15/03/2026
🌿 Ménopause et santé mentale : ce que montre une grande étude publiée en 2026
La ménopause est une transition majeure dans la vie des femmes.
Elle n’est pas une maladie, mais un passage physiologique profond qui concerne le cerveau, le métabolisme et l’équilibre hormonal.
Une étude publiée en janvier 2026 dans la r***e Psychological Medicine, basée sur les données de plus de 120 000 femmes issues de la UK Biobank, apporte des éléments intéressants sur les liens entre ménopause, santé mentale et fonctionnement cérébral.
📚 Référence
Zühlsdorff et al., Emotional and cognitive effects of menopause and hormone replacement therapy, Psychological Medicine, 2026.
Les résultats montrent que les femmes ménopausées présentent plus fréquemment :
• des symptômes anxieux 😟
• des symptômes dépressifs
• des troubles du sommeil 😴
• des difficultés cognitives, notamment de mémoire et de concentration 🧠
L’étude ne s’est pas limitée aux questionnaires psychologiques. Les chercheurs ont également analysé des IRM cérébrales.
Ils observent alors une diminution du volume de matière grise dans certaines régions du cerveau, en particulier :
• l’hippocampe, impliqué dans la mémoire 🧠
• le cortex entorhinal, important dans les processus de mémorisation
• le cortex cingulaire antérieur, qui participe à la régulation émotionnelle.
Ces régions sont connues pour être fortement sensibles aux variations hormonales, en particulier aux œstrogènes.
Autrement dit, la transition ménopausique ne se limite pas à l’arrêt des cycles : elle correspond aussi à une réorganisation neurobiologique réelle.
L’étude a également examiné les femmes utilisant un traitement hormonal substitutif (THS). Celui-ci ne semble pas empêcher totalement les modifications cérébrales observées, même si certains paramètres cognitifs, comme la vitesse de réaction, pourraient être légèrement améliorés.
Ce type de travaux confirme quelque chose que beaucoup de femmes ressentent :
la ménopause est une période de transformation biologique importante, qui peut s’accompagner de changements dans l’humeur, l’énergie et la cognition.
Cela ne signifie pas que ces troubles sont inévitables, ni qu’ils doivent être banalisés.
De mon point de vue, cette transition mérite d’être accompagnée sérieusement.
Le mot “prévention” n’est d’ailleurs pas parfaitement adapté : on ne prévient pas la ménopause. Elle fait naturellement partie de la vie d’une femme.
En revanche, il est possible de préparer cette période, de soutenir l’organisme pendant la transition, et de continuer à accompagner l’équilibre hormonal et métabolique après.
Avant.
Pendant.
Et après.
Plusieurs axes peuvent jouer un rôle dans cet accompagnement :
• l’équilibre alimentaire 🍽️, avec des apports protéiques suffisants, des oméga-3 et une glycémie stable
• la santé du microbiote 🦠, qui influence directement l’axe intestin-cerveau
• la qualité du sommeil 😴, souvent perturbée à cette période
• l’activité musculaire 💪, qui soutient le métabolisme et réduit l’inflammation
• les micronutriments 🧪 impliqués dans la synthèse des neurotransmetteurs.
Un point mérite aussi d’être surveillé : la thyroïde.
Autour de la ménopause, certaines femmes présentent une augmentation de la TSH ou une hypothyroïdie fruste. Les symptômes peuvent alors se superposer avec ceux attribués à la ménopause : fatigue, baisse d’humeur, ralentissement cognitif.
D’où l’intérêt d’avoir une vision globale.
La ménopause n’est pas seulement la fin de la fertilité.
C’est une transition physiologique profonde, qui mérite d’être comprise et accompagnée.
La science commence seulement à documenter ce que beaucoup de femmes observent depuis longtemps :
le cerveau, les hormones, l’alimentation et le mode de vie sont intimement liés.
Communiquer, partager, anticiper (il ne faut attendre que la ménopause soit déclarée pour l’accompagner!) et ouvrir l’espace de parole permet aussi d’appréhender cette période qui nous concerne TOUTES.
Clara Materne