01/11/2023
Aujourd’hui, je vais parler d’un sujet qui me tient à cœur : l’errance thérapeutique.
Pourquoi en parler?
Parce que cette errance entraîne un tas de souffrances et des pertes financières souvent considérables, avec un re**rd de prise en soins efficace.
Je vois trop souvent arriver en consultation des patients et des parents littéralement vidés, épuisés, désespérés. Ils ont écumé, durant des mois voire des années, une panoplie de thérapeutes divers pour, finalement, n’avoir aucune réponse concrète ni aucune amélioration durable.
On voit en effet fleurir des tas de thérapeutes affirmant avoir développé telle méthode ou même tel « don » qui apporterait soulagement voire guérison.
Je n’ai rien contre ces personnes, qui, pour la majorité, proposent ces séances en toute bonne foi, étant convaincues que cela fonctionne.
Cependant, en tant que professionnels de santé, nous avons la responsabilité et le devoir moral de proposer les meilleurs soins, et dans la mesure du possible, dont l’efficacité a été démontrée par des études valides.
Et à fortiori, s’abstenir de proposer des méthodes qui ont montré qu’elles ne fonctionnent pas ou qui relèvent de la croyance.
Evidemment, on peut tester telle ou telle méthode, en COMPLÉMENT de ce qui est prouvé comme efficace. Mais ces thérapies non éprouvées scientifiquement ne devraient JAMAIS se substituer aux traitements qui fonctionnent.
C’est le cas en médecine, c’est aussi le cas pour lois, paramédicaux. On propose d’abord ce qui marche. C’est une question de bon sens 😅
Qu’on croie dans des boulettes de sucre ayant la mémoire de l’eau 🙈😜, dans le pouvoir des pierres et du magnétisme, dans les huiles essentielles ou en d’autres méthodes comme Tomatis, que je pensais enterrée vu les résultats des études en la matière mais qui semble revenir, peu importe. Ces croyances ne doivent jamais remplacer la démarche scientifique qui doit être la nôtre en tant que paramédicaux.
En résumé : en tant que soignants, on propose D’ABORD ce qui a montré son efficacité.