07/02/2026
VIVRE DANS UN SYSTÈME MALADE 🤯
Vivre dans un système malade, ce n’est pas être faible.
Ce n’est pas être fragile.
Ce n’est pas être “trop”.
C’est être encore vivant dans un monde qui récompense l’anesthésie.
C’est se lever fatiguée sans être malade.
C’est avoir le corps lourd alors que “tout va bien”.
C’est sentir une pression constante, diffuse, invisible, comme si la vie elle-même était devenue trop étroite pour respirer dedans.
Dans un système malade, on ne t’apprend pas à vivre.
On t’apprend à tenir.
Tenir les horaires.
Tenir les responsabilités.
Tenir la charge mentale.
Tenir le rythme.
Tenir le masque.
On t’apprend très tôt que ralentir est suspect.
Que t’écouter est un luxe.
Que t’arrêter est un risque.
Que ressentir trop fort est un problème.
Alors tu t’adaptes.
Tu forces.
Tu fais taire les signaux.
Tu normalises l’épuisement.
Normal d’avoir mal au ventre.
Normal d’avoir la nuque bloquée.
Normal de mal dormir.
Normal d’angoisser sans raison claire.
Normal de ne plus savoir ce que tu veux.
Mais ce n’est pas normal.
C’est habituel.
Et l’habituel, dans un système malade, devient la norme.
Dans ce monde-là, les êtres sensibles sont qualifiés de trop émotionnels.
Les conscients deviennent instables.
Les lucides finissent épuisés.
On médicalise le mal-être.
On psychologise la cohérence.
On pathologise les réactions saines à un environnement malsain.
On te soigne pour que tu continues.
Pas pour que tu comprennes.
On te calme pour que tu rentres dans le cadre.
Pas pour que tu en sortes.
Alors tu doutes de toi.
Tu te demandes si le problème vient de toi.
Si tu es trop fragile.
Pas assez solide.
Pas assez alignée.
Pas assez “spirituelle” pour supporter tout ça.
Mais ton malaise n’est pas une erreur.
Ton épuisement n’est pas un bug.
Ta fatigue n’est pas une faiblesse.
C’est une réponse logique.
Un corps sain ne s’adapte pas indéfiniment à ce qui le détruit.
Une âme vivante ne s’éteint pas sans réagir.
Une conscience lucide ne peut pas faire semblant très longtemps.
Ressentir que quelque chose ne va pas,
dans un monde qui va trop vite, trop loin, trop dur, ce n’est pas échouer.
C’est voir clair.
Et voir clair dans un système malade, ça fatigue.
Ça isole.
Ça dérange.
Parce que ce système ne s’effondre pas seulement sur les plus faibles.
Il broie surtout ceux qui refusent de se couper d’eux-mêmes.
Vivre dans un système malade et continuer à ressentir, à questionner, à ne pas s’anesthésier émotionnellement, mentalement, intérieurement…
Ce n’est pas un manque de résilience.
C’est une forme de résistance silencieuse.
Et si tu te reconnais là-dedans, ce n’est pas que tu vas mal. C’est que tu es encore vivante.
Source: "Althéa Énergie ✨"