03/03/2026
Un bel article français sur la Sécurité Sociale de l'Alimentation à Bruxelles.
Et le meilleur dans tout cela ? C'est qu'une expérience pilote va bientôt démarrer dans le sud de la Province de Luxembourg : la première caisse rurale. Et nous sommes de la partie avec l' Université de Liège
✨ Cette fois la Province du sud portera bien son nom.😉
☀️☀️☀️ Bruxelles vient d’adopter une résolution historique : la Sécurité sociale de l’alimentation.
Le 15 janvier 2026, 60 % des députés bruxellois ont voté un texte ouvrant la voie à la mise en place d’un droit universel à une alimentation saine et durable.
Un vote rendu possible par une situation politique inédite : depuis 630 jours, la Région est sans gouvernement. Sans majorité à préserver, les partis ont voté selon leurs convictions. Une coalition transpartisane s’est ainsi formée.
Mais derrière ce vote, il y a du concret.
À Bruxelles, une première caisse de Sécurité sociale de l’alimentation rassemble déjà 135 foyers (535 personnes). Dans un quartier où le taux de pauvreté atteint 48 %, le dispositif est excédentaire. Les ménages reçoivent en moyenne 150 € par mois pour se nourrir. Les cotisations, adaptées aux revenus - jusqu’à 1 % du salaire pour les plus aisés - génèrent un excédent d’environ 1 500 € par mois.
Le principe est simple : mutualiser pour garantir à toutes et tous l’accès à une alimentation de qualité. Comme pour la santé, chacun contribue selon ses moyens.
La résolution n’est pas contraignante, mais elle enclenche trois dynamiques majeures :
– une étude de faisabilité au niveau fédéral ;
– un soutien régional aux projets existants ;
– un plaidoyer auprès de l’Union européenne.
Le débat est désormais posé au plus haut niveau politique : l’aide alimentaire ne suffit pas. Si l’on reconnaît que se nourrir dignement est un droit fondamental, alors il faut construire les mécanismes collectifs pour le garantir.
En France, le débat progresse également, porté par des collectifs citoyens, des agriculteurs et des chercheurs. Des expérimentations existent déjà à Montpellier, Toulouse, Lyon ou Bordeaux, sur un modèle similaire : une cotisation selon les moyens pour garantir à chacun un budget mensuel destiné à acheter des produits durables et conventionnés.
Mais au niveau national, aucune réforme structurelle n’est engagée. Le débat reste clivant, notamment sur son coût et son financement.
Bruxelles vient d’ouvrir une brèche.
Reste à savoir qui, en Europe, décidera de s’y engouffrer.
(Source en commentaire)
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