qu’ils confondent traverser la souffrance et s’y installer. Ils en font une identité. Une histoire qu’ils se racontent en boucle. Ils finissent par croire que cette douleur, c’est eux. Qu’elle définit qui ils sont. Et c’est là que le piège se referme.
La souffrance a un rôle. Elle signale. Elle alerte. Elle pousse à regarder là où ça fait mal. Elle t’oblige à voir ce que tu évitais. Mais une fois le message compris, continuer à souffrir n’est plus de la guérison. C’est de la résistance. Et souvent, de la peur de changer.
Transcender la souffrance, ce n’est pas la nier. Ce n’est pas faire semblant que tout va bien. C’est arrêter de s’y accrocher. Arrêter de la nourrir avec les mêmes pensées, les mêmes scénarios, les mêmes blessures rejouées en boucle. C’est accepter que ce qui a été vécu ne doit pas devenir une prison à vie.
Il y a un moment où tu dois te poser une question simple, mais inconfortable : est-ce que cette douleur m’aide encore à évoluer… ou est-ce qu’elle m’empêche d’avancer ? Tant que la souffrance t’ouvre les yeux, elle a un sens. Le jour où elle te maintient immobile, elle devient un poids.
Oui, avoir mal est humain. Rester dans la douleur par habitude ne l’est pas. À un moment, tu dois choisir. Continuer à souffrir parce que c’est connu, ou faire un pas vers l’inconnu, même maladroit, même imparfait. Parce que la vraie libération commence souvent le jour où tu réalises que tu n’as plus besoin de souffrir pour exister.
Eckart Tollé .